Alexis HK – Le Dernier Présent – son dernier album

Alexis HK Le Dernier Présent
Alexis HK Le Dernier Présent

Qui connait Alexis HK saura reconnaître son style inimitable dans ce dernier et quatrième album livré hier lundi 17 septembre 2012 dans les bacs des meilleurs disquaires (mais aussi sur le Net bien entendu).

Oui mais avant de parler du Dernier Présent, j’ai bien envie de vous rafraîchir les zoreilles avec ça, deux petites perles de son 3ème album :

Alexis HK – La Maison des Ronchonchons

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ou encore

Alexis HK « Les affranchis » – Acoustic

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10 nouveaux titres qui font la nique aux Mayas, qui parlent d’avenir, d’enfants, de poésie, de politique et de la fin des temps qui n’est pas prêt d’arriver. D’espérance en somme ! Sur le dernier présent, Alexis HK déclare Chaque instant comme dernier présent/Quand je sens la peur/De l’heure de s’enfuir. Une urgence à vivre.

Alexis HK : Le Dernier Présent

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Son phrasé saccadé, ses mots choisis avec soin, sans compassion, comme dans Fils de n’épargnent ni ses propres souvenirs ni ceux des voisins de droite, de gauche, du centre…

Le titre César est à l’image de tout l’album. Alexis HK a voulu « …quelque chose de direct, d’émouvant. Dans la petite révolution que j’ai effectuée sur moi-même, j’ai décidé de dire des choses plus simples, plus à découvert, mais sans entrer dans l’emphase. » C’est réussi ! Là-bas dans ses vignes Alexis n’a conservé que ce qui lui semblait essentiel : les amis, les souvenirs, la joie de vivre… On pourrait dire qu’il s’est un peu débarrassé des anecdotes qui le caractérisaient jusqu’à présent. Dommage nous étions un certain public à aimer ses histoires romanesques et impossibles, son imagination débordante voire extravagante (toujours présente mais plus discrète) Sagesse quand tu nous tiens.

Alexis  HK déclare quand même « Ça fait du bien de temps en temps de mettre les pieds dans le plat, notamment dans On peut apprendre. Mais il ne s’agit pas d’un discours en douze minutes. Ce sont des propos de passage, tranchés et rapides. Ça reste naïf, ce n’est pas un propos de politique mais un propos de ménestrel. »

Le ménestrel a retrouvé Matthieu Ballet, qui avait déjà produit l’album Les Affranchis en 2009. Travail nomade, chez l’un ou l’autre, ou à la rencontre des musiciens invités, comme BabX au piano ou Pierre Sangra, guitariste de Thomas Fersen qui rejoindra le groupe d’Alexis HK pour la tournée de cet automne.

Les arrangements sont directs, limpides, discrètement audacieux et expressionnistes – des pianos flegmatiques, des banjos débayoutisés, des guitares au détachement savoureux que Ian Caple a cajolés au mixage. Ainsi, les chansons sont denses, digestes, vives, ne s’appesantissent pas en digressions et en mises en scène. On pourrait cependant regretter un timbre un peu monotone, alors qu’on connait Alexis HK sur des registres parfois plus colorés. Surement le résultat d’une volonté radicale d’épurer les artifices qui l’encombraient.

Alexis HK se délecte d’enregistrer aujourd’hui « en toute liberté et toute indépendance ». Il reconnait volontiers n’avoir ni méthode ni planning pour écrire ses chansons, que « Je reviendrai a dû être écrit en neuf minutes et Fils de en plusieurs années. » Alexis HK n’a plus de crainte à s’aventurer dans ces lieux-là : « Quand on y entre, on sait qu’on va trouver du propos et de la matière. J’avais envie de cette mélancolie positive, envie de décrire la période curieuse que l’on vit : la crise est au-dessus de nos têtes et nous angoisse, mais on réussit à se créer des structures affectives fortes, on passe de beaux moments avec des gens qu’on aime… »

Et comment ne pas sentir chez lui le bonheur du partage, la jubilation à tourner les chansons pour qu’elles nous touchent avec autant de douceur hilare que d’exigence éthique ? Alors on ne doit pas prendre Ignoble noble, l’une de mes préférées, chantée avec ses complices de la tournée « Seuls à trois », Renan Luce et Benoît Dorémus. Sous le rire, on y perçoit un regard très aigu sur notre époque. Et l’on sent bien que cette colère contre la violence sociale et cette tendresse pour les destins ébréchés est la vérité d’Alexis HK. « J’ai appris à être en conformité avec ce que je suis quand j’écris des chansons. Pas de mystification, pas d’entourloupe. » Aujourd’hui, c’est rare…

En somme, Le Dernier Présent ne vole pas son titre, c’est un bel album, juste et homogène, poétique et tendre.

Et pourtant l’on aimerait qu’Alexis HK ose, prenne plus de risques, ne se cache pas derrière son intelligence. Que sa voix que l’on sait si juste perce plus haut, plus généreusement.

Plus d’infos, les tournées, l’écoute : http://www.alexishk.com/

Sources pour cet article : « Le Dernier présent » (La  Familia / L’autre Distribution)

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Carol

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