BO’s des Disney de mon enfance. Part 1 : La petite sirène.

1985 : Disney sort « Taram et le chaudron magique« , dessin animé ambitieux et sombre, trop pour le public qui boude le film et grève les finances du studio de l’oncle Walt, qui cherche un second souffle. L’année suivante, une nouvelle équipe menée par John Musker et Ron Clements livre « Basil, détective privé« . 1986, c’est aussi cette année que John Lasseter, un autre élève de CalArts (une école d’art fondée par Walt Disney et par laquelle sont passé Tim Burton, Henry Selick ou encore Brad Bird) fonde un petit studio d’animation baptisé Pixar. L’un comme l’autre seront à l’origine du redressement artistique (et financier) du studio, chacun à leur tour. 1989 : le duo MuskerClements arrive avec « La petite sirène » et relance le studio Disney dans la course du divertissement pour petits et grands grâce à ce film qui combine ambitions artistiques, des personnages assez modernes et une bonne dose d’humour, le tout porté par une musique devenue incontournable dans son univers par la grâce d’un compositeur emblématique qui a fracassé des records et braqué les Oscars : Alan Menken.

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Si l’ouverture n’est pas des plus mémorables, le thème principal est par contre inoubliable : intro à la flûte avec choeurs délicat et petite ligne de harpe pour un résultat enchanteur. Le début du film est très musical puisqu’il concentre la majorité des chansons sur moins de 45 minutes de métrage. La force de ces chansons par contre, c’est d’accélérer la narration tout en développant la psychologie des personnages (les paroles nous donnant tout un tas d’informations, il suffit de bien écouter).

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« Partir là-bas » illustre parfaitement celà, le personnage nous étant présenté en profondeur en un résumé de 3’12. D’autres chansons sont plus fun, comme « Sous l’océan« , la plus connue du film (et qui a remporté l’Oscar 1990 de la meilleure chanson) mais le génie de Menken s’exprime aussi dans la très noire « Pauvres âmes en perdition » et ma préférée « Embrasse-la » (également nommé cette année-là), qui est de plus illustrée par une séquence cinématographique d’une beauté renversante qui déploie des trésors d’imagination et de poésie. Le crabe Sébastien, à qui les auteurs ont donné une personnalité jamaïcaine, leur permet de livrer des numéros musicaux inspirés par le reggae notemment, comme « Les Aristochats » l’étaient par le jazz.

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Les pistes instrumentales sont également très réussies et témoigne de la variété des arrangements de son auteur, utilisant avec beaucoup de savoir-faire les cuivres et les cordes comme les compositeurs des classiques précédents, la musique explicitant les actes sans paroles, et le grandiose culmine au cours de l’impressionnante séquence de la tempête sans oublier la musique du mariage, thème phare de Disneyland depuis. Alan Menken réalisera d’ailleurs le doublé en 1990 avec l’Oscar de la meilleure musique originale pour un film, devant John Williams (nommé 2 fois cette année-là) ou encore James Horner. Le studio était absent des nominations depuis 1977 (avec « Bernard et Bianca« ) et n’avait plus été récompensé depuis « L’apprentie sorcière » en 1971 ! Loin d’être un coup isolé, ce film marque le début du leadership de Disney sur le genre pour une bonne décennie qui nous offrira encore de nombreuses mélodies magiques et des histoires magnifiques.

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A suivre…

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