« The golden age of grotesque » de Marilyn Manson : bienvenue dans le cabaret du Diable.

Après avoir achevé sa trilogie sur l’Antichrist avec fureur mais également sans convaincre les fans, Marilyn Manson fait une petite pause. Durant cette dernière, il vire le fidèle Twiggy Ramirez (remplacé par Tim Sköld) et signe la BO du « Resident Evil » de Paul W.S. Anderson. Son nouvel album paraît donc le 13 mai 2003, et pour cela, il s’est inspiré de différents courants : le grotesque, l’art dégénéré, Oscar Wilde, Peter Pan et l’expressionnisme allemand des années 20-30. Bref, il nous a fait du Manson tout craché. Mais il a aussi fait son meilleur album depuis « Antechrist Superstar ».

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« Antichrist Superstar » de Marilyn Manson : l’oeuvre démentielle d’un mégalo unique.

En 1995, le monde découvre un artiste métal au look étrange qui reprend à son compte un tube des 80’s : « Sweet dreams » mais en lui donnant une dimension politique inattendue, le tout dans une ambiance assez malsaine. Produit par le génie Trent Reznor, ce garçon déguinguandé c’est Marilyn Manson, frontman d’un groupe qui porte son nom (enfin, son pseudo, il s’appelle Brian Warner dans le civil) et qui impose son concept : dresser un portrait au vitriol de l’Amérique tout en cultivant une image provocante et vulgaire prompte à choquer le puritain moyen et fédérer les ados. Avec ce 3ème album, il veut créer un truc unique, jamais entendu dans le genre. Ce sera donc un opéra-rock s’inspirant de Nietzsche, qui dressera le portrait d’un homme qui va muter pour devenir la réincarnation du Diable et détruire l’humanité. Ambitieux. Le résultat constitue une pièce maîtresse de l’histoire de la musique.

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