« Smash » de The Offspring : dans ta face !!

1994, c’est d’abord un choc. Non, ce n’est pas le tir au but raté de Roberto Baggio en finale de coupe du monde qui sacre le Brésil pour la 4ème fois, vous vous êtes gouré de blog. Non, c’est la disparition de Kurt Cobain, le leader de Nirvana (et dont « Nevermind » fête son 20ème anniversaire ce mois-ci). Alors que le grunge voit partir sa figure la plus iconique, le punk-rock californien rebondit grâce à un groupe qui avait déjà provoqué une mini-secousse avec « Ignition » en 1992 : il s’agit de The Offspring et leur 3ème galette sonne comme un des standards du genre.

Le groupe au complet, le look de skaters californiens comme art de vivre.

La voix en ouverture nous dit bien que c’est « Time to relax » mais c’est tout le contraire dès l’intro de la 1ère chanson : « Nitro (Youth energy) » n’invite pas vraiment à la méditation. Batterie trépidante, rythme démentiel, chant très speed, on est pas là pour réfléchir mais bien pour jumper dans tous les sens, pogotter avec son voisin d’à coté et headbanger comme un taré. Après cette décharge courte mais intense (comme la plupart des morceaux, à peine plus de 2’30), place à « Bad habit« . Intro à la basse, guitare frétillante, chant qui part lentement et batterie en embuscade avant un break rageur pour un titre qui continue dans la lancée de son prédécesseur. Les chœurs sont dynamiques, le rythme toujours aussi soutenu et l’adrénaline afflue. Pas le temps de souffler, voiçi « Gotta get away« . Batterie, basse et guitare avant un chant moins nerveux. Ce qui frappe là encore, c’est l’efficacité redoutable des refrains, merveille de précision. Place ensuite à « Genocide« , plus dans la veine des 2 premières pistes et qui relance le rythme. La guitare est toujours aussi virtuose, le rythme toujours plus endiablé et on en redemande. On sera rassasié.

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« Something to believe in » est un must du genre, toujours plus vite, toujours plus fort bref, l’arrogance et la soif de vitesse de cette jeunesse californienne carbure à plein régime. « Come out and play (Keep ’em separated) » et le tubesque « Self esteem » (et son break d’instru mortel) embrayent puis c’est « It’ll be a long time » et son break de guitare monumental qui poursuivent l’album. Suit la reprise de « Killboy powerhead » et « What happened to you » dont le rythme a semble-t-il largement influencé le groupe Ska-P avant l’expéditif « So alone » et l’ultra-rythmique « Not the one« . L’album se conclut sur « Smash« , feu d’artifice total qui vous laisse (d)étendu, enfin, sur votre lit (ou votre canapé voire sur le sol). En pistes cachées, des petites instrus qui font plaisir et hop, on rappuie sur « Play » car ça s’écoute sans fin.

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L’album, plus gros succès pour un label indépendant, sera le plus gros carton commercial du groupe, le mètre-étalon de leur style, il figure sur la liste des « 1001 albums qu’il faut écouter avant de mourir » et il a multiplié les disques de platine comme d’autres les petits pains. Bref, un incontournable du genre. Actuellement, le groupe prépare un nouvel album, qui aura fort à faire suite aux multiples déceptions subies par les fans et un dernier opus qui est loin d’avoir cassé la baraque (la crise du disque n’aidant pas) mais aucune date de sortie n’est avancée. A suivre donc…

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Un commentaire Ajoutez les votres
  1. bien résumé, tout à fait d’accord. Depuis le dernier album est sorti et après plusieurs écoutes on voit que le groupe a changé mais reste dans la cours des grands !

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