BO de « Bienvenue à Gattaca » de Michael Nyman : de la pureté du violon.

Le compositeur anglais Michael Nyman est assez connu des plus pointu des cinéphiles pour ses compositions pour les films de Peter Greenaway et surtout pour celle de « La leçon de piano » de Jane Campion. A vrai dire, il fait très peu de BO (à peine une vingtaine depuis 1982), se consacrant plus aux opéras et autres livrets. En 1997, le scénariste Andrew Niccol le contacte pour assurer celle de son 1er film en temps que réalisateur : « Bienvenue à Gattaca« . Le musicien anglais profite de l’occasion qui lui est donné pour offrir aux oreilles des spectateurs une musique absolument sublime qui accompagne parfaitement le film, à l’univers clinique, oppressant et fascinant. Comme les notes de Nyman.

S’aidant surtout des cordes, Michael Nyman signe un thème principal, « The morrow« , qui accompagnera le spectateur tout le film durant. Les 1ères séquences, assez tristes, sont parfaitement illustrées par des violons lancinants. Quelques notes varient d’une composition à l’autre ainsi qu’une orchestration différente, donnant de la profondeur et de la variété qu’appréciera le puriste.

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Il arrive aussi, parfois, que les notes s’envolent et que la partition prenne une tournure plus légère comme dans « Becoming Jerome« . Si la majorité des pistes sont à base de violons, Nyman varie les plaisirs et incruste aussi un peu de hautbois, de piano et de tubas. Les pistes s’enchaînent, le plaisir reste intact et certains passages, aériens, apportent une vraie bouffée d’oxygène.

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On décolle définitivement avec une piste magnifique qui illustre une des plus belles séquences de cinéma que j’ai vu de ma vie, la meilleure scène du film évidemment, déchirante et magnifiquement filmée, d’un impact émotionnel indélébile, celle du défi à la nage final entre Vincent et Anton. « The other side » résonnera pour longtemps dans vos oreilles tout comme la séquence se sera imprimée dans votre rétine à la vision du film.

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Au final, une BO somptueuse, parcourue de notes délicates et de moments beaux à en pleurer, signer par un compositeur rare donc précieux, qui irradie vos oreilles et vous procure des frissons délicieux. Un must du genre, parfait accompagnement d’un des films de SF les plus intéressants de ces 30 dernières années, fruit de l’intelligence de son auteur visionnaire, d’acteurs au sommet, de techniciens talentueux et de la sensibilité de son compositeur. La recette parfaite.

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2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Wahou! Je trouvais votre blog super jusque là mais avec ce post il dépasse toutes mes espérances! Cette ost me transporte à chaque fois que je l’écoute, elle prend aux tripes et touche au plus profond de l’âme. C’est dans ces moments-là que je me dis qu’un monde sans musique doit être morne et sans émotion! Merci de partager des musiques d’une force et d’une puissance comme celle-ci.

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