« So much trouble » d’Izia : la french rockeuse is back !

Son 1er album avait cartonné aussi bien auprès du public, de la critique et de la profession qui avait adoubé la fille de Jacques Higelin aux Victoires de la Musique. Intelligemment, au lieu d’enchaîner direct avec un 2ème album pour éviter qu’on l’oublie, elle a pris son temps pour digérer ce succès fulgurant et elle est revenue avec une nouvelle galette, fruit d’un long et dur labeur. La qualité de l’ensemble valide cette stratégie.

Izia en concert.

Ça frappe fort d’entrée avec « Baby » et son riff très speed avant que la voix grave d’Izia entre en jeu au bout de 45″. La guitare gronde tandis que la jeune chanteuse crie dans son micro sans que cela soit insupportable. Maîtrisée, enveloppée, entourée d’une orchestration qui s’autorise quelques distorsions, on est face à du rock pur et dur, rare dans la paysage sonore français et qui tient la route (grâce aux textes en anglais je pense). Morceau très musical et taillé pour la scène. Place ensuite au single « So much trouble » avec un couplet d’intro au rythme trépidant tandis que la guitare et la basse accompagnent doucement la montée en puissance avant l’explosion du pont. Izia prend son pied et nous entraîne avec elle dans ce tourbillon. Avec « Your love is a gift« , elle calme le jeu et signe une petite ballade avec un riff traînant et qui rappelle certains standards US dans sa forme. Plus taillé pour les radios mais d’excellente facture. Mais avec « I can dance« , elle reprend sa marche en avant et nous entraîne à nouveau sur les pentes du rock dur. La voix est toujours aussi agréable et la production épate par son sérieux et sa profondeur. Ensuite, avec « On the top of the world« , elle retrouve une certaine rythmique des 70’s pour un morceau là encore très agréable. Question : la suite du disque est-elle du même tonneau ?

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« Penicilline » est un morceau de bravoure de presque 7′ dans lequel Izia va mettre le meilleur de l’album entier dans un seul morceau : voix magnifique, textes ciselés, mélodies parfaite et orchestration d’orfèvre. « Twenty times a day » apparaît aussi comme un titre calibré pour les ondes mais il est tellement bon que l’on passe là dessus et que l’on en savoure chaque seconde. Là encore, ça rappelle fortement certains titres du rock US du début des années 2000 et l’enthousiasme qu’il génère relance l’auditeur pour la suite de l’album. Dans « That night« , elle pose sa voix avec délicatesse dans la 1ère partie avant de la faire monter petit à petit au cours d’un morceau qui sonne un peu blues. « She » est un morceau là encore hyper entraînant nanti d’un riff démentiel et d’un final de fou furieux qui vous donne envie de vous lever et de danser pendant des heures. On clôture avec « I hate you » dans lequel Izia laisse exploser sa voix et les instruments se lâchent eux aussi pour un morceau foutraque mais jouissif.

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Il en résulte au final un disque rock bien punchy, parcouru de morceaux fun et électriques, qui font vibrer un auditeur ravi de constater que la jeune chanteuse ne s’est pas perdu dans des compositions hâtives et calibrées mais qu’elle a accompli un boulot propre, net, de très grande qualité à beaucoup de niveaux et jamais prétentieux. En espérant que ça dure encore un bout de temps.

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5 commentaires Ajoutez les votres
  1. Izia, c’est un gros coup de fouet bon pour le cerveau ! Le premier album était trash et bruyant (mais dans le bon sens) et celui-là est plus posé mais tout aussi créatif, on sent l’expérience qui a grandie derrière les grosses guitares^^
    J’aime beaucoup, à recommander d’urgence, même de bon matin !

  2. Ah ça fait plaisir de voir un commentaire positif sur le nouvel album d’Izia, beaucoup pour l’instant lui reprochant son coté commercial. Mais du bon gros rock aussi burné et tonitruant, je trouve que ça manquait vraiment ces dernières années, surtout en France.

    Mais la barre est haute pour la suite et en même temps, cette jeune fille m’a l’air posée, intelligente et judicieuse dans ces choix alors…

  3. Tout à fait d’accord avec toi, en plus de trouver une vraie identité au milieu de multiples influences, elle soigne ses instrus et ça donne une production hyper soignée. Du très, très bon travail.

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