Metallica S&M : le mariage explosif Part 1

Après leur album d’inédits et de reprises « Garage Inc. », le groupe californien Metallica concrétise un fantasme de leur regretté bassiste Cliff Burton. En effet, ce dernier était fan de musique classique et plus particulièrement de J-S Bach et il nourrissait le rêve de marier le classique et le métal en un même son (ce qui avait déjà était fait en 1969 par Deep Purple accompagné de l’orchestre symphonique royal). Aussi, quand Michael Kamen participe à l’arrangement du titre « Nothing else matters » sur « The black album« , il fait part de son désir de tenter le coup. La graine qu’il plante ce jour là germera plus tard, à la fin de la décennie.Quand on lui propose de tenter le coup pour un concert de 2 jours, le compositeur de cinéma n’hésite pas trop et il travaille d’arrache pied afin de parvenir à un mélange harmonieux et respectueux du travail des rockers mais aussi des musiciens classiques. Quand il y parvient, les répétitions commencent et le concert aura lieu les 21 et 22 avril 1999. Pour assurer la partie symphonique, il fait appel à l’orchestre symphonique de San Francisco. Le jour du concert, ces derniers sont accueillis par une foule en délire habillé pour un concert de métal. Cela les boostera autant que ça les intimidera (au début en tout cas).

James Hetfield et Michael Kamen

L’album s’ouvre avec une reprise de « Ecstasy of gold » d’Ennio Morricone issu de la B.O de « Le bon, la brute et le truand ». Le groupe entre en scène et enchaîne avec « The call of Ktulu« , morceau instrumental de près de 9 minutes et qui provoque direct un hérissement des poils. La puissance des guitares, la rythmique des percussions se mélange avec perfection au son des violons, des tubas et des hautbois. Mais il reste une question : que faire avec la voix puissante de James Hetfield ? Afin d’y répondre, je vous laisse juge du morceau suivant, un des meilleurs de groupe : « Master of puppets« .

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Le doute est levé, place au reste du show. « Of wolf and man » arrive et on continue sur la même lancée. Le mixage impeccable fait que chaque instrument a sa place, la conduite de Michael Kamen est extra, on tape dans ses mains, on bouge sa longue chevelure de métalleux avec envie et ça colle au plafond de bonheur. « The thing that should not be« , « Fuel » et « The memory remains » s’enchaînent et on en revient toujours pas, on déguste avec un plaisir rare et on redécouvre les morceaux accompagné d’un orchestre classique qui décuple leur puissance.

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Vient ensuite le 1er inédit du double-album « No leaf clover » co-signé par Lars Ulrich et James Hetfield. Commençant sur fond de péplum, la suite nous fait encore plus tripper. Le mariage de ces 2 univers fonctionne au-delà de toutes les espérances et les morceaux suivants « Hero of the day« , « Devil’s dance » et « Bleeding me » (avec son somptueux et fracassant break) ne feront que renforcer cette impression : cette idée folle donne là un des meilleurs albums de tous les temps.

Mais on était encore loin du compte avant que ne débute le 2nd CD…
To be continued…

Mise à jour du 25 Avril 2011 :
Lire le mariage explosif Part 2

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