BO’s des Disney de mon enfance. Part 2 : La Belle et la Bête.

La sortie de « La petite sirène » étant un triomphe, le studio est désormais relancé d’un point de vue artistique et financier. Le second duo créatif à l’oeuvre sera donc Kirk Wise et Gary Trousdale, qui arrivent sur un projet déjà bien avancé, l’adaptation d’un autre conte européen : « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Au départ assez noire, l’adaptation retrouve des couleurs avec l’arrivée sur le projet du duo gagnant Alan MenkenHoward Ashman, le compositeur et le parolier déjà à l’oeuvre sur le film précédent. Tout est prêt pour concocter un film qui marquera le petit monde de l’animation et qui replacera définitivement le studio sur le devant de la scène.

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L’intro est une nouvelle fois pleine de magie avec cette petite mélodie délicate qui évoque le vol d’un papillon qui se pose sur une feuille encore toute humide de la rosée du matin. Le texte résume ce qui s’est passé et présente les enjeux du film. Vient ensuite l’incontournable chanson qui nous présente le personnage et le milieu où il évolue. Belle est une fille plongée dans des livres qui habite un village où sa différence est assez mal perçue (pour marquer cette différence, elle est le seul personnage à arboré la couleur bleu). Gaston rêve de se marier avec elle tandis qu’elle le méprise. Les chansons sont mieux réparties tout au long du film mais aussi un peu moins réussie que dans le précédent. Enfin, toute sauf une.

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Oui, car « C’est la fête » demeure par contre un petit bijou du genre. En VO, Lumière a l’accent français afin de rendre hommage toujours très populaire de ce côté de l’Atlantique tandis que Menken y déploie force cuivres et ses notes renouent avec les meilleurs musicals des 50’s. La séquence est de plus assez brillante d’un point de vue cinématographique et fait montre de tout le brio des animateurs Disney qui lâchent comme rarement. Au départ, la chanson était prévue pour le personnage de Maurice (le père de Belle) mais l’animateur Bruce Woodside trouvait ça plus pertinent qu’une telle chanson soit attribuée au personnage principal. La mélodie de départ de la chanson était juste une ligne de travail donné par Menken à Ashman en attendant de trouver mieux. Une fois les paroles écrites, Menken trouva que la musique était très bien et conserva la partition originale.

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La musique est içi plus sombre, laissant une plus grande place aux cuivres ainsi qu’aux percussions et déploie toute la palette d’un orchestre symphonique (on entend ainsi fréquemment des flûtes ou des harpes en plus des habituels violons) sans oublier une plus grande importance donnée aux choeurs. La musique est souvent un accompagnement de la séquence mais dans les dessins animés, elle sert aussi à exprimer les émotions muettes d’un personnage. Cela peut sembler très simple sauf qu’il faut une symbiose totale entre le développement du scénario, l’écriture de la musique et l’animation. En habitué du genre, Menken s’en sort très bien et rend le tout assez facile et accessible.

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Une nouvelle fois, les Oscars feront un triomphe au film (6 nominations), qui sera le 1er film d’animation à être nommé pour l’Oscar du meilleur film (depuis, « Là-haut » et « Toy story 3 » ont eu cet honneur mais dans des sélections plus larges), le film sera battu par « Le silence des agneaux » qui rafla cette année-là les 5 Oscars majeurs. Au niveau de la musique, le duo MenkenAshman réalise le doublé avec l’Oscar de la meilleure musique et celui de la meilleure chanson avec « La belle et la bête » (les chansons « Belle » et « C’est la fête » étaient aussi nommées). Howard Ashman était hélas décédé à ce moment-là (le film lui est d’ailleurs dédié) il ne pût assisté au triomphe de cette oeuvre à laquelle il contribua largement. Autre nouveauté, la chanson « La Belle et la Bête » est la première chanson Disney à bénéficier d’une version pop, cette version étant alors celle qui sera toujours récompensée aux Oscars par la suite (afin d’assurer une meilleure promo radio sans doute), celà se faisant donc au détriment de la qualité même de la chanson et tournant plus au business grand format. Le début de la fin pour cet âge d’or qui, en attendant, est loin de prendre fin.

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A suivre…

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