BO de « Good morning England » : l’époque bénie du rock.

Sortit en 2009, le 2ème film du surdoué Richard Curtis narrait l’histoire de l’une des nombreuses radios pirates qui émettaient au Royaume-Uni au milieu des années 60, en réponse à l’interdiction par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté de diffuser du rock (ou alors limité à 45 minutes par jour sur la BBC). Ce qui était fort dommage car le genre explosait et un paquet de groupes se lançaient dans cet univers en friche, à grands coups de riffs ravageurs et de refrains ultimes. Et la BO est une magnifique compilation de cette époque très riche d’un point de vue créatif.

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BO de « Ill Manors » de Ben Drew : le hip hop cockney !

Si la patrie du hip hop demeure les USA, il est un petit pays qui réussit régulièrement l’exploit de renouveler des canons que l’on croyait essorés. Et non, ce n’est pas la France, trop écrasée par les modèles US et empêtrés dans des opérations marketings foireuses. Les anglais n’ont pas ce complexe d’infériorité protégés qu’ils sont par leur arrogance légendaire. Ainsi, en plus de sortir un film de gangsters qui dépoussière un genre tombé dans les clichés les plus crasseux (et qui confirme la bonne forme du cinéma UK dans le cinéma de genre sur les 10 dernières années), le jeune Ben Drew (qui sort des albums sous le nom de Plan B) signe une BO qui fait du (bon) bruit.

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« To lose my life » de White Lies : sous l’influence de Muse.

Ce n’est pas une critique mais plutôt un constat. Il est indéniable que le trio du Devon (Muse) a fortement influencé la scène rock internationale et forcément dans son propre pays. Le trio londonien White Lies est composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. On retrouve les influences dans l’utilisation d’instruments classiques (violons, piano) pour un rendu spectaculaire, puissant et sensoriel, loin de la perfection mélodique de leurs aînés certes mais dans un style différent. Leur 1er album, « To lose my life », est une nouvelle démonstration de la grande diversité et de la grande qualité de la scène rock anglaise et s’impose comme un groupe à suivre.

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« The fat of the land » by The Prodigy : le big big beat.

Genre fusionnant de multiples autres genres, essentiellement underground, le big beat est un courant anglais qui a engendré de nombreux groupes cultes dont The Prodigy. Après 2 albums très populaire en Angleterre et une réputation scénique qui va bien au-delà des frontières de la Perfide Albion, le groupe acquiert une reconnaissance mondiale et va marquer au fer rouge le genre et la décennie (avec The Chemical Brothers, l’autre poids lourd du genre) en 1997 avec « The fat of the land ».

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« You really got me » de The Kinks : les frémissements du hard rock.

A quoi tient une légende ? Parmi la multitude de groupe anglais voulant faire du rock au début des années 60, il y a donc ce combo composé de 2 frères (un au chant, l’autre à la guitare) appuyée par un bassiste et un batteur et qui répond au nom de The Ravens. Ils sont finalement signé en 1964 par un petit label, Pye Records qui va sortir leur 1er single, une reprise de « Long tall Sally » de Little Richards… qui ne rencontrera aucun succès. Le 2ème single subira le même sort et les dirigeants du label pensent à couper le contrat avec The Ravens (depuis rebaptisé The Kinks). Le groupe cherche son style, un style dur, rageux, sale a contrario d’une production propre et au son très pur. De rage, le guitariste Dave Davies lacère son ampli et enregistre dans la foulée le riff d’intro de « You really got me ». Le son est désaturé, sale, pénétrant. The Kinks a trouvé son style puis le succès (n°1 en UK, n°7 aux USA). La légende marche en avant vers 10 ans de triomphe. Grâce à une lame de rasoir.

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Story of The Who. Part 4

L’héritage du groupe est en effet colossal. Quand ils débutent, ils s’inspirent du rythm and blues américain (avec quelques sonorités jazzy) et durcissent le son du rock. Ils seront récupérés par les mods mais le groupe s’éloignera presque aussitôt du mouvement. On retrouve The Who dans l’ADN du punk, du hard metal et du rock des 70’s et de nombreux groupes (Deep Purple, Pink Floyd, AC/DC, Metallica, Led Zeppelin, The Stooges, Queen, Europe et j’en passe) en sont les descendants directs. Leur jeu scénique d’abord a révolutionné les codes en vigueur et de nombreux mouvements, styles vestimentaires, rituels ou excès sont depuis devenus une partie intégrante du genre. Ensuite, il y a la diversité musicale qui cloue sur place bon nombre de contemporains du groupe mais aussi de groupes actuels.

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Story of The Who. Part 3

Le déclin du groupe commence donc peu après la sortie de « Quadrophenia ». Townshend est frustré et se venge sur la matériel (en coulisses) et la tournée se poursuit mais l’album dans sa totalité ne sera jamais joué après ça. L’autre souçi, c’est Keith Moon. Quand en 1973, on lui propose de prendre une nouvelle drogue en vogue, ce frappadingue prend une double dose (par pur fanfaronnade) et s’écroule au milieu du concert. Townshend n’appréciera que modérément et les 2 jours que la batteur passera immobile et muet seront un enfer à cause des sarcasmes du guitariste. Le groupe sort « The Who by numbers », un album qui reprend toutes les vieilles ficelles du groupe (les synthés sont de plus en plus présents) et seuls quelques titres nous rappellent les standards passés. Le public suit toujours mais la critique un peu moins. Les concerts sont moins fréquents car le groupe travaille sur l’adaptation cinéma de « Tommy » mais le groupe garde une grosse cote d’amour.

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Story of The Who. Part 2

La scène, c’est le lieu d’expression dans lequel le groupe se révèle le plus car le rock est avant tout vivant. Là où les autres groupes sont plus destroy en coulisses que sur scène, The Who fait les 2. En Angleterre, leur réputation n’est plus à faire, surtout dans un pays réputé pour ses règles de bienséances (ce qui contre-balance, et explique sans doute aussi, les nombreux artistes contestataires que le Royaume a engendré). Parmi les nombreuses prestations scéniques, on pourra retenir celle de Monterrey et le fameux duel de guitaristes entre Pete Townshend et Jimi Hendrix, qui est avant tout une histoire d’égo : le sort décida du groupe qui devait passer en 1er et il désigna le quatuor londonnien. Hendrix lança alors à Townshend « Je vais tout envoyer ». alors l’anglais décida que lui aussi, il allait donner le maximum. Une nouvelle preuve de l’arrogance et du fort caractère britannique. Ils furent aussi de la partie à Woodstock et rassemblèrent (avec Miles Davis, Hendrix et d’autres) 600 000 personnes sur l’île de Wight en 1969 et 1970.

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Story of The Who. Part 1

Tweet Le rock en Angleterre, de ce côté-ci de la Manche (mais aussi de l’Atlantique), c’est les Beatles et les Rolling Stones. Mais le rock anglais, c’est aussi The Kinks, The Animals et donc The Who. Comme souvent, tout commence au collège avec la rencontre entre 2 musiciens soit içi John Entwistle (basse) et Pete…

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« Mezzanine » de Massive Attack : la BO de votre télé.

Quand paraît l’album « Mezzanine » en 1998, 3ème effort studio du groupe Massive Attack, le trio de Bristol est déjà une référence dans son domaine, le trip-hop, dans son pays, l’Angleterre, et très populaire dnas le monde. D’abord orienté vers la soul et le hip-hop, certains membres du groupe veulent explorer d’autres styles musicaux quand d’autres préfèrent éviter le mélange des genres. Cet affrontement artistique violent accouchera d’un sommet musical d’une perfection bluffante et d’une noirceur rare.

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