Touch me, i’m WEAK

« Né sur les cendres de CAVE CREEK, WEAK a été créé en août 1994. Quelques mois plus tard, le trio enregistre une démo et commence à faire quelques concerts dans leur région. Tout de suite, la réaction est unanime : « Qu’est-ce que c’est que ces trois tarés qui gueulent dans un micro et qui ne savent pas jouer ….??? »
Ainsi démarre la note d’intention du site web de Weak.

Weak est un groupe de La Rochelle, à l’époque où on pouvait décemment encore prononcer « LA ROCK’HELL », tant les groupes punk rock et metal faisaient légions, officiant dans ce que les jeunes générations ne connaitront pas, les Rock Clubs.
Tout du moins, pas comme certains d’entre nous les ont connus.
Des rades où la température rivalisait avec celle du coeur du Krakatoa (tiens, un nom de rock club), les laves de bières un peu beurk coulaient à flots, les volutes de fumées de clopes nous enveloppaient, et nous faisaient briller les yeux un peu plus encore. Et, surtout fermaient à 3 heures du matin.
Les rades, hein, pas les yeux…
Même pas grave. On était là. Weak, c’est parti d’une blague, d’un « t’es cap’ ou t’es pas cap’? » Et ils l’ont fait. Ils ont fait ce qu’on a tous fait, dans la sollitude de nos chambres, ou l’intimité de nos salles de bains, pour le mode air-guitar. Sauf que eux, ils l’ont fait, en vrai.
On enchaine.
Les tournées démarrent, la rigolade aussi. « à l’époque, on composait 30 morceaux par an, on était comme des dingues! « se souvient Krakett from the Crypt, le guitar-singer du combo. « On composait tous les 3, avec Ronnie Rollo et JC Marshall, chaque répète était un brainstorming crétin qui nous faisait mourir de rire, inventant tout, du riff au look, de la pochette au titre d’album, et on rêvait ensemble les premières parties qu’on allait faire… »
Les contacts démarrent, ils ne se prennent toujours pas au sérieux eux mêmes, mais décident d’aller « au bout du délire ».
Les rencontres avec la plupart des groupes Punk Rock de l’héxagone n’ajoute pour les Weak qu’une opportunité de plus pour des plans concert, ou des plans d’enregistrement. Les potes les suivent dès le premier concert. C’est l’engouement. Un vrai Crew, chacun aidant à sa façon, et en fonction de ses possibilités. Et untel qui sera roadie, l’autre prendra des photos ou fera des films, lui viendra s’occuper du merchandising, cependant que tel autre a branché le patron d’un bar, là-bas, pour faire une première partie, ou le guest band.
Tout d’abord, un split single sort chez Total Heaven, label Saintais.
The Popular Music Series, volume 2 consacre Weak sur la face « LOF » de la mini galette rose, avec « Pouic Pouic » et « Glow« , tandis que la face VOL est dédiée aux Guzzlers.
Un an plus tard, c’est l’album. Toujours chez Total Heaven, « Supertramp » voit le jour.
« Qu’est-ce qu’on était cons! les premiers albums des groupes portent toujours le titre S/T, alors nous on a fait pareil, S/T, comme SuperTramp… »
N’empêche, les premières parties de groupes plutôt cool arrivent : The Queers, Pleasure Fuckers (RIP Kike), New Bomb Turks (tiens donc…), TV Killers.
Les Weak trimballent un peu partout leurs chemises Hawaïennes, ou léopard, leurs costards noirs-cravatte-converse, leurs accessoires de toute sorte, et leur gouaille.
Ils en profitent pour aller enregistrer un album à La Nef, à Angoulême.
Album auquel participeront nombre de potes, du graphisme de la pochette et photos merci Pascal Couillaud, fidèle parmi les fidèles et mécenne à l’ocasion, aux ajouts instru Laurent Bauer des Booguey Men, Christopher, des Robin Hoods, « Lapin » des bois aussi, à la trompette… « Speed Freak, Speed Weak  » ne tournera pourtant pas, bien que les chansons étaient toujours testées, que dis-je, hurlées sur scène avant de les mettre en boite. Il n’en sera que plus rare.
Le line Up évolue. Ronnie ne tapera plus sur ses tambours, avec Weak.
Arrivent 2 ostrogoths, Mighty Mike, ex Sunflowers ( et ex plein d’autres groupes en fait) et John Ped Junior, ex Neurotic Trolls et ex Deviants. Ce dernier viendra ajouter en puissance : la section guitare fonctionne carrément, les chansons deviennent plus mélodieuses, plus rock’n’roll que punk…

D’emblée : dates avec Nashville Pussy, Turbonegro Gluecifer… Les mecs sont convaincus qu’ils tiennent un truc. Ils veulent encore bouffer des kilomètres, assourdir le chalan, hurler plus fort…
Krakett monte alors d’un cran. Il organise la prod, la diff, la com°, la gestion administrative et financière, les recherches de sous, d’endroits pour enregistrer, d’autres pour jouer, envoie les affiches, loue les camions etc.
Les autres, suivent, passionnés, composent, répètent, jouent… Tous? non, JC Marshall parti convoler en justes noces descend du camion.
Nico Menardo, choppé « sur les terres natales des TV Killers  » et ex guitariste de Lopsided vient brancher son jack, à la basse…
Mighty Mike part à son tour, le site nous informe « pour reprendre sa carrière d’acteur »… Pour un an, Seb le remplace, et entregistre avec Weak « Gay Truckers Highway« , chez Dialektik Records, album remixé par Fred Norguet.
Petites recherches de batteurs, castings moyens, et autres inquiétudes sont dissipées par l’arrivée du jeune et fringant Willy the Kid, dont la fougue n’a d’égal que sa jovialité et son permanent sourire à la fossette. Il vit en direct le rêve de toute notre adolescence et celle de nos ainés, depuis la beat generation : « partir en camion, tracer la route, et faire du son! »

Les dates explosent le calendrier, aux quatre coins de la France façon puzzle, et même à l’étranger, en 2003, quand les Supersuckers leur proposent d’être le support band de leur tournée européenne de 2003.

A l’origine, c’est pour 3 mois. Allemagne, Suède, Norvège sont programmées… Mais… pas fastoche de faire coïncider les agendas des 4 fabuleux de La Rochelle.
Ils signeront pour une semaine, en Allemagne et rentreront juste la veille de leur date à Berlin, le coeur plein de gros soupirs, de ne pas avoir pu aller plus loin.
Enfin, assez pour rentrer, ce qui fut toute une épopée, puisque, la Weakmobile a failli les lâcher, mais le génie a eu raison du câble d’embrayage, qu’ils n’ont pas hésité à remplacer par … une corde de basse…
A peine rentrés, ils ont déjà un autre rendez-vous : Fred Norguet les attend au Pôle Nord, pour enregistrer le 4éme album, dans les quartiers nords de Blois. Formidaaable!
Il en résulte un album démentiel, énorme, chairdepoulisant, Krakett a changé son chant, encouragé par Norguet, emballé.
La batterie du Kid bombarde comme il faut, les solos du John Ped, d’ordinaire entre algorythmes et logorhées soniques, entrent, sonnent et tombent parfaitement justes, alimentés par une section rythmique mise en exergue, et qui excelle.
Oui, dithyrambique je suis! cet album est énorme!

Motherfucker, morceau qui ouvre l’album, est le tube de cette année 2003. Tous les titres sont supers.
Il a fait dodeliner de la tête plus d’un curieux en concert, et certains se souviennent encore de la gigue enjouée de toute l’équipe du Groland, en plein Festival de la BD, à Angoulême, dans feu le plus coolos Rock Club de la Ville : Le Mars Attack.
Mais… la nouvelle tombe… le groupe arrête, pour des questions de « soucis physiques »… ils ouvrent une page myspace, mais ferme la route des tournées et des concerts…
… jusqu’à ce jour de juin 2011, où, à l’appel du tourneur des New Bomb Turks, Weak revient pour un unique et ultime concert, à La Sirène
On avait tous la chair de poule, des souvenirs en boucle dans la tête, et eux, l’envie d’en découdre encore…
« Hello, hello, its good to be back » entonné à l’ouverture en fut la preuve, ainsi que cette reprise de Turbonegro :

Weak ne joue plus, et la nostalgie qui peut emporter ses fidèles supporters témoigne de ce qui a été vécu, côté public, le flot de photos des potes, et de « tu te rappelles Orbec en Auge? » et les fous rires qui prend les gars quand ils se retrouvent nous emportent, et viennent nous démontrer que Weak, c’était avant tout et pour tout, une bande de potes.
Un groupe de potes fait pour les potes en somme. Et ça, c’est la classe.
Vous pourrez, si vous en avez l’occasion, constater le paragraphe de remerciements sur chacuns de leurs albums… J’espère qu’on a oublié personne… laisse tomber il n’y a plus de place…

Ne vivez jamais sans musique.
By Bea…

infos de profundis : http://weak.pagesperso-orange.fr/

3 commentaires Ajoutez les votres
  1. Merci pour ton témoignage Béa
    Un super cadeau d’anniv’ pour Krakett’ en plus !!!
    Me souviens plus de la date exacte mais ca doit etre dans les parages
    Des bisous
    Alexandre
    PS merci Fab pour le lien (faudra que tu me dises un jour ton secret pour etre toujours au top de l’info)

  2. Hello Alex,
    J’ai ravivé sans le savoir pas mal de souvenir on dirait, et c’est plutôt chouette! Tant mieux même!
    Quel succès!
    Et merci pour Krakett, j’ai transmis il t’embrasse. C’était effectivement ces jours ci, Nico était de la partie d’ailleurs, comme quelques  » happy » autres. Ils ont tous bien mangé ert bien bu…
    BIen des bises, et n’hésites pas à passer par chez nous claquer la bisette!

  3. d’ailleurs, je ne sais pas si certains d’entre vous se souviennent de ce drap placé à chaque concert avec marqué « Totale Yvonne »… c’était au moment de la sortie du 45T je crois…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Protected with IP Blacklist CloudIP Blacklist Cloud