Story of The Who. Part 2

La scène, c’est le lieu d’expression dans lequel le groupe se révèle le plus car le rock est avant tout vivant. Là où les autres groupes sont plus destroy en coulisses que sur scène, The Who fait les 2. En Angleterre, leur réputation n’est plus à faire, surtout dans un pays réputé pour ses règles de bienséances (ce qui contre-balance, et explique sans doute aussi, les nombreux artistes contestataires que le Royaume a engendré). Parmi les nombreuses prestations scéniques, on pourra retenir celle de Monterrey et le fameux duel de guitaristes entre Pete Townshend et Jimi Hendrix, qui est avant tout une histoire d’égo : le sort décida du groupe qui devait passer en 1er et il désigna le quatuor londonnien. Hendrix lança alors à Townshend « Je vais tout envoyer ». alors l’anglais décida que lui aussi, il allait donner le maximum. Une nouvelle preuve de l’arrogance et du fort caractère britannique. Ils furent aussi de la partie à Woodstock et rassemblèrent (avec Miles Davis, Hendrix et d’autres) 600 000 personnes sur l’île de Wight en 1969 et 1970.

Image de prévisualisation YouTubeSur scène, ils se donnent à fond : Daltrey repousse ses limites vocales et joue à faire tournoyer son micro tel une fronde, Townshend fait du windmill (s’inspirant d’un mouvement furtif de Keith Richards, vu lors d’un concert dans sa jeunesse) c’est à dire qu’il fait tournoyer son bras avant de jouer un accord, tel un moulin à vent et Keith Moon fait du Keith Moon, c’est à dire qu’il détruit son engin. Reste le bassiste John Entwistle, qui la joue sobre tout en restant un musicien de génie avec un jeu de doigts jamais égalé. Le public en raffole, les médias les réclament et leurs prestations survoltées à grands coups de power chords, de destruction d’instruments les font entrer dans la légende du rock. Et la musique dans tout ça ? Et bien, le groupe continue d’innover.

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On commence en 1969 avec « Tommy« , qui, s’il n’est pas le 1er opéra rock, reste l’un des plus marquants. On suit donc la trajectoire d’un jeune sourd-muet-aveugle qui cache un terrible secret. L’album sera plus tard adapté au théâtre, le groupe le jouera accompagné de l’orchestre philarmonique de Londres et Roger Waters s’en est beaucoup inspiré pour « The Wall » tant on retrouve certaines mélodies et thématiques. Le disque s’écoute facilement et témoigne de l’évolution du groupe. En 1971, c’est l’éléctrochoc « Who’s next » qui contient de nombreux tubes tel que l’électrisant « Baba O’Riley« , le mosntrueux « Won’t get fooled again » et la ballade « Behind blue eyes« . Énorme carton critique et public, ce disque introduit les synthétiseurs dans le rock et demeure aujourd’hui une référence du genre. La génèse compliquée du disque témoigne aussi de la capacité à rebondir du groupe qui, malgré des avis divergeant, a su accoucher de morceaux ciselés et représentatifs de leur style.

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Afin de conclure en beauté leur période expérimentale, ils accoucheront ensuite de « Quadrophénia« , double-album ambitieux et titanesque, qui introduit des instruments comme les cuivres et le piano de façon plus importante et donne une nouvelle ampleur au groupe. Pete Townshend signe seul les 17 morceaux de cet opéra-rock, allant au bout de ses envies (et effaçant ainsi, un peu, l’échec de son projet « Lighthouse« ) et nous offre quelques morceaux de bravoure exceptionnels. Malheureusement, ce projet pharaonique marque aussi le début de la fin du groupe, le gigantisme du disque ne pouvant être totalement retranscrit sur scène, la faute aussi à des moyens techniques pas assez évolués. Le point fort du groupe devient ainsi son talon d’Achille.

To be continued…

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