BO de « Là-haut » de Michael Giacchino : la magie de la mélodie.

Plus connu pour ses collaborations avec J.J Abrams (« M:I III« , « Star Trek« , « Super 8 » au cinéma, les séries « Alias« , « Lost » et « Fringe« ), Michael Giacchino collabore régulièrement avec le studio Pixar puisqu’il a déjà signé 2 BO pour eux (« Les Indéstructibles » et « Ratatouille« , tout deux signé Brad Bird) avant d’être engagé pour celle de « Là-haut« , le nouveau projet un peu fou du studio. Oui, car ce projet a pour pitch les aventures exotiques d’un veuf retraité de 78 ans. Ce qui aurait suscité une indifférence polie dans n’importe quel studio se voit crédité içi d’un budget de 200 millions de $. Encore faut-il savoir émerveillé le spectateur tout en lui donnant une bonne dose d’émotions diverses. Le studio livrera içi son meilleur film, un chef d’oeuvre ultime alliant perfection technique, ingéniosité du scénario et décharges d’émotions pures.

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La séquence qui résume la vie de Carl Fredericksen et de sa femme Mary est tout simplement une des plus belles de l’année 2009, tout genre confondu. Alliance subtile de gags inventifs, de petits bonheurs simples, de tranches de vie touchantes et de moments bouleversant, le tout avec cette petite ritournelle d’une simplicité mélodique évidente mais parfaitement utilisée et variée tout au long de ces quelques 4 minutes émouvante. Elle reviendra souvent tout au long du film, s’imposant comme un thème principal entêtant.

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Comme toujours, l’instrumentation joue une grande part dans la réussite d’une BO, les thèmes étant assez répétitifs mais ce sont les arrangements qui leur donne une certaine profondeur, accompagnant les variations d’ambiance. Minimaliste ou grandiloquent, le thème principal joue autant la carte de l’émotion que celui de l’aventure. Giacchino signe d’ailleurs un bel hommage à la musique du cinéma d’aventures des années 30 à 50 dans quelques morceaux.

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On retrouve aussi ça et là quelques notes caractéristiques de son style avec des tapis de violons stridents mais il joue aussi avec la diversité des instruments, comme souvent dans les films « pour enfants » (contrairement aux blockbusters « adultes » dans lesquels ça se résume plus à une alternance entre cordes et percussions).

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Le formidable travail de Giacchino sera justement récompensé aux Oscars où il gagnera sa 1ère statuette (pour sa 2ème nomination). A contrario, les Annie Awards (les Oscars du cinéma d’animation US) lui préféreront Bruno Coulais (pour « Coraline« ). Giacchino avait déjà remporté par 2 fois cette distinction, à chaque fois avec un film Pixar. Il signait pourtant là une des meilleures BO de l’année, un chef d’oeuvre mélodique doublé d’une grande musique d’aventure.

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