« The downward spirals » de Nine Inch Nails : la recette d’un suicide réussi !

Alors oui, un tel titre, ce n’est guère vendeur. Dans le fond, vous aurez raison mais voyons les choses en face : le 3ème album studio du groupe mythique de Trent Reznor est tout sauf une invitation à profiter du bonheur éternel. Chronique de la plongée dans la folie d’un homme, cet album combine ambiance malsaine et compositions hardcore.

NIN est le fleuron d’un genre assez particulier : le métal indu(striel). Les guitares sont saturées, les paroles (percutantes et désespérées) hurlées, les ambiances très travaillées en post-prod et le tout filerait le bourdon au plus joyeux des Télétubbies et à Casimir. Trent Reznor est le seul membre permanent du groupe, il fait ensuite appel à quelques musiciens afin de le soutenir, puisque le bougre assure l’écriture, la composition, l’interprétation (vocale et instrumentale) et la production. Un pur génie musical donc.

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Opéra déprimant parcouru par des morceaux perturbants, alternant riffs saturés, batterie déchaînés, sons uniques obtenus avec l’électronique mais aussi des plages plus calmes avec du piano. Les paroles elles, reflètent un mal être prégnant (« Help me » dans « Closer« ) ou encore délire comme l’atteste le refrain de « I don’t want this » : « I want to know everything/ I want to be everywhere/ I want to fuck everyone in the world/ I want to do something that matter » bref, la psyché d’un ado type. C’est dark, sans issue, sans espoir et les morceaux n’obéissent à aucune règle de construction classique d’une chanson.

Certaines chansons ne sont pas à mettre sous toutes les oreilles, les hurlements pouvant en agacés plus d’un(e) mais ils sont justifiés. Ma préférée est « Reptile« , une des compositions les plus sombres du groupe mais aussi une des plus stimulantes et qui compte beaucoup dans le cœur des fans de NIN. Et puis elle nous entraîne doucement vers l’apothéose finale de « Hurt » et son riff inattendu, qui zèbre le morceau tel un éclair et qui dure, qui dure, et puis enfin, le silence. Un chef d’oeuvre.

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Je suis content que ça vous plaise.

    C’est un truc tellement spécial que j’ai un peu hésité avant d’en parler donc ça me fait doublement plaisir. A noter que Trent Reznor a remporté cette année l’Oscar de la meilleure BO pour « The social network », également chroniqué sur le site.

    Bonne écoute.

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