« Kill ’em all » de Metallica : les débuts du trash métal.

Il y a déjà 28 ans paraissait un album bien vénère qui allait changer la face du monde métal. Quatre jeunes garçons à peine sortis de la puberté et armés d’une grande motivation, 2 guitares, une basse et une paire de baguette accompagnée de la batterie réglementaire enregistraient leur 1er album studio. Il fallait ensuite choisir un titre. Le 1er choix était « Metal up your ass ». Les producteurs et les dirigeants du Label le refusèrent. Apprenant la nouvelle, le jeune bassiste Cliff Burton répondit à cela par « Just kill ’em all« .

Les 4 cavaliers de Metallica à leurs débuts. Et avant le Biactol.

L’album s’ouvre sur « Hit the lights » un titre rythmé à mort et commençant par un vrombissant solo de batterie avant que les guitares ne déboulent, soutenues par une basse démentielle. La voix du chanteur n’a pas encore le caractère que lui donneront des années de concert, d’alcool et de clopes mais James Hetfield hurle à plein poumons sa rage du monde. Pas question de ralentir le rythme puisque que le galop de « The four horsemen » arrive à brides abattues. Riffs rageurs, rythme démentiel, batterie en furie, chants nerveux, c’est une véritable tornade musicale qui ne pouvait trouver sa source qu’en Californie. Le titre suivant est un hommage à un autre groupe à la rythmique appuyée, Motörhead qui devient donc « Motorbreath« . La recette est la même, avec des solos qui surgissent au moment où l’on ne s’y attend pas, des refrains plein de rage et des instruments qui lâchent tout. On se dit qu’on va respirer avec le titre suivant. Il n’en est rien, on est pas là pour ça bon sang. « Jump in the fire » creuse encore le sillon des titres précédents et propose des solos endiablés qui vous font headbanger comme jamais.

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Le rythme retombe enfin avec le titre suivant qui est en fait le solo de démo produit par Cliff Burton avant d’intégrer le groupe pour voir ce qu’il avait dans le ventre. Soutenu par Lars Ulrich à la batterie au milieu du morceau, c’est une tuerie sans nom, un morceau de bravoure unique. Retour aux affaires avec « Whiplash » et ses changements intempestifs de mélodies . C’est brut, c’est fort, c’est puissant et le plaisir reste intact. Vient ensuite « Phantom lord » et le groupe nous plante à nouveau un riff de dingue. « No remorse » continue sur la lancée puis c’est le monumental « Seek and destroy » et le final explosif de « Metal militia » qui martèle le message de la révolution en marche. Bon, on sait depuis qu’il n’en a rien été, n’empêche que c’est beau de rêver, surtout sur des albums de ce calibre.

Depuis, le groupe a eu la carrière que l’on connaît et même si les derniers albums ont quelque peu déçu, l’espoir d’un retour à des textes plus sombres est revenu avec l’annonce de la fin de l’enregistrement d’un album de 10 pistes écrits en collaboration avec Lou Reed, l’ancien guitariste mythique du Velvet Underground, celui qui est aussi considéré comme le père du métal indus (via l’album « Machine Music« ). Si le quatuor californien (composé des historiques James Hetfield, Kirk Hammett et Lars Ulrich accompagné à la basse, LE poste maudit du groupe, de Robert Trujillo) ne renouera jamais avec les rythmes trépidants de ses débuts, on croit dur comme fer qu’il continuera à nous entraîner dans la folle chevauchée sonnée par les 4 cavaliers du métal.

http://www.youtube.com/watch?v=ZjGU6VYZbdk

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