Du bon usage des Beastie Boys en 2016

Tweet Groupe cher au cœur de notre rédac’ chef, les Beastie Boys se sont hélas séparés en 2014 suite au décès de l’un de ses membres fondateurs, Adam Yauch aka MCA. Pour autant, la postérité ne s’arrête pas là et le cinéma est donc là pour assurer le passage de témoins entre les générations puisque deux…

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BO « Le 13ème guerrier » de Jerry Goldsmith : le son des Vikings

La BO d’un film à l’histoire aussi chaotique que « Le 13ème guerrier », qui a connu de nombreux remous lors de sa post-production, ne pouvait être qu’elle même chaotique. Alors que la guerre qui oppose Michael Crichton (auteur du livre à la base du film et producteur de l’adaptation) à John McTiernan fait rage, le 1er cité finit par avoir le dernier mot sur l’auteur de la BO. McTiernan voulait Graeme Revell, qui venait d’ailleurs de finir son score (que nous n’écouterons donc jamais, rejoignant ainsi de nombreuses autres BO perdues dans les tiroirs des éxécutifs d’Hollywood), Crichton veut engager Jerry Goldsmith car il affirme avoir besoin d’un thème principal puissant et reconnaissable. Et comme il est le producteur, il aura le dernier mot. Si je ne soutiens pas totalement le travail de Crichton sur le film, sur ce point là, je suis assez d’accord.

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« Braveheart » de James Horner : epic music !

Même si c’est mon 2ème billet sur une de ses BO, James Horner ne fait pas partie de mes préférés de la spécialité. Mélodies simplistes, fortes tendances à la répétition d’un film à l’autre, pas beaucoup de musiques révolutionnaires ou expérimentales mais une sacrée collection de récompenses quand même puisque ce dernier est souvent amené à travailler sur des films mainstream et en lice pour les Oscars et autres, nouvelle preuve de son côté consensuel. Mais il faut aussi être honnête et reconnaître que, tout au long de sa longue carrière (il a fait ses débuts en 1978 à 23 ans), il a quand même signée quelques BO de qualité, apportant une vraie plus value par ses notes (« Aliens », « Willow » et ce film là notamment).

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Ennio Morricone mais sans western dedans !

Véritable institution dans le domaine de la BO, l’italien Ennio Morricone s’est fait connaître en donnant une nouvelle sonorité au western grâce aux films de Sergio Leone. Si ces différentes compositions sont admirables, révolutionnaires, sublimes et anthologiques, il est dommage de réduire un artiste aussi important et prolifique à quelques partitions. Oui, car le vénérable Morricone a composé plus de 500 partitions (!!) en plus de 60 ans de carrière (cinéma mais aussi TV, courts, docus), empilé les récompenses (près de 50) et vendus plus de 70 millions d’albums dans le monde. Une légende on vous dit.

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« The fat of the land » by The Prodigy : le big big beat.

Genre fusionnant de multiples autres genres, essentiellement underground, le big beat est un courant anglais qui a engendré de nombreux groupes cultes dont The Prodigy. Après 2 albums très populaire en Angleterre et une réputation scénique qui va bien au-delà des frontières de la Perfide Albion, le groupe acquiert une reconnaissance mondiale et va marquer au fer rouge le genre et la décennie (avec The Chemical Brothers, l’autre poids lourd du genre) en 1997 avec « The fat of the land ».

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Hommage en musique au réalisateur Tony Scott.

Le 19 août dernier, le réalisateur Tony Scott se suicidait à l’âge de 69 ans, sans doute atteint d’une maladie grave. Peu apprécié des cinéphiles bobos qui ne voyait en lui qu’un simple faiseur d’images au style insupportable (bien que reconnaissable entre 1000 selon eux, ce qui en fait, de facto pour moi, un grand metteur en scène), ce cinéaste était cher à mon coeur et à celui de plusieurs cinéphages, à l’esprit plus ouvert, car il faut bien reconnaître que si ses films divisent, ils portent sa marque et certains sont de vrais bijoux du genre, des trésors de mise en scène et des champs d’expérimentation riche en trouvailles. Et puis il y a aussi quelques BO cultes dans le lot.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 4 : Le roi lion.

1994. Voilà désormais 8 ans que le studio Disney revit par la grâce de quelques réalisateurs de talent qui ont fait d’un studio au nom clinquant, mais sous respirateur artificiel, le mastodonte de l’animation mondiale. « Aladdin » avait passé la barre des 200 millions de $ au BO US, « La belle et la bête » avait décroché une nomination à l’Oscar du meilleur film mais il faut faire encore plus fort. Le studio prépare 2 films : l’un mineur et l’autre appelé à devenir un chef d’oeuvre absolu. Mais bon, ce sont des estimations de costards-cravates et le public va se charger de leur rappeler qu’il reste seul maître de ses goûts.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 3 : Aladdin.

Le studio Disney a signé son grand retour d’un point de vue artistique et côté finances, rien à dire. Et pourtant, il va encore aller plus haut. Le nouveau projet du studio est l’adaptation d’un conte arabe ayant pour héros un jeune voleur des rues nommé Aladdin qui va réveiller un super génie qui lui accordera 3 voeux. Le parolier Howard Ashman signait là sa dernière participation à un film Disney avant sa disparition en 1991 et la plupart de ses chansons ne nous sont pas parvenues car le script a subi d’important changement durant les 3 années de développement. Il sera remplacé par Tim Rice et la qualité continuera d’être au rendez-vous, toujours avec le fidèle Alan Menken à la baguette.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 2 : La Belle et la Bête.

La sortie de « La petite sirène » étant un triomphe, le studio est désormais relancé d’un point de vue artistique et financier. Le second duo créatif à l’oeuvre sera donc Kirk Wise et Gary Trousdale, qui arrivent sur un projet déjà bien avancé, l’adaptation d’un autre conte européen : « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Au départ assez noire, l’adaptation retrouve des couleurs avec l’arrivée sur le projet du duo gagnant Alan Menken-Howard Ashman, le compositeur et le parolier déjà à l’oeuvre sur le film précédent. Tout est prêt pour concocter un film qui marquera le petit monde de l’animation et qui replacera définitivement le studio sur le devant de la scène.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 1 : La petite sirène.

1985 : Disney sort « Taram et le chaudron magique », dessin animé ambitieux et sombre, trop pour le public qui boude le film et grève les finances du studio de l’oncle Walt, qui cherche un second souffle. L’année suivante, une nouvelle équipe menée par John Musker et Ron Clements livre « Basil, détective privé ». 1986, c’est aussi cette année que John Lasseter, un autre élève de CalArts (une école d’art fondée par Walt Disney et par laquelle sont passé Tim Burton, Henry Selick ou encore Brad Bird) fonde un petit studio d’animation baptisé Pixar. L’un comme l’autre seront à l’origine du redressement artistique (et financier) du studio, chacun à leur tour. 1989 : le duo Musker-Clements arrive avec « La petite sirène » et relance le studio Disney dans la course du divertissement pour petits et grands grâce à ce film qui combine ambitions artistiques, des personnages assez modernes et une bonne dose d’humour, le tout porté par une musique devenue incontournable dans son univers par la grâce d’un compositeur emblématique qui a fracassé des records et braqué les Oscars : Alan Menken.

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Bo de « Le dernier des Mohicans » : le lyrisme épique (presque) à son plus haut.

Si le film de Michael Mann présente un souffle épique aussi fort et une capacité inouïe à vous soulever les poils les bras, il le doit en grande partie au score de Trevor Jones qui signe un thème principal tout simplement sublime, depuis pourri par son utilisation abusive au sein d’un show télé bien nase (et qui a heureusement disparu), mais qui reste, dans le contexte du film, une réussite totale. L’accouchement de la BO et du film ont en outre été douloureux et Randy Edelman est venu prêté main forte à la baguette. Car oui, la BO de « Le dernier des Mohicans », aussi belle soit-elle, est une oeuvre amputée, tout comme le film.

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BO de « 1492, Christophe Colomb » de Vangelis : le mix de tout.

Sortit il y a tout juste 20 ans (le 9 ocotbre 1992 en sortie quasi-mondiale) le film « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott fêtait le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par le navigateur gênois (oui, parce que le viking Eric Le Rouge l’avait fait 2 siècles avant lui mais comme il était pas aller le clamé tout fort sur CNN et Bloomberg, personne s’en souvient), mais il marquait aussi les retrouvailles du réalisateur avec celui qui avait composé la musique de son « Blade Runner » en 1982. Il a donc la lourde tâche d’illustrer musicalement ce film qui sera un bide cosmique à sa sortie. Au contraire de sa BO qui deviendra un classique dont la qualité surpasse celle du film.

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« Louise Attaque » de Louise Attaque : le rock de la scène.

Avant de prendre son nom définitif, le groupe crée par Gaëtan Roussel (chant et guitare) et Robin Feix (basse) s’appelait Caravage. Quand il est complété par un batteur (Alexandre Margraff) et un violoniste (Arnaud Samuel)… Pardon un quoi ? Oui, un violoniste. L’apport de cet instrument, et bien c’est une petite sonorité bretonne qui rappelle parfois le groupe Tri Yann. Toutefois, le groupe n’a pas de label et pour se faire connaître, il va écumer toutes les salles de concert possible avant d’édité son 1er album en 1997, après plus de 2 ans de tournées. Cette expérience de la scène va permettre au quatuor parisien de peaufiner tous les titres du disque et d’atteindre une espèce de perfection sur chacun. Le public répondra présent et le groupe battra quantité de records.

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« The Black Album » de Metallica : 20 ans après.

Ce week-end (le 12 mai), le groupe américain Metallica a rempli le Stade de France pour fêter les 20 de leur album le plus vendu au monde (21 en vrai puisqu’il est sortit en 1991). Renommé « Black Album » par les fans (il s’appelle tout simplement « Metallica » en vrai puisqu’aucun titre n’est noté sur la pochette, magnifique par ailleurs), le disque divise la fan-base du groupe : les purs et durs diront que c’est à cette époque que le groupe a pris son virage commercial, les autres trouvent que c’est un aboutissement tout autant qu’un virage artistique. Et chacun a un peu raison.

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