BO de « Moulin Rouge » : le 1er musical du XXIème siècle.

Pour ma dernière chronique avec blog-zik, j’ai choisit de finir par un feu d’artifice avec le dernier volet de la trilogie du rideau rouge de l’australien Baz Luhrmann, « Moulin Rouge » était une oeuvre ambitieuse et folle, démesurée donc risquée, baroque et se voulant comme le musical ultime. Casting de poids, budget costumes et décors conséquents et donc une BO de folie, qui convoque Craig Armstrong, Madonna, Christina Aguilera, David Bowie, Marilyn Monroe, Police et j’en passe dans un feu d’artifice de couleurs, de sons et de fureur.

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« The bomb shelter sessions » de Vintage Trouble : la nostalgie éternelle.

En ces temps de « C’était mieux avant », il n’est pas étonnant de voir pulluler un maximum de groupes (bien aidé par un marché de la musique, et des arts en général, en pleine explosion) qui recyclent des tics et/ou des sons anciens, qui reviennent aux bases de ce qui les faisaient rêver plus jeunes et qui, une fois leur groupe formé, s’ingénient à le refaire, avec un son plus moderne. Ainsi, après la vague de groupe commençant par « The », la nouvelle mode est au vintage. Et en l’occurrence içi, ça vaut le détour.

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BO de « Sucker Punch » : la reprise comme credo.

Ah ça, on peut dire que Zack Snyder est un réalisateur qui divise. Accusé de n’être qu’un simple faiseur, assez doué, et d’enchaîner les adaptations d’œuvres reconnues en les dépouillant de leur moëlle (ce qui n’est pas tout à fait faux), le bougre draine aussi une solide communauté de fans. Il pensait bien, avec « Sucker Punch » et son scénario original, s’affirmer comme un auteur. Si le film n’est pas raté et constitue un moment assez fun, il confirme aussi les limites de son auteur. Mais dans son délire, il avait décidé d’accorder une importance particulière à la musique, manière de contrôler de bout en bout son oeuvre. Sa BO est en grande partie composée de reprises ré-arrangées par son complice Tyler Bates (un compositeur assez médiocre au style bourrin) et Marius De Vries (compositeur de « Moulin Rouge », référence assumée de Snyder). Un duo qui s’en sort pas mal dans cet exercice casse gueule.

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BO de « Good morning England » : l’époque bénie du rock.

Sortit en 2009, le 2ème film du surdoué Richard Curtis narrait l’histoire de l’une des nombreuses radios pirates qui émettaient au Royaume-Uni au milieu des années 60, en réponse à l’interdiction par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté de diffuser du rock (ou alors limité à 45 minutes par jour sur la BBC). Ce qui était fort dommage car le genre explosait et un paquet de groupes se lançaient dans cet univers en friche, à grands coups de riffs ravageurs et de refrains ultimes. Et la BO est une magnifique compilation de cette époque très riche d’un point de vue créatif.

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BO de « Apocalypto » de James Horner : welcome to the jungle !

Le problème avec Mel Gibson est à peu près le même qu’avec Dieudonné : on ne peut pas prononcé son nom sans déclencher des réactions épidermiques aux arguments éculés et hors sujets. Car oui, depuis ses déclarations chocs et ses frasques diverses, l’ancienne star est devenu un paria. Ainsi, après le carton mondial de « La passion du Christ », produit et réalisé tout seul par un Gibson tournant le dos aux studios, Mad Mel avait toute latitude pour faire un film d’aventures puissant, bluffant, unique et à la mise en scène viscérale : « Apocalypto ». Et retrouver 13 ans après le compositeur James Horner, qui signe là son meilleur ouvrage de la décennie.

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« Songs for the deaf » de Queens of the stone age : le concept du chef d’oeuvre.

Le groupe Queens of the stone age est issu de la séparation du groupe Kyuss et le chanteur Josh Homme en était le leader et il souhaitait malgré tout continuer dans sa voie. Après 2 albums appréciés de la critique mais un peu passé inaperçu, l’heure est venue de connaître la consécration. Le groupe a largement soldé son passif avec Kyuss et a déjà trouvé son courant musical. Le disque est un album-concept qui proposera entre les chansons des intermèdes du style des radios US de Californie, injectant ainsi une bonne dose d’humour. le titre : « Songs for the deaf », chansons pour les sourds. Une bonne excuse pour monter le volume.

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« Sunshine » par John Murphy : la meilleure BO du genre depuis « 2001 ».

Le film de Danny Boyle, sortit en 2007, était d’ailleurs souvent comparé au chef d’oeuvre métaphysique de Stanley Kubrick. La nature de ses thèmes l’en rapproche énormément (ainsi qu’une approche scientifique très réaliste) mais la principale différence réside dans le traitement visuel, Boyle ne renonçant jamais complètement à ses tics de technicien hyper doué et un amour sincère pour le cinéma de genre (le survival notamment içi à l’oeuvre). Pour la musique, il en va de même. A l’élégance des valses autrichiennes, place aux sonorités éléctro de l’anglais John Murphy. Sans oublier les violons quand même.

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BO de « Requiem for a dream » de Clint Mansell : le son (trop cool) de la dépression

Il aura suffit d’un seul film pour lancer la carrière de Clint Mansell, musicien et chanteur anglais qui démarra dans le cinéma après la séparation de son groupe Pop will eat itself. Déjà à l’oeuvre sur la BO de « Pi », le 1er film de Darren Aronofsky, il collabore à son 2ème film, qui n’aura guère plus de succès en salles que le précédent qui atteindra un statut d’oeuvre culte auprès des jeunes de l’an 2000 : « Requiem for a dream ». Acclamé par la critique, le film doit une grande part de sa réussite formelle à sa BO, véritable petit bijou à la mélodie entêtante et qui deviendra un standard très vite récupéré par la TV et les trailers de cinéma et de jeux vidéo.

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« To lose my life » de White Lies : sous l’influence de Muse.

Ce n’est pas une critique mais plutôt un constat. Il est indéniable que le trio du Devon (Muse) a fortement influencé la scène rock internationale et forcément dans son propre pays. Le trio londonien White Lies est composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. On retrouve les influences dans l’utilisation d’instruments classiques (violons, piano) pour un rendu spectaculaire, puissant et sensoriel, loin de la perfection mélodique de leurs aînés certes mais dans un style différent. Leur 1er album, « To lose my life », est une nouvelle démonstration de la grande diversité et de la grande qualité de la scène rock anglaise et s’impose comme un groupe à suivre.

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BO de « Là-haut » de Michael Giacchino : la magie de la mélodie.

Plus connu pour ses collaborations avec J.J Abrams (« M:I III », « Star Trek », « Super 8 » au cinéma, les séries « Alias », « Lost » et « Fringe »), Michael Giacchino collabore régulièrement avec le studio Pixar puisqu’il a déjà signé 2 BO pour eux (« Les Indéstructibles » et « Ratatouille », tout deux signé Brad Bird) avant d’être engagé pour celle de « Là-haut », le nouveau projet un peu fou du studio. Oui, car ce projet a pour pitch les aventures exotiques d’un veuf retraité de 78 ans. Ce qui aurait suscité une indifférence polie dans n’importe quel studio se voit crédité içi d’un budget de 200 millions de $. Encore faut-il savoir émerveillé le spectateur tout en lui donnant une bonne dose d’émotions diverses. Le studio livrera içi son meilleur film, un chef d’oeuvre ultime alliant perfection technique, ingéniosité du scénario et décharges d’émotions pures.

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