« Daydream Nation » by Sonic Youth : la claque !!!

Parmi tous les groupes indés de la Big Apple ayant fleuri dans les 80’s, la postérité retient surtout les Sonic Youth, véritable porte-étendard d’une jeunesse éprise de liberté en pleine vague reaganienne. Après plusieurs albums au succès confidentiel assortis de prestations scéniques dantesques, le groupe accédera enfin à une notoriété plus large en 1988 avec « Daydream Nation« . Des paroles enflammées, des riffs dévastateurs, une rythmique exceptionnelle pour une succession de titres tous plus intenses les uns que les autres.

Bien entendu, l’album s’ouvre sur le single phare du groupe, à savoir l’hymne « Teenage riot« . Très efficace, le titre est bien entendu calibré pour tourner sur les bandes FM mais élève le genre à un niveau peu commun. Suite à cette récréation, place aux choses sérieuses. Le groupe explore encore un peu plus les distorsions sonores, et, en grand amateur du genre, je dois dire que je suis servi, notemment sur « Silver rocket« . La suite n’est pas mal non plus avec le bouillonnant « The sprawl« .

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Loin de calmer le jeu, le tonitruant « ‘Cross the breeze » s’impose comme un des mes chouchous, avec ce cri déchirant « I wanna know« , le tout sur une rythmique infernale qui représente bien toute l’urgence et la fureur qui couve au sein de cette jeunesse. Plus planant, « Eric’s trip » constitue une excellente pause avant que « Total trash » ne renoue avec les sons distordus.

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La rythmique décolle à nouveau avec le tonitruant « Hey Joni » avant le très étrange « Providence« , piano-voix unique en son genre (le piano est très clair quand la voix semble venir d’un vieux phonographe ou d’une archive radiophonique, avec un très gros grain). « Candle » propose quand à lui quelque chose de plus classique, quasi-instrumental. Avant un final grandiose.

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Le triptyque « Rain King« -« Kissability« -« Trilogy » est juste extra. Riff ultra bourrin pour le premier (parfait pour ouvrir un concert), rythme tonitruant pour la suite avant un morceau de bravoure de plus de 14 minutes en final, une chanson somme qui regroupe toutes les qualités de l’album pour un résultat unique. En résumé, un pur chef d’oeuvre qui fera décoller la carrière du groupe auprès du grand public, entraînera la signature du groupe sous le mythique label Geffen et imposera la quatuor au sommet de la discipline, inspirant par la suite différents genres (punk, grunge). Pour une durée certes météorique mais quel plaisir ce fût à entendre !

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