« X-Men : First Class » d’Henry Jackman : le retour des super-héros.

Si dans les années 2000 le film de super-héros est devenu une habitude, il a souvent eu droit à un traitement musical assez peu à la hauteur si ce n’est sur la franchise « Spider-Man » (avec Danny Elfman à la baguette), le 1er épisode de la saga « X-Men » (par Michael Kamen) et sur la saga « The Dark Knight« . Le reste du temps, la musique était une simple illustration de combats blindé d’effets numériques et souvent dépourvu d’âme, notemment à cause de scores trop plats ou convenus. Henry Jackman est le 5ème compositeur à travailler sur la saga « X-Men » au cinéma (5 films à ce jour). Le film de Matthew Vaughn a valeur de test pour lui (après « Kick-Ass« , il doit transformer l’essai avec un blockbuster) et pour une franchise moribonde (un 3ème épisode en dessous de tout et le spin-off sur Wolverine complètement raté). Pour la musique, il fait appel à un jeune compositeur anglais, qui a déjà pas mal travaillé pour les studios auprès de grands noms : Henry Jackman.

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Déjà présent sur « Kick-Ass« , Jackman repense alors complètement le thème de la saga (même si l’on retrouve quelques sonorités du 1er film) et surtout, s’adapte à l’histoire : le film joue sur l’uchronie et se déroule en 1962. Il va alors opter pour un mélange de classique et de rock (1962 est une année charnière du genre) pour un résultat d’une modernité absolue qui met au claque à la musique du genre.

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Le thème principal est un crescendo qui part sur un tapis de violons façon John Powell avant de convoquer les cuivres en arrière-plan (façon Basil Poledouris) et d’exploser au final. Ainsi, on retrouve des notions un peu perdues comme l’amplitude ou la puissance et le résultat vous fait décoller les poils des bras.

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Il varie peu ses thèmes mais joue surtout sur les instrumentations, convoquant en force des guitares électriques sur l’excellent « X-Training » ou des percussions plus présentes (« Magneto« ) et il y a bien sûr le complexe « Let battle commence » dans lequel on ressent les changement de personnages en fonction de la musique. Bon, il y a aussi un morceau plus basé sur l’émotion pure qui reprend quasi-intégralement (à 2 notes près) celle de Hans Zimmer sur « La ligne rouge » (« Mutant and pride« ) mais bon, il y a plein de morceaux magnifiques qui nous font décoller, appuyant magnifiquement les séquences du film (au passage, l’un des meilleurs du genre). C’est simple, on peut l’écouter en boucle et vous pouvez vous en servir pour soignez vos entrées. Un petit bijou de BO, comme on en entend que trop rarement.

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