« Freak on a leash » de Korn : du jamais entendu !

Korn restera comme l’un des groupes majeurs d’un genre qu’il a lui-même popularisé : le nu-metal, genre mixant des sons très lourds avec des influences hip-hop. Le groupe californien est déjà très populaire dans le monde et ses 2 albums précédents se sont très bien vendus mais l’enchaînement de ces derniers les ont épuisés, à cause des tournées mondiales qui vont avec. Après un gros break de 18 mois et une composition de l’album appliquée, ils sortent leur 1er single à la fin de l’année 1998. « Freak on a leash » débarque aux USA le 5 février 1999 et il va tout de suite cassé la baraque.

Munky (guitare), Fieldy (basse), David Silviera (batterie), Head (guitare) et Jonathan Davis (chant) = Korn


Il y a tout d’abord une ambiance sonore unique avec des guitares qui jouent sur la distorsion et la dissonance des sons quand la basse se fait très lourde et que la batterie roule en fond en jouant aussi beaucoup sur les cymbales. Les paroles sont assez sombres et évoquent des choses intérieures qui tiraillent le héros. Le couplet très lent précède un refrain qui permet aux guitares de s’exciter un peu tandis que la basse prend de plus en plus d’importance. Retour du couplet avant le pont et le refrain et puis là, on change tout, Jonathan Davis se lançant dans un flot d’onomatopées avant de lancer un rageur « go » et là, c’est le break de malade qui déploie ses ailes et qui fait entrer l’auditeur dans une transe jamais ressentie jusque là et qui sera régulièrement reprise par le groupe dans leurs morceaux suivants. La chanson s’achève sur une discordance majeure et la voix de Davis donne sa pleine mesure.

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Mais il est difficile de ne pas évoquer l’incroyable clip qui illustre le single. Todd McFarlane, dessinateur de comic-book créateur du super-héros Spawn est alors en tête des ventes grâce à sa création, fer de lance de sa maison d’éditions Image Comics.  Il signe la sublime pochette de l’album et c’est tout naturellement que le groupe lui confie la réalisation du clip du titre phare de leur album. Le résultat dépassera tout ce qu’on avait pu voir à l’époque et la vidéo raflera la plupart des prix majeurs de la catégorie (MTV Award du meilleur clip de rock et du meilleur montage) quand la chanson fera elle aussi une moisson de trophées.

En bref, cette chanson devient un tube planétaire, relayée par un clip exceptionnel et participe grandement au succès colossal du 3ème effort du groupe qui s’écoulera à 14 millions d’exemplaires et qui consacrera Korn comme LE groupe de métal des 90’s. Onde de choc auditive, virtuosité visuelle, succès commercial exceptionnel, la réussite est totale et ne sera plus jamais égalée dans la carrière du groupe qui depuis, s’il continue de fournir des titres toujours aussi puissant (de moins en moins souvent), ne retrouve plus la même inspiration.

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