BO de « Good morning England » : l’époque bénie du rock.

Sortit en 2009, le 2ème film du surdoué Richard Curtis narrait l’histoire de l’une des nombreuses radios pirates qui émettaient au Royaume-Uni au milieu des années 60, en réponse à l’interdiction par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté de diffuser du rock (ou alors limité à 45 minutes par jour sur la BBC). Ce qui était fort dommage car le genre explosait et un paquet de groupes se lançaient dans cet univers en friche, à grands coups de riffs ravageurs et de refrains ultimes. Et la BO est une magnifique compilation de cette époque très riche d’un point de vue créatif.

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Si le 1er disque s’ouvre par une reprise de Duffy de « Stay with me baby« , le reste est presque entièrement composé de titres sortis entre 1966 et 1967 (la période sur laquelle se déroule le film). Et c’est ce qui m’a le plus marqué à la vision du film (et à l’écoute de tous ces titres qui le parsèment) : toutes ces chansons incroyables sont sorties en l’espace de 2 ans !! Une richesse que l’on ne retrouve plus guère de nos jours (comparez avec les BO des hits de l’année type celle de NRJ et vous verrez).

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Rendez-vous compte, on retrouve sur la BO les groupes suivants : The Kinks, The Who, Jimi Hendrix, Otis Redding, Jeff Beck, The Turtles, The Supremes, Cat Stevens et j’en passe. Malgré quelques anachronismes, on est bien devant une playlist de dingues, une compilation de ce qui se faisait de mieux et qui a permis aux artistes d’aujourd’hui d’être ce qu’ils sont. Tous les groupes entendus dans le film n’apparaissent toutefois pas sur les 2 disques, à cause de problèmes de droits et de place.

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Au petit jeu des comparaisons, Duffy a le redoutable défi de confronter sa voix sur la chanson de Lorraine Ellison et si on constate que d’un point de vue technique elle l’emporte haut la main, elle ne peut rivaliser sur le plan de l’émotion. En effet, les outils modernes permettent d’obtenir un son cristallin, d’une perfection absolu mais on perd le grain et une partie du charme de l’enregistrement analogique. De plus, l’interprétation de Ellison demeure plus bouleversante et m’a donné la chair de poule.

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En conclusion, une compil d’une richesse infinie, permettant à ceux qui, comme moi, n’ont pas connu cette époque, de découvrir des tubes immortels et de se replonger avec délice dans l’ambiance du film.

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