BO de « Moulin Rouge » : le 1er musical du XXIème siècle.

Pour ma dernière chronique avec blog-zik, j’ai choisit de finir par un feu d’artifice avec le dernier volet de la trilogie du rideau rouge de l’australien Baz Luhrmann, « Moulin Rouge » était une oeuvre ambitieuse et folle, démesurée donc risquée, baroque et se voulant comme le musical ultime. Casting de poids, budget costumes et décors conséquents et donc une BO de folie, qui convoque Craig Armstrong, Madonna, Christina Aguilera, David Bowie, Marilyn Monroe, Police et j’en passe dans un feu d’artifice de couleurs, de sons et de fureur.

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BO de « Sucker Punch » : la reprise comme credo.

Ah ça, on peut dire que Zack Snyder est un réalisateur qui divise. Accusé de n’être qu’un simple faiseur, assez doué, et d’enchaîner les adaptations d’œuvres reconnues en les dépouillant de leur moëlle (ce qui n’est pas tout à fait faux), le bougre draine aussi une solide communauté de fans. Il pensait bien, avec « Sucker Punch » et son scénario original, s’affirmer comme un auteur. Si le film n’est pas raté et constitue un moment assez fun, il confirme aussi les limites de son auteur. Mais dans son délire, il avait décidé d’accorder une importance particulière à la musique, manière de contrôler de bout en bout son oeuvre. Sa BO est en grande partie composée de reprises ré-arrangées par son complice Tyler Bates (un compositeur assez médiocre au style bourrin) et Marius De Vries (compositeur de « Moulin Rouge », référence assumée de Snyder). Un duo qui s’en sort pas mal dans cet exercice casse gueule.

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BO de « Apocalypto » de James Horner : welcome to the jungle !

Le problème avec Mel Gibson est à peu près le même qu’avec Dieudonné : on ne peut pas prononcé son nom sans déclencher des réactions épidermiques aux arguments éculés et hors sujets. Car oui, depuis ses déclarations chocs et ses frasques diverses, l’ancienne star est devenu un paria. Ainsi, après le carton mondial de « La passion du Christ », produit et réalisé tout seul par un Gibson tournant le dos aux studios, Mad Mel avait toute latitude pour faire un film d’aventures puissant, bluffant, unique et à la mise en scène viscérale : « Apocalypto ». Et retrouver 13 ans après le compositeur James Horner, qui signe là son meilleur ouvrage de la décennie.

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« Braveheart » de James Horner : epic music !

Même si c’est mon 2ème billet sur une de ses BO, James Horner ne fait pas partie de mes préférés de la spécialité. Mélodies simplistes, fortes tendances à la répétition d’un film à l’autre, pas beaucoup de musiques révolutionnaires ou expérimentales mais une sacrée collection de récompenses quand même puisque ce dernier est souvent amené à travailler sur des films mainstream et en lice pour les Oscars et autres, nouvelle preuve de son côté consensuel. Mais il faut aussi être honnête et reconnaître que, tout au long de sa longue carrière (il a fait ses débuts en 1978 à 23 ans), il a quand même signée quelques BO de qualité, apportant une vraie plus value par ses notes (« Aliens », « Willow » et ce film là notamment).

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BO de « Batman » par Danny Elfman : le mètre-étalon de la musique de super-héros.

Alors oui, concernant la musique de super-héros, il y avait bien avant ce film celle de John Williams pour le « Superman » de Richard Donner mais par la suite, le genre n’avait pas vraiment perduré et n’avait donc pas vraiment pu être comparé à ses successeurs. Là, le film a lancé la vague d’adaptations des héros DC et surtout Marvel et elle demeure, 25 après sa sortie, une véritable référence, y compris pour son auteur qui a par la suite travaillé sur la saga « Spider-Man » (n°1 et 2) et « Hulk ».

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BO de « Requiem for a dream » de Clint Mansell : le son (trop cool) de la dépression

Il aura suffit d’un seul film pour lancer la carrière de Clint Mansell, musicien et chanteur anglais qui démarra dans le cinéma après la séparation de son groupe Pop will eat itself. Déjà à l’oeuvre sur la BO de « Pi », le 1er film de Darren Aronofsky, il collabore à son 2ème film, qui n’aura guère plus de succès en salles que le précédent qui atteindra un statut d’oeuvre culte auprès des jeunes de l’an 2000 : « Requiem for a dream ». Acclamé par la critique, le film doit une grande part de sa réussite formelle à sa BO, véritable petit bijou à la mélodie entêtante et qui deviendra un standard très vite récupéré par la TV et les trailers de cinéma et de jeux vidéo.

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BO de « The Blues Brothers » : tout simplement mythique !

Au départ, The Blues Brothers est un duo crée à l’occasion du show TV Saturday Night Live, véritable institution US qui a vu défiler la plupart des grands comiques américains du XXème siècle et qui continue encore de fournir les sitcoms et le cinéma. Dan Aykroyd et John Belushi sont donc les frères Elwood et Jake Blues, 2 types à l’allure dégingandée, costard noir et lunettes de soleil, mous et ayant l’extraordinaire faculté à se mettre dans des situations pas possible. Ce groupe fictif, agrémenté de nombreux musiciens de talent, deviendra un phénomène de scène et sortira plus d’une vingtaine d’albums, même après la mort de John Belushi.

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BO de « 1492, Christophe Colomb » de Vangelis : le mix de tout.

Sortit il y a tout juste 20 ans (le 9 ocotbre 1992 en sortie quasi-mondiale) le film « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott fêtait le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par le navigateur gênois (oui, parce que le viking Eric Le Rouge l’avait fait 2 siècles avant lui mais comme il était pas aller le clamé tout fort sur CNN et Bloomberg, personne s’en souvient), mais il marquait aussi les retrouvailles du réalisateur avec celui qui avait composé la musique de son « Blade Runner » en 1982. Il a donc la lourde tâche d’illustrer musicalement ce film qui sera un bide cosmique à sa sortie. Au contraire de sa BO qui deviendra un classique dont la qualité surpasse celle du film.

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BO de « Scott Pilgrim vs the world » : le son du geek !

Mal distribué et vendu l’hiver dernier en France, voiçi sans nul doute le meilleur film de geek faits ces dernières années. Un film sur des geeks, fait par un vrai geek (l’excellent réal Edgar Wright s’en charge) et pour des geeks. Bon, du coup, ça sectarise un peu mais au moins, ça donne un film inventif, plein de punch, rafraichissant et qui procure un plaisir continu longtemps après sa vision. Et bien sûr, pour un film pareil, il faut une BO bien foutue. En prenant Beck pour s’occuper de la partition originale, déjà, ça partait bien. Mais le tout s’efface derrière la qualité du track-list.

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