BO’s des Disney de mon enfance. Part 3 : Aladdin.

Le studio Disney a signé son grand retour d’un point de vue artistique et côté finances, rien à dire. Et pourtant, il va encore aller plus haut. Le nouveau projet du studio est l’adaptation d’un conte arabe ayant pour héros un jeune voleur des rues nommé Aladdin qui va réveiller un super génie qui lui accordera 3 voeux. Le parolier Howard Ashman signait là sa dernière participation à un film Disney avant sa disparition en 1991 et la plupart de ses chansons ne nous sont pas parvenues car le script a subi d’important changement durant les 3 années de développement. Il sera remplacé par Tim Rice et la qualité continuera d’être au rendez-vous, toujours avec le fidèle Alan Menken à la baguette.

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Le plus gros apport du film est sans conteste la participation de Robin Williams, qui double le Génie et qui a fait du film une des meilleures comédies des 90’s, les scénaristes n’ayant qu’à piocher au milieu des ses 16 heures de dialogues improvisés (pour à peine 20 minutes de présence à l’écran) pour faire hurler de rire le monde entier (les autres personnages étant d’ailleurs assez drôle également, chacun dans leur style, sans oublier une animation au top, un rythme fou et une intrigue habile et riche en sous-texte). La star assure aussi l’interprétation des 2 chansons de son personnage, « Je suis ton meilleur ami » et « Prince Ali« , toutes les 2 signées Ashman. Bien sûr, ce ne sont pas celles-là qui marqueront le plus le public (même si c’est le cas du petit garçon que j’étais) et que c’est Tim Rice qui décrochera le gros lot aux Oscars.

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« Ce rêve bleu » (auquel je préfère largement le titre VO « A whole new world« ) sera en effet le vainqueur 1993 de l’Oscar de la meilleure chanson mais aussi, entre autres, d’un Golden Globe et de 3 Grammy Award. De son côté, Alan Menken réalisera un triplé historique avec son 3ème Oscar consécutif de la meilleure musique de film devant des pointures comme Jerry Goldsmith ou John Barry.

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Le film compte peu de chansons et Menken continue d’asseoir son style, utilisant toujours beaucoup d’instruments qu’on entend peu souvent et multipliant les cuivres avec toujours un rythme endiablé ou d’autres moments plus calmes. Il évite surtout le piège des sonorités arabisantes et son inspiration se trouve plus du côté du Michel Legrand de « Lawrence d’Arabie« . Le résultat final est cohérent, certes de moindre importance qu’au départ (le thème de « Nuits d’Arabie » était censé revenir tout au long du film avant que cette idée soit abandonnée, réduisant ainsi l’importance du compositeur) et malgré quelques morceaux instrumentaux de haute volée, je trouve qu’on reste en deçà des compositions précédentes.

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Le film sera le plus gros succès de l’animation à l’époque, devenant le 1er film du genre à passer la barre des 200 millions de $ aux USA. 2 nouveaux Oscars pour le studio (en plus de 24 autres prix à travers le monde), un succès public mondial, un triomphe artistique sans égal, la succession d’un parolier de génie assurée, on se dit que c’est l’apogée du style Disney surtout qu’un autre chef d’oeuvre est programmé. Sauf que ce dernier ne sera pas celui prévu.

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A suivre…

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