« Knockin’ on Heaven’s door » : Dylan chez Peckinpah.

Tweet Bob Dylan a récemment reçu le Prix Nobel de littérature. Récompense en forme d’hommage pour un artiste souvent loué pour la qualité de ses textes, symbole de récompenses qui se peopolise pour les autres (comme le prix Nobel de la Paix pour Obama quelques mois après son élection), cette distinction a suscitée moult débats,…

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Ennio Morricone mais sans western dedans !

Véritable institution dans le domaine de la BO, l’italien Ennio Morricone s’est fait connaître en donnant une nouvelle sonorité au western grâce aux films de Sergio Leone. Si ces différentes compositions sont admirables, révolutionnaires, sublimes et anthologiques, il est dommage de réduire un artiste aussi important et prolifique à quelques partitions. Oui, car le vénérable Morricone a composé plus de 500 partitions (!!) en plus de 60 ans de carrière (cinéma mais aussi TV, courts, docus), empilé les récompenses (près de 50) et vendus plus de 70 millions d’albums dans le monde. Une légende on vous dit.

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« Raw power » de The Stooges : le hurlement de l’Iguane.

Après 2 albums et et des tournées mythiques, le groupe The Stooges était en pleine déliquescence à cause des multiples abus de ses membres. Virés par leur maison de disques, le combo était donné pour mort. Iggy Pop rencontra David Bowie (aka Ziggy Stardust à l’époque) en 1971 et ce dernier l’emmena, lui et le guitariste James Williamson à Londres pour trouver de nouveaux musiciens. Déçu par les multiples candidats, Pop décida de rappeler les frères Asheton : Ron glissa à la basse quand Scott retrouva ses baguettes. A 4, sous la surveillance de Bowie, le groupe se relance et change de nom : Iggy & The Stooges. Le nom change mais le son évolue. Vers quelque chose de plus brutal. Vraiment brutal.

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BO de « Les seigneurs de Dogtown » : l’époque bénie du rock.

Le film « Les seigneurs de Dogtown » de Catherine Hardwicke, sortit en 2005, retrace l’odyssée des Z-Boys, surfers californiens (pléonasme) qui ont révolutionné la pratique du skate-board (ils en faisaient comme on fait du surf en fait). Produit par David Fincher (qui, à la base, devait le réaliser), le film est un biopic intéressant qui dresse le portrait d’une génération dorée mais qui s’est perdue dans les méandres d’un système qui broie ses idoles et qui exploite tout ce qui marche auprès de la jeunesse, quitte à n’y rien comprendre. Pour la BO, la réalisatrice texane choisit du rock 70’s d’époque (encore heureux que les Z-Boys n’aient pas officiés au milieu des 80’s sinon…). Et c’est du lourd !

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Story of The Who. Part 4

L’héritage du groupe est en effet colossal. Quand ils débutent, ils s’inspirent du rythm and blues américain (avec quelques sonorités jazzy) et durcissent le son du rock. Ils seront récupérés par les mods mais le groupe s’éloignera presque aussitôt du mouvement. On retrouve The Who dans l’ADN du punk, du hard metal et du rock des 70’s et de nombreux groupes (Deep Purple, Pink Floyd, AC/DC, Metallica, Led Zeppelin, The Stooges, Queen, Europe et j’en passe) en sont les descendants directs. Leur jeu scénique d’abord a révolutionné les codes en vigueur et de nombreux mouvements, styles vestimentaires, rituels ou excès sont depuis devenus une partie intégrante du genre. Ensuite, il y a la diversité musicale qui cloue sur place bon nombre de contemporains du groupe mais aussi de groupes actuels.

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Story of The Who. Part 3

Le déclin du groupe commence donc peu après la sortie de « Quadrophenia ». Townshend est frustré et se venge sur la matériel (en coulisses) et la tournée se poursuit mais l’album dans sa totalité ne sera jamais joué après ça. L’autre souçi, c’est Keith Moon. Quand en 1973, on lui propose de prendre une nouvelle drogue en vogue, ce frappadingue prend une double dose (par pur fanfaronnade) et s’écroule au milieu du concert. Townshend n’appréciera que modérément et les 2 jours que la batteur passera immobile et muet seront un enfer à cause des sarcasmes du guitariste. Le groupe sort « The Who by numbers », un album qui reprend toutes les vieilles ficelles du groupe (les synthés sont de plus en plus présents) et seuls quelques titres nous rappellent les standards passés. Le public suit toujours mais la critique un peu moins. Les concerts sont moins fréquents car le groupe travaille sur l’adaptation cinéma de « Tommy » mais le groupe garde une grosse cote d’amour.

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Story of The Who. Part 2

La scène, c’est le lieu d’expression dans lequel le groupe se révèle le plus car le rock est avant tout vivant. Là où les autres groupes sont plus destroy en coulisses que sur scène, The Who fait les 2. En Angleterre, leur réputation n’est plus à faire, surtout dans un pays réputé pour ses règles de bienséances (ce qui contre-balance, et explique sans doute aussi, les nombreux artistes contestataires que le Royaume a engendré). Parmi les nombreuses prestations scéniques, on pourra retenir celle de Monterrey et le fameux duel de guitaristes entre Pete Townshend et Jimi Hendrix, qui est avant tout une histoire d’égo : le sort décida du groupe qui devait passer en 1er et il désigna le quatuor londonnien. Hendrix lança alors à Townshend « Je vais tout envoyer ». alors l’anglais décida que lui aussi, il allait donner le maximum. Une nouvelle preuve de l’arrogance et du fort caractère britannique. Ils furent aussi de la partie à Woodstock et rassemblèrent (avec Miles Davis, Hendrix et d’autres) 600 000 personnes sur l’île de Wight en 1969 et 1970.

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« Locomotive breath » de Jethro Tull : flûte traversière et rock, ben ça l’fait !

Pendant les soirées de réveillons, on entend de bien drôles de trucs et parfois, malgré les vapeurs éthérées, un son, venant des enceintes d’une chaîne fatiguée de tourner depuis des heures, vous parvient malgré le bruit de 12 coups de minuit. Et là, tout de suite, vous vous dites : « Putain, c’est quoi cette chanson ? J’adore ». Et votre corps se déhanche frénétiquement sur cette chanson que vous ne connaissiez pas 18 secondes avant. Place à la folie de Jethro Tull.

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Just Kids de Patti SMITH

Tweet Ici pas question d’un CD, mais d’un très beau livre. Just Kids relate la relation entre Patti Smith et Robert Mapplethorpe fin des années 60 et début 70. Un couple mythique rock Roll mais pas que. Et c’est justement là que tout prend du sens. Patti arrive à New-York en 1967, et la première personne qu’elle…

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