Story of The Who. Part 3

Le déclin du groupe commence donc peu après la sortie de « Quadrophenia« . Townshend est frustré et se venge sur la matériel (en coulisses) et la tournée se poursuit mais l’album dans sa totalité ne sera jamais joué après ça. L’autre souçi, c’est Keith Moon. Quand en 1973, on lui propose de prendre une nouvelle drogue en vogue, ce frappadingue prend une double dose (par pur fanfaronnade) et s’écroule au milieu du concert. Townshend n’appréciera que modérément et les 2 jours que la batteur passera immobile et muet seront un enfer à cause des sarcasmes du guitariste. Le groupe sort « The Who by numbers« , un album qui reprend toutes les vieilles ficelles du groupe (les synthés sont de plus en plus présents) et seuls quelques titres nous rappellent les standards passés. Le public suit toujours mais la critique un peu moins. Les concerts sont moins fréquents car le groupe travaille sur l’adaptation cinéma de « Tommy » mais le groupe garde une grosse cote d’amour.

Image de prévisualisation YouTubeEn 1978 sort « Who are you » et le constat est le même que sur le disque précédent : des synthés, du rock endiablé, du génie par intermittence (comme « New song » ou l’énorme « Who are you » plus quelques morceaux sympas) mais globalement peu emballant. Cet album est le dernier avec Keith Moon aux baguettes puisqu’il décède 1 mois après la sortie du disque. Mais, show must go on, et le groupe entame une nouvelle tournée. Hélas, le sort s’acharne et lors d’un concert à Cincinnatti, 11 personnes décèdent lors d’une bousculade. Roger Daltrey est dévasté et la flamme s’éteint peu à peu au sein du groupe. « Face dances » sort en 1981 et confirme le virage pop pris par le groupe, surtout que l’absence de Moon se fait cruellement entendre. La fin est proche.

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1982, année charnière. « It’s hard » est le 10 album studio du groupe, le dernier avec John Enstwistle. Rien de bien neuf au niveau musical et le baroud d’honneur du groupe ressemble un peu à un best of, la gniac en moins. Townshend préfère en rester là et annonce la dissolution du groupe après une tournée d’adieu qui se jouera à guichets fermés. Une page se tourne.

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Bien sûr, il y aura bien des reformations ponctuelles (comme pour le Live Aid en 1985) mais le retour ne se fera jamais. En 2002, John Entwistle est retrouvé mort dans une chambre d’hotel de Las Vegas peu avant le début d’une tournée commune. Le groupe sortira un nouvel album en 2006 : « Endless wire« . Daltrey et Townshend sont les derniers membres permanents du groupe qui fait appel à des bassistes et des batteurs pour les concerts (Pino Palladino, Damon Minchella, Steve White, …). La voix de Daltrey est plus grave et Townshend moins physique sur scène mais la puissance de l’un et la virtuosité de l’autre se sont bonifiées et ces dinosaures ont encore de beaux restes à faire pâlir de jalousie de nombreux groupes contemporains. Suprême honneur, en 2010, ils ont assuré le show de la mi-temps au Super Bowl. Un honneur réservé aux plus grands, ce qu’ils méritent amplement vu l’empreinte qu’ils ont laissé.

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to be continued…

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