BO de « Apocalypto » de James Horner : welcome to the jungle !

Le problème avec Mel Gibson est à peu près le même qu’avec Dieudonné : on ne peut pas prononcé son nom sans déclencher des réactions épidermiques aux arguments éculés et hors sujets. Car oui, depuis ses déclarations chocs et ses frasques diverses, l’ancienne star est devenu un paria. Ainsi, après le carton mondial de « La passion du Christ« , produit et réalisé tout seul par un Gibson tournant le dos aux studios, Mad Mel avait toute latitude pour faire un film d’aventures puissant, bluffant, unique et à la mise en scène viscérale : « Apocalypto« . Et retrouver 13 ans après le compositeur James Horner, qui signe là son meilleur ouvrage de la décennie.

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S’ouvrant par la piste « From the forest… » qui restitue bien l’ambiance du début, à savoir cette forêt tranquille, aux sons apaisant et à la beauté virginale à couper le souffle avant d’enchaîner avec la traque du tapir, plus martiale et pétaradante. Horner y démontre ses qualités rythmiques et signe une orchestration millimétrée.

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Par la suite, le film allant crescendo, il aura l’occasion de donner la pleine mesure de son talent, associant parfois des chants mystiques avant de donner dans les percussions cinglantes. Et comme les images du film sont très iconiques et puissantes, il s’en donnera à coeur joie notamment avec « The game and escape« , séquence qui ouvre la partie « chasse à l’homme » du film. On décollera une ultime fois avec la sublime « Civilizations brought by sea » avant de retourner « To the forest« . La boucle est bouclée.

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Au final, Horner réussit un savant dosage entre la partition de « Mission » de Morricone, dont il reprend quelques mélodies à 2 notes près ainsi que l’instrumentation (toujours son défaut de la redite d’une certaine facilité) mais aussi renoue avec sa fibre guerrière type « Aliens« . Un excellent album, bien rythmé et aux ambiances différentes d’une piste à l’autre, qui illustre à la perfection un film à (re)découvrir absolument.

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