BO de « Requiem for a dream » de Clint Mansell : le son (trop cool) de la dépression

Il aura suffit d’un seul film pour lancer la carrière de Clint Mansell, musicien et chanteur anglais qui démarra dans le cinéma après la séparation de son groupe Pop will eat itself. Déjà à l’oeuvre sur la BO de « Pi« , le 1er film de Darren Aronofsky, il collabore à son 2ème film, qui n’aura guère plus de succès en salles que le précédent qui atteindra un statut d’oeuvre culte auprès des jeunes de l’an 2000 : « Requiem for a dream« . Acclamé par la critique, le film doit une grande part de sa réussite formelle à sa BO, véritable petit bijou à la mélodie entêtante et qui deviendra un standard très vite récupéré par la TV, les trailers de cinéma et de jeux vidéo.

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Accompagné du Kronos Quartet sur certains titres, le compositeur anglais nous immerge complètement dans le climat oppressant et auto-destructeur du film. Loin de se contenter de signer la mélodie que tout le monde connaît, il se sert aussi de l’electro (« Party« , « Crimin’ & dealin‘ ») et multiplie les variations autour de son thème principal.

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Bien qu’il aurait pu se reposer sur 2 mélodies aux multiples variations, la BO comporte plusieurs morceaux de qualité, variant les genre. Découpé en 3 parties (comme le film) qui reprennent 3 saisons (été, automne et hiver), les transitions entre ces dernières sont assurées par un bruit de volet roulant qui tombe et précédé d’un morceau signé par The Moonrats. Le résultat final est assez brillant et la dernière partie vire à l’expérimental, mixant violons, violoncelles et beats effrénés (« The beginning of the end » et « Meltdown« ) le tout avec un tempo très soutenu et entrecoupé de scratchs stridents, accompagnant ainsi la chute de ses héros.

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Si le film ne remporta pas un grand succès dans les salles, la BO participa largement à la renommée de ce dernier. Très vendue de par le monde, elle est surtout devenue la mélodie fétiche des trailers, devenant ainsi, avec le « Carmina Burana« , une valeur sûre quand il s’agit d’accompagner avec rythme une succession de money shots. Quand à la télé (surtout américaine), elle s’en largement servi pour accompagner les présentations de jurés et autres montages du genre. Un classique bien digéré par la pop culture mais qui recèle de nombreux autres morceaux moins connus et pourtant tout aussi beaux que le « Lux Aeterna« .

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