BO de « Good morning England » : l’époque bénie du rock.

Sortit en 2009, le 2ème film du surdoué Richard Curtis narrait l’histoire de l’une des nombreuses radios pirates qui émettaient au Royaume-Uni au milieu des années 60, en réponse à l’interdiction par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté de diffuser du rock (ou alors limité à 45 minutes par jour sur la BBC). Ce qui était fort dommage car le genre explosait et un paquet de groupes se lançaient dans cet univers en friche, à grands coups de riffs ravageurs et de refrains ultimes. Et la BO est une magnifique compilation de cette époque très riche d’un point de vue créatif.

Continuer la lecture

BO de « Ill Manors » de Ben Drew : le hip hop cockney !

Si la patrie du hip hop demeure les USA, il est un petit pays qui réussit régulièrement l’exploit de renouveler des canons que l’on croyait essorés. Et non, ce n’est pas la France, trop écrasée par les modèles US et empêtrés dans des opérations marketings foireuses. Les anglais n’ont pas ce complexe d’infériorité protégés qu’ils sont par leur arrogance légendaire. Ainsi, en plus de sortir un film de gangsters qui dépoussière un genre tombé dans les clichés les plus crasseux (et qui confirme la bonne forme du cinéma UK dans le cinéma de genre sur les 10 dernières années), le jeune Ben Drew (qui sort des albums sous le nom de Plan B) signe une BO qui fait du (bon) bruit.

Continuer la lecture

« Sunshine » par John Murphy : la meilleure BO du genre depuis « 2001 ».

Le film de Danny Boyle, sortit en 2007, était d’ailleurs souvent comparé au chef d’oeuvre métaphysique de Stanley Kubrick. La nature de ses thèmes l’en rapproche énormément (ainsi qu’une approche scientifique très réaliste) mais la principale différence réside dans le traitement visuel, Boyle ne renonçant jamais complètement à ses tics de technicien hyper doué et un amour sincère pour le cinéma de genre (le survival notamment içi à l’oeuvre). Pour la musique, il en va de même. A l’élégance des valses autrichiennes, place aux sonorités éléctro de l’anglais John Murphy. Sans oublier les violons quand même.

Continuer la lecture