La BO de « Ghost Dog » by The RZA : le melting pot hip-hop qui dépote !

Jim Jarmusch aime bien confié la BO de ses films à des compositeurs qui ne sont pas issus du milieu du cinéma : le jazzman John Lurie, le rocker Neil Young et donc, pour le film « Ghost Dog », l’un des leaders du Wu-Tang Clan, The RZA. Ce dernier a l’habitude de mêler les ambiances sonores orientales avec le hip-hop et il apparaît comme le choix idéal pour ce film où un tueur de la Mafia afro-américain travaille en adéquation avec le bushido, le code d’honneur des samouraïs.

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La présentation qui suit se concentre sur la version japonaise de la BO, qui se concentre plus sur la partie instrumentale du film, contrairement à la version US qui contient plus de chansons, la plupart inspiré du film. L’album s’ouvre donc sur une instru qui constitue le thème principal du film. Les influences orientales se font clairement sentir, mêlé à une basse sourde ce qui donne un beat intrigant. La piste suivante décolle au niveau du rythme et impose son style hip-hop. Entraînant et entêtant. La 4ème piste impose un autre style, combinant les sonorités orientales et un rythme élevé pour un résultat vraiment bluffant et mortel (ce son correspond à la séquence d’entraînement du héros).Il va ainsi multiplier les beats, aux tempos tantôt rapides, tantôt plus mesurés, collant ainsi parfaitement au rythme du film, alternant séquences d’action et scènes plus contemplatives dans lesquelles  le héros parcourt la ville avec le lecteur radio au volume sonore bloqué sur 21.

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Mais sur cet album, il y aussi les membres du Wu-Tang qui s’illustrent, invités sur 3 titres : « Fast shadow » version I et II puis « Wu-World order », qui clôture l’album. L’alchimie fonctionne là encore à la perfection et donne lieu à des titres savoureux. The RZA s’offre quand à lui son petit morceau perso avec « Samouraï showdown » qui reprend l’instru de la piste 2. Il mêle aussi dans quelques titres des influences funky et jazzy qui donne à l’album une coloration très particulière, en totale adéquation avec l’esprit du film. En résulte ainsi une BO parcouru de morceaux de bravoure, de solos mortels et de collaboration amusantes. Un must du genre qui peut s’écouter sans fin.

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2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Ah je savais que ce sujet te ferait plaisir. Dès que je l’ai vu dans le rayon, j’ai eu le déclic. Merci pour tes remerciements 😉

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