BO de « 1492, Christophe Colomb » de Vangelis : le mix de tout.

Sortit il y a tout juste 20 ans (le 9 ocotbre 1992 en sortie quasi-mondiale) le film « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott fêtait le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par le navigateur gênois (oui, parce que le viking Eric Le Rouge l’avait fait 2 siècles avant lui mais comme il était pas aller le clamé tout fort sur CNN et Bloomberg, personne s’en souvient), mais il marquait aussi les retrouvailles du réalisateur avec celui qui avait composé la musique de son « Blade Runner » en 1982. Il a donc la lourde tâche d’illustrer musicalement ce film qui sera un bide cosmique à sa sortie. Au contraire de sa BO qui deviendra un classique dont la qualité surpasse celle du film.

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En effet, on a tous en mémoire le thème principal « Conquest of Paradise« , véritable petit bijou du genre avec son intro de synthés type violons qui reprend le rythme d’une marche militaire, l’air simple mais efficace qui rentre direct dans votre tête et surtout l’envolée lyrique au milieu du morceau avec ses choeurs parfaitement arrangés. Oui, mais le disque compte aussi d’autres pépites.

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« Hispañola » et « Moxica and the horse« , située vers la fin du disque, illustrent la partie plus sombre et guerrière du ilm, quand les nouveaux colons s’entre-tuent. L’ambiance est lourde, les instruments très nombreux et les choeurs prennent des teintes amérindiennes. Plus calmes sont les chansons qui précèdent comme le très délicat « Monastery of la Rabidia » ou encore le joyeux « Eternity« .

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Pour composer tout ça, Vangelis, derrière ses claviers, a pris un maximum d’instruments et d’influences et a livré un disque très métissé, à l’image de ce qu’il raconte et il a parfois réussi à tutoyer la grâce. Son style peut aussi paraître très agaçant et répétitif mais ses indéniables qualités d’arrangeur et sa capacité à mixer un ensemble disparate ne peuvent que susciter l’admiration. Il obtiendra une nomination aux Golden Globes, 10 après celle pour « Blade Runner » et il en repartira une nouvelle fois bredouille (battu par « Aladdin » d’Alan Menken et au milieu d’une liste particulièrement relevée comptant Jerry Goldsmith, John Barry, Trevor Jones et Randy Edelman). Dommage car cette BO mérite vraiment d’être écoutée et décortiquée.

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