« Pet sounds » by The Beach Boys : la consécration.

Cet album est d’abord la conséquence d’une rivalité artistique entre le plus grand groupe du monde (The Beatles) et un autre, éternel outsider plébiscité par le public mais boudé par les critiques. La Brit Invasion est alors à son plus haut niveau aux USA et Brian Wilson, le leader artistique du groupe, décide de venir rivaliser sur le terrain du groupe de Liverpool. Et si rivalité il y a, il ne s’agit en rien d’une rivalité en carton comme maintenant (genre celle entre 50 Cent et ce bon à rien de Kanye West). L’émulation est permanente entre ces 2 groupes qui se respectent et qui rivalisent d’ingéniosité et de trouvailles pour épater l’autre. Ainsi, « Rubber soul » des Beatles inspirera « Pet sounds » qui lui-même influencera « Sgt. Pepper« . Bref, la compétition fera rage et permettra d’écrire certaines des plus belles pages de la musique.

Image de prévisualisation YouTube

L’évolution du groupe est patente déjà dans les paroles, Wilson rangeant planches de surf et filles faciles dans le placard et se recentrant sur l’amour et ses 1000 variations. Cela donne des lyrics très travaillées, ciselées avec soin par un orfèvre des mots. Encore faut-il que, musicalement, les mélodies soient à la hauteur. De ce coté là, pas de souçi, la musique (et l’harmonie vocale) ayant toujours été un domaine d’excellence pour le combo.

Image de prévisualisation YouTube

Le disque s’ouvre par une chanson on ne peut plus guillerette : « Wouldn’t it be nice« . Véritable appât pour les fans du groupe mais qui seront vite refroidis par la suite : une succession de balades qui multiplient les mélodies douces, des rythmiques plus lentes et une infinité de variations permises grâce aux innovations technologiques. Les chansons sont toujours aussi courtes mais infiniment plus profondes et complexes. La couverture du disque, aussi, donne le ton puisqu’elle évoque plus la tranquille et cosy campagne anglaise que l’immensité ensoleillée des plages californiennes.

Image de prévisualisation YouTube

Certaines pistes restent assez rythmées mais dans l’ensemble, le groupe a très largement évolué vers quelque chose de plus profond et adulte, tout en « trahissant » le fan des débuts. Plus pop que rock, le nouvel opus du groupe sera quelque peu boudé à domicile mais de l’autre coté de l’Atlantique, on lui tressera des lauriers, Paul McCartney allant jusqu’à déclarer que le titre « God only knows » était la plus belle chanson d’amour jamais écrite. Ainsi, les Beach Boys seront élu meilleur groupe de l’année 1966 en Angleterre, un véritable exploit puisque de 1963 à 1970, seul les Beatles auront droit à cet honneur. En 1995, la magazine Mojo le consacrera meilleur album de tous les temps et Rolling Stone lui accordera la 2ème place. Un classique on vous dit !

Image de prévisualisation YouTube
Un commentaire Ajoutez les votres
  1. Les vieilles chansons sont parfois les meilleures. Si vous ne l’avez pas remarqué, pas mal d’artistes, et surtout les DJs, prennent ces sons et les remixent en faisant quelque chose de moderne. Nous ne pouvons pas dire que nous n’écoutons pas ce genre de chanson vu que nous passons notre temps à bouger dessus quand nous sommes en boite. Alors, arrêtons d’être hypocrites et voyons les choses comme elles sont !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Protected with IP Blacklist CloudIP Blacklist Cloud