« You really got me » de The Kinks : les frémissements du hard rock.

A quoi tient une carrière? Parmi la multitude de groupe anglais voulant faire du rock au début des années 60, il y a donc ce combo composé de 2 frères (un au chant, l’autre à la guitare) appuyée par un bassiste et un batteur et qui répond au nom de The Ravens. Ils sont finalement signé en 1964 par un petit label, Pye Records qui va sortir leur 1er single, une reprise de « Long tall Sally » de Little Richards… qui ne rencontrera aucun succès. Le 2ème single subira le même sort et les dirigeants du label pensent à couper le contrat avec The Ravens (depuis rebaptisé The Kinks). Le groupe cherche son style, un style dur, rageux, sale a contrario d’une production propre et au son très pur. De rage, le guitariste Dave Davies lacère son ampli et enregistre dans la foulée le riff d’intro de « You really got me« . Le son est désaturé, sale, pénétrant. The Kinks a trouvé son style puis le succès (n°1 en UK, n°7 aux USA). La légende marche en avant vers 10 ans de triomphe. Grâce à une lame de rasoir.

La définition du mot "dandy".

Dès les 1ère notes, l’auditeur est saisi par le son si particulier qui lui envoie cette guitare. La voix arrive tout doucement et monte peu à peu, soutenu par un choeur énergique puis tout se déchaîne pour un refrain court mais efficace. On repart pour un petit couplet, un piano fait son apparition en fond tandis que les quelques notes du riff continue de frapper les oreilles de l’auditeur. Et puis vient le moment du riff du break. Le son désaturé apparaît à son plus haut niveau et continue de désarçonné. Puis c’est la conclusion, toute en brutalité. Au final, 135 secondes de rythme, d’intensité folle et pour celui qui écoute, une envie irrépressible de se lever, de gigoter, de foutre le dawa bref, du rock and roll.

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Le titre est considéré par certains spécialistes comme l’acte fondateur du punk voire du hard rock grâce à ce son si particulier et cette façon de percuter notre sens de l’audition. Le single suivant du groupe, « All day and all of the night« , reprendra la même formule et installera le groupe aux sommets du genre, aux coté des Beatles, des Rolling Stones et autres The Who.

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Le titre a connu depuis de multiples reprises, la 1ère par Dick Rivers en 1964, en français, sous le titre « La seule qui me tient« . Le groupe Van Halen lui offrira une 2nde jeunesse en 1978 (et relancera un peu la carrière du groupe). Elle été régulièrement reprise depuis par divers ou bien chantée par des concurrents de télé-crochet, en France ou ailleurs. Bien évidemment, elle fait aussi partie de la monstrueuse BO du film « Good morning England« . Un vrai morceau pilier du genre, un classique fondateur, une source d’inspiration éternelle et un tube incontournable.

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