« Tron : L’héritage » par Daft Punk : l’évidence d’une rencontre.

En effet, l’annonce de la collaboration entre le célèbre duo électro parisien et l’univers techno-futuriste de la suite du film culte de Steven Liesberger a réjoui les fans de musique et de cinéma. Et fait naître énormément de fantasmes. Cette BO, bien que particulièrement jouissive par moments, m’a de prime abord un peu déçu. Et pour tout dire, je ne suis pas un fan absolu du groupe contrairement à l’ensemble de la critique musicale vu tous les avis favorables que ce bel objet a reçu.

Le cinéma et les Daft Punk, c’est une vieille histoire d’amour qui s’est concrétisé fréquemment avec les participations des différents membres du combo à diverses collaborations (avec Gaspar Noé sur « Irréversible« , leur film « Interstella 5555« ). Il s’agit là d’une collaboration plus importante et différente vu qu’il faut essayer de coller avec les images et trouver un rythme particulier entre morceaux très courts et d’autres plus longs pour les séquences d’action. Le gros défaut selon moi, c’est qu’on reconnaît très vite leurs influences (non avouées) : Inception, Jason Bourne et un peu de Matrix. Depuis le choc de la BO de Hans Zimmer, c’est simple, tous les blockbusters incluent de la corne de brume dans leurs compos (les 2 BO ont été écrites à peu près à la même époque mais la sortie d' »Inception » est plus récente). On retrouve donc aussi le tapis de violons de la saga de l’espion amnésique et le choc de celle des frères Wachowski. Et je ne parle pas juste de l’orchestration mais des mélodies ! Les autres influences (officelles) sont Vangelis, John Carpenter, Bernard Herrmann et Maurice Jarre.

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Pour le reste, je dois dire que ça reste d’un excellent niveau, surtout quand le duo fait de l’électro pur ainsi que quelques mix des genres très réussis comme sur « Battle« , « Arena  » (qui ressemble un peu à du « Blade runner« ), « Rinzler » et autres. On sent toutefois une véritable puissance du son qui vous fait fréquemment décoller de votre fauteuil et leur efficacité n’est jamais remise en cause. Enregistré avec l’orchestre philharmonique de Londres (et ils en profitent pour nous livrer le magnifique « Adagio for TRON« ), cette BO se savoure à plein régime, avec des basses bien ressenties et quelques mélodies imparables.

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Les fans ont pour la plupart adhérés, les groupe s’est permis une petite apparition clin d’oeil dans le film, les ventes ont été excellentes et ce malgré les résultats en demi-teintes du film. La pointe de déception que j’ai ressentit à la 1ère écoute a fini par laisser place à un moment de pur détente et de kiff.

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