Du bon usage des Beastie Boys en 2016

Tweet Groupe cher au cœur de notre rédac’ chef, les Beastie Boys se sont hélas séparés en 2014 suite au décès de l’un de ses membres fondateurs, Adam Yauch aka MCA. Pour autant, la postérité ne s’arrête pas là et le cinéma est donc là pour assurer le passage de témoins entre les générations puisque deux…

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« L’opération diabolique » : un générique, deux génies.

Tweet Aujourd’hui un peu négligé par les producteurs et les différents créateurs qui œuvrent dans les produits audiovisuels, le générique tenait autrefois une place importante dans un film et était l’oeuvre de beaucoup de soin, en tout en ce qui concerne certaines grosses productions. Ainsi, certains noms de l’époque sont aujourd’hui considérés comme de vraies…

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Les Casseurs Flowteurs (Orelsan et Gringe)

Tweet Sur son album « Le chant des sirènes« , Orelsan avait invité son pote Gringe pour un duo retentissant (« Ils sont cools » et son clip en hommage au manga « Les chevaliers du Zodiaque ») qui suivait un morceau évoquant à demi-mot ce même pote qu’il souhaitait sortir d’une mauvaise passe (le morceau « La morale »). Ces retrouvailles ont…

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BO « Le 13ème guerrier » de Jerry Goldsmith : le son des Vikings

La BO d’un film à l’histoire aussi chaotique que « Le 13ème guerrier », qui a connu de nombreux remous lors de sa post-production, ne pouvait être qu’elle même chaotique. Alors que la guerre qui oppose Michael Crichton (auteur du livre à la base du film et producteur de l’adaptation) à John McTiernan fait rage, le 1er cité finit par avoir le dernier mot sur l’auteur de la BO. McTiernan voulait Graeme Revell, qui venait d’ailleurs de finir son score (que nous n’écouterons donc jamais, rejoignant ainsi de nombreuses autres BO perdues dans les tiroirs des éxécutifs d’Hollywood), Crichton veut engager Jerry Goldsmith car il affirme avoir besoin d’un thème principal puissant et reconnaissable. Et comme il est le producteur, il aura le dernier mot. Si je ne soutiens pas totalement le travail de Crichton sur le film, sur ce point là, je suis assez d’accord.

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MULATU ASTATKE au Trianon à Paris le 10 octobre

Tweet Pour son premier album publié sur un label international, le père de l’ « éthio-jazz » nous livre sa musique particulièrement riche, nourrie de tout son parcours : formation de  percussionniste, études de composition, collaborations avec nombre de jazzmen au premier rang desquels Duke Ellington, influences jazz et latines, et bien sûr musique traditionnelle…

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BO de « Moulin Rouge » : le 1er musical du XXIème siècle.

Pour ma dernière chronique avec blog-zik, j’ai choisit de finir par un feu d’artifice avec le dernier volet de la trilogie du rideau rouge de l’australien Baz Luhrmann, « Moulin Rouge » était une oeuvre ambitieuse et folle, démesurée donc risquée, baroque et se voulant comme le musical ultime. Casting de poids, budget costumes et décors conséquents et donc une BO de folie, qui convoque Craig Armstrong, Madonna, Christina Aguilera, David Bowie, Marilyn Monroe, Police et j’en passe dans un feu d’artifice de couleurs, de sons et de fureur.

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BO de « Sucker Punch » : la reprise comme credo.

Ah ça, on peut dire que Zack Snyder est un réalisateur qui divise. Accusé de n’être qu’un simple faiseur, assez doué, et d’enchaîner les adaptations d’œuvres reconnues en les dépouillant de leur moëlle (ce qui n’est pas tout à fait faux), le bougre draine aussi une solide communauté de fans. Il pensait bien, avec « Sucker Punch » et son scénario original, s’affirmer comme un auteur. Si le film n’est pas raté et constitue un moment assez fun, il confirme aussi les limites de son auteur. Mais dans son délire, il avait décidé d’accorder une importance particulière à la musique, manière de contrôler de bout en bout son oeuvre. Sa BO est en grande partie composée de reprises ré-arrangées par son complice Tyler Bates (un compositeur assez médiocre au style bourrin) et Marius De Vries (compositeur de « Moulin Rouge », référence assumée de Snyder). Un duo qui s’en sort pas mal dans cet exercice casse gueule.

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BO de « Apocalypto » de James Horner : welcome to the jungle !

Le problème avec Mel Gibson est à peu près le même qu’avec Dieudonné : on ne peut pas prononcé son nom sans déclencher des réactions épidermiques aux arguments éculés et hors sujets. Car oui, depuis ses déclarations chocs et ses frasques diverses, l’ancienne star est devenu un paria. Ainsi, après le carton mondial de « La passion du Christ », produit et réalisé tout seul par un Gibson tournant le dos aux studios, Mad Mel avait toute latitude pour faire un film d’aventures puissant, bluffant, unique et à la mise en scène viscérale : « Apocalypto ». Et retrouver 13 ans après le compositeur James Horner, qui signe là son meilleur ouvrage de la décennie.

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BO de « Ill Manors » de Ben Drew : le hip hop cockney !

Si la patrie du hip hop demeure les USA, il est un petit pays qui réussit régulièrement l’exploit de renouveler des canons que l’on croyait essorés. Et non, ce n’est pas la France, trop écrasée par les modèles US et empêtrés dans des opérations marketings foireuses. Les anglais n’ont pas ce complexe d’infériorité protégés qu’ils sont par leur arrogance légendaire. Ainsi, en plus de sortir un film de gangsters qui dépoussière un genre tombé dans les clichés les plus crasseux (et qui confirme la bonne forme du cinéma UK dans le cinéma de genre sur les 10 dernières années), le jeune Ben Drew (qui sort des albums sous le nom de Plan B) signe une BO qui fait du (bon) bruit.

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« Sunshine » par John Murphy : la meilleure BO du genre depuis « 2001 ».

Le film de Danny Boyle, sortit en 2007, était d’ailleurs souvent comparé au chef d’oeuvre métaphysique de Stanley Kubrick. La nature de ses thèmes l’en rapproche énormément (ainsi qu’une approche scientifique très réaliste) mais la principale différence réside dans le traitement visuel, Boyle ne renonçant jamais complètement à ses tics de technicien hyper doué et un amour sincère pour le cinéma de genre (le survival notamment içi à l’oeuvre). Pour la musique, il en va de même. A l’élégance des valses autrichiennes, place aux sonorités éléctro de l’anglais John Murphy. Sans oublier les violons quand même.

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« Braveheart » de James Horner : epic music !

Même si c’est mon 2ème billet sur une de ses BO, James Horner ne fait pas partie de mes préférés de la spécialité. Mélodies simplistes, fortes tendances à la répétition d’un film à l’autre, pas beaucoup de musiques révolutionnaires ou expérimentales mais une sacrée collection de récompenses quand même puisque ce dernier est souvent amené à travailler sur des films mainstream et en lice pour les Oscars et autres, nouvelle preuve de son côté consensuel. Mais il faut aussi être honnête et reconnaître que, tout au long de sa longue carrière (il a fait ses débuts en 1978 à 23 ans), il a quand même signée quelques BO de qualité, apportant une vraie plus value par ses notes (« Aliens », « Willow » et ce film là notamment).

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BO de « Batman » par Danny Elfman : le mètre-étalon de la musique de super-héros.

Alors oui, concernant la musique de super-héros, il y avait bien avant ce film celle de John Williams pour le « Superman » de Richard Donner mais par la suite, le genre n’avait pas vraiment perduré et n’avait donc pas vraiment pu être comparé à ses successeurs. Là, le film a lancé la vague d’adaptations des héros DC et surtout Marvel et elle demeure, 25 après sa sortie, une véritable référence, y compris pour son auteur qui a par la suite travaillé sur la saga « Spider-Man » (n°1 et 2) et « Hulk ».

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Si on nous entend pas crier dans l’espace, c’est pour mieux entendre la BO d' »Aliens » par James Horner ! (True story)

Pour prendre la suite de Ridley Scott 7 ans après le 1er volet, les producteurs de la 20th Century Fox ont choisis James Cameron comme réalisateur (il fût choisit avant la sortie de « Terminator » et la mise en chantier d' »Aliens » a été repoussé le temps qu’il finisse ce dernier). Afin d’imprimer un style différent du film précédent (grosse exposition, peu de plans du monstre, une ambiance claustro limite théâtrale avec un décor unique), ce dernier opte pour un film de guerre total. Le compositeur change également puisque la légende Jerry Goldsmith laisse la place à James Horner, qui comme lui, a travaillé sur la saga « Star Trek ». Ce dernier signera une BO évidemment plus martiale et puissante.

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BO de « Requiem for a dream » de Clint Mansell : le son (trop cool) de la dépression

Il aura suffit d’un seul film pour lancer la carrière de Clint Mansell, musicien et chanteur anglais qui démarra dans le cinéma après la séparation de son groupe Pop will eat itself. Déjà à l’oeuvre sur la BO de « Pi », le 1er film de Darren Aronofsky, il collabore à son 2ème film, qui n’aura guère plus de succès en salles que le précédent qui atteindra un statut d’oeuvre culte auprès des jeunes de l’an 2000 : « Requiem for a dream ». Acclamé par la critique, le film doit une grande part de sa réussite formelle à sa BO, véritable petit bijou à la mélodie entêtante et qui deviendra un standard très vite récupéré par la TV et les trailers de cinéma et de jeux vidéo.

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Ennio Morricone mais sans western dedans !

Véritable institution dans le domaine de la BO, l’italien Ennio Morricone s’est fait connaître en donnant une nouvelle sonorité au western grâce aux films de Sergio Leone. Si ces différentes compositions sont admirables, révolutionnaires, sublimes et anthologiques, il est dommage de réduire un artiste aussi important et prolifique à quelques partitions. Oui, car le vénérable Morricone a composé plus de 500 partitions (!!) en plus de 60 ans de carrière (cinéma mais aussi TV, courts, docus), empilé les récompenses (près de 50) et vendus plus de 70 millions d’albums dans le monde. Une légende on vous dit.

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BO de « The Blues Brothers » : tout simplement mythique !

Au départ, The Blues Brothers est un duo crée à l’occasion du show TV Saturday Night Live, véritable institution US qui a vu défiler la plupart des grands comiques américains du XXème siècle et qui continue encore de fournir les sitcoms et le cinéma. Dan Aykroyd et John Belushi sont donc les frères Elwood et Jake Blues, 2 types à l’allure dégingandée, costard noir et lunettes de soleil, mous et ayant l’extraordinaire faculté à se mettre dans des situations pas possible. Ce groupe fictif, agrémenté de nombreux musiciens de talent, deviendra un phénomène de scène et sortira plus d’une vingtaine d’albums, même après la mort de John Belushi.

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BO de « Là-haut » de Michael Giacchino : la magie de la mélodie.

Plus connu pour ses collaborations avec J.J Abrams (« M:I III », « Star Trek », « Super 8 » au cinéma, les séries « Alias », « Lost » et « Fringe »), Michael Giacchino collabore régulièrement avec le studio Pixar puisqu’il a déjà signé 2 BO pour eux (« Les Indéstructibles » et « Ratatouille », tout deux signé Brad Bird) avant d’être engagé pour celle de « Là-haut », le nouveau projet un peu fou du studio. Oui, car ce projet a pour pitch les aventures exotiques d’un veuf retraité de 78 ans. Ce qui aurait suscité une indifférence polie dans n’importe quel studio se voit crédité içi d’un budget de 200 millions de $. Encore faut-il savoir émerveillé le spectateur tout en lui donnant une bonne dose d’émotions diverses. Le studio livrera içi son meilleur film, un chef d’oeuvre ultime alliant perfection technique, ingéniosité du scénario et décharges d’émotions pures.

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« X-Men : First Class » d’Henry Jackman : le retour des super-héros.

Si dans les années 2000 le film de super-héros est devenu une habitude, il a souvent eu droit à un traitement musical assez peu à la hauteur si ce n’est sur la franchise « Spider-Man » (avec Danny Elfman à la baguette), le 1er épisode de la saga « X-Men » (par Michael Kamen) et sur la saga « The Dark Knight ». Le reste du temps, la musique était une simple illustration de combats blindé d’effets numériques et souvent dépourvu d’âme, notemment à cause de scores trop plats ou convenus. Henry Jackman est le 5ème compositeur à travailler sur la saga « X-Men » au cinéma (5 films à ce jour). Le film de Matthew Vaughn a valeur de test pour lui (après « Kick-Ass », il doit transformer l’essai avec un blockbuster) et pour une franchise moribonde (un 3ème épisode en dessous de tout et le spin-off sur Wolverine complètement raté). Pour la musique, il fait appel à un jeune compositeur anglais, qui a déjà pas mal travaillé pour les studios auprès de grands noms : Henry Jackman.

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Hommage en musique au réalisateur Tony Scott.

Le 19 août dernier, le réalisateur Tony Scott se suicidait à l’âge de 69 ans, sans doute atteint d’une maladie grave. Peu apprécié des cinéphiles bobos qui ne voyait en lui qu’un simple faiseur d’images au style insupportable (bien que reconnaissable entre 1000 selon eux, ce qui en fait, de facto pour moi, un grand metteur en scène), ce cinéaste était cher à mon coeur et à celui de plusieurs cinéphages, à l’esprit plus ouvert, car il faut bien reconnaître que si ses films divisent, ils portent sa marque et certains sont de vrais bijoux du genre, des trésors de mise en scène et des champs d’expérimentation riche en trouvailles. Et puis il y a aussi quelques BO cultes dans le lot.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 4 : Le roi lion.

1994. Voilà désormais 8 ans que le studio Disney revit par la grâce de quelques réalisateurs de talent qui ont fait d’un studio au nom clinquant, mais sous respirateur artificiel, le mastodonte de l’animation mondiale. « Aladdin » avait passé la barre des 200 millions de $ au BO US, « La belle et la bête » avait décroché une nomination à l’Oscar du meilleur film mais il faut faire encore plus fort. Le studio prépare 2 films : l’un mineur et l’autre appelé à devenir un chef d’oeuvre absolu. Mais bon, ce sont des estimations de costards-cravates et le public va se charger de leur rappeler qu’il reste seul maître de ses goûts.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 3 : Aladdin.

Le studio Disney a signé son grand retour d’un point de vue artistique et côté finances, rien à dire. Et pourtant, il va encore aller plus haut. Le nouveau projet du studio est l’adaptation d’un conte arabe ayant pour héros un jeune voleur des rues nommé Aladdin qui va réveiller un super génie qui lui accordera 3 voeux. Le parolier Howard Ashman signait là sa dernière participation à un film Disney avant sa disparition en 1991 et la plupart de ses chansons ne nous sont pas parvenues car le script a subi d’important changement durant les 3 années de développement. Il sera remplacé par Tim Rice et la qualité continuera d’être au rendez-vous, toujours avec le fidèle Alan Menken à la baguette.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 2 : La Belle et la Bête.

La sortie de « La petite sirène » étant un triomphe, le studio est désormais relancé d’un point de vue artistique et financier. Le second duo créatif à l’oeuvre sera donc Kirk Wise et Gary Trousdale, qui arrivent sur un projet déjà bien avancé, l’adaptation d’un autre conte européen : « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Au départ assez noire, l’adaptation retrouve des couleurs avec l’arrivée sur le projet du duo gagnant Alan Menken-Howard Ashman, le compositeur et le parolier déjà à l’oeuvre sur le film précédent. Tout est prêt pour concocter un film qui marquera le petit monde de l’animation et qui replacera définitivement le studio sur le devant de la scène.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 1 : La petite sirène.

1985 : Disney sort « Taram et le chaudron magique », dessin animé ambitieux et sombre, trop pour le public qui boude le film et grève les finances du studio de l’oncle Walt, qui cherche un second souffle. L’année suivante, une nouvelle équipe menée par John Musker et Ron Clements livre « Basil, détective privé ». 1986, c’est aussi cette année que John Lasseter, un autre élève de CalArts (une école d’art fondée par Walt Disney et par laquelle sont passé Tim Burton, Henry Selick ou encore Brad Bird) fonde un petit studio d’animation baptisé Pixar. L’un comme l’autre seront à l’origine du redressement artistique (et financier) du studio, chacun à leur tour. 1989 : le duo Musker-Clements arrive avec « La petite sirène » et relance le studio Disney dans la course du divertissement pour petits et grands grâce à ce film qui combine ambitions artistiques, des personnages assez modernes et une bonne dose d’humour, le tout porté par une musique devenue incontournable dans son univers par la grâce d’un compositeur emblématique qui a fracassé des records et braqué les Oscars : Alan Menken.

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Bo de « Le dernier des Mohicans » : le lyrisme épique (presque) à son plus haut.

Si le film de Michael Mann présente un souffle épique aussi fort et une capacité inouïe à vous soulever les poils les bras, il le doit en grande partie au score de Trevor Jones qui signe un thème principal tout simplement sublime, depuis pourri par son utilisation abusive au sein d’un show télé bien nase (et qui a heureusement disparu), mais qui reste, dans le contexte du film, une réussite totale. L’accouchement de la BO et du film ont en outre été douloureux et Randy Edelman est venu prêté main forte à la baguette. Car oui, la BO de « Le dernier des Mohicans », aussi belle soit-elle, est une oeuvre amputée, tout comme le film.

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BO de « 1492, Christophe Colomb » de Vangelis : le mix de tout.

Sortit il y a tout juste 20 ans (le 9 ocotbre 1992 en sortie quasi-mondiale) le film « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott fêtait le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par le navigateur gênois (oui, parce que le viking Eric Le Rouge l’avait fait 2 siècles avant lui mais comme il était pas aller le clamé tout fort sur CNN et Bloomberg, personne s’en souvient), mais il marquait aussi les retrouvailles du réalisateur avec celui qui avait composé la musique de son « Blade Runner » en 1982. Il a donc la lourde tâche d’illustrer musicalement ce film qui sera un bide cosmique à sa sortie. Au contraire de sa BO qui deviendra un classique dont la qualité surpasse celle du film.

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BO de « Charlie’s Angels » : du fun et pis c’est tout !

La vague des adaptation 70’s a déboulé à la fin des années 90 et s’est poursuivit durant le début des années 2000 (avant de finir d’exploiter le filon et de passer aux séries des 80’s) Celui de « Charlie et ses drôles de dames » débarque à la fin de l’année 2000 avec un trio d’actrices sexy et derrière la caméra, un mec venu du clip, le sympathique McG. La BO qui accompagne le film (sortit 10 jours) se révèle assez hétéroclite, cumulant vieux tubes, morceaux écrit pour le film par des groupes réputés et quelques perles oubliées. Une BO de blockbuster hollywoodien en somme.

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BO de « Predator » d’Alan Silvestri : quand E.T fighte Rocky !

Si le DVD (et le blu-ray) de « Predator » s’arrachent, il y a une chose que les fans s’arrachent encore plus, c’est la BO de « Predator ». Régulièrement éditée, très vite épuisée, elle demeure une des préférée des geeks du monde entier. Le film tout d’abord est le meilleur survival de l’histoire (avec « Delivrance » de John Boorman, les red-necks sodomites ayant été remplacé içi par un extra-terrestre belliqueux) et il a imposé son réalisateur, John McTiernan, comme l’un des meilleurs à Hollywood. Il a conforté le statut d’action-star de Arnold Schwarzenegger et le Predator est devenu une des icône les plus mythique de la pop culture. Mais la musique d’Alan Silvestri participe elle aussi grandement à cette réussite. Déjà auteur de celle de « Retour vers le futur » (et puis de celle de « Delta Force », composée sur son synthé un samedi matin à n’en pas douter), il doit sa participation au film au désistement d’une légende du genre : Jerry Goldsmith. Silvestri perpétuera son style en y ajoutant des sonorités tribales du plus bel effet, donnant ainsi au belliqueux extra-terrestre toute sa dimension épique.

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BO de « Bienvenue à Gattaca » de Michael Nyman : de la pureté du violon.

Le compositeur anglais Michael Nyman est assez connu des plus pointu des cinéphiles pour ses compositions pour les films de Peter Greenaway et surtout pour celle de « La leçon de piano ». A vrai dire, il fait très peu de BO à peine une vingtaine depuis 1982), se consacrant plus aux opéras et autres livrets. En 1997, le scénariste Andrew Niccol le contacte pour assurer celle de son 1er film en temps que réalisateur : « Bienvenue à Gattaca ». Le cinéaste anglais profite de l’occasion qui lui est donné pour offrir aux oreilles des spectateurs une musique absolument sublime qui accompagne parfaitement le film, à l’univers clinique, oppressant et fascinant. Comme les notes de Nyman.

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BO de « Gangs of New York » : parce qu’il n’y pas que la musique classique pour illustrer un film d’époque.

C’est vrai que quand on pense film épique (ou épopée historique), on a plus en tête les sublimes mélodies de Maurice Jarre, Miklos Rosza, Michel Legrand, John Williams etc… Et si Martin Scorsese est un cinéphile absolu, il est aussi un féru de musique et son style s’accomode mal du classique (surtout depuis la disparition de Bernard Herrmann). Il puise donc dans ses propres collections et s’adjoint les services de Robbie Robertson en tant que consultant musical pour faire quelques unes de ses BO. Et pour « Gangs of New York », qui inaugure son retour au 1er plan après des 90’s traversée en fantôme, il s’associe avec Howard Shore et collecte quelques chants traditionnels irlandais, les couplant avec quelques pépites dénichées on ne sait où pour un résultat à l’image de l’Amérique et de son film : brutal, métissé et flamboyant.

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BO de « Les seigneurs de Dogtown » : l’époque bénie du rock.

Le film « Les seigneurs de Dogtown » de Catherine Hardwicke, sortit en 2005, retrace l’odyssée des Z-Boys, surfers californiens (pléonasme) qui ont révolutionné la pratique du skate-board (ils en faisaient comme on fait du surf en fait). Produit par David Fincher (qui, à la base, devait le réaliser), le film est un biopic intéressant qui dresse le portrait d’une génération dorée mais qui s’est perdue dans les méandres d’un système qui broie ses idoles et qui exploite tout ce qui marche auprès de la jeunesse, quitte à n’y rien comprendre. Pour la BO, la réalisatrice texane choisit du rock 70’s d’époque (encore heureux que les Z-Boys n’aient pas officiés au milieu des 80’s sinon…). Et c’est du lourd !

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Rock Report : Fantastic Nobody

Tweet Après un passage remarqué à La Sirène, à La Rochelle, et dernièrement au Nouveau Casino à Paris, Fantastic Nobody, groupe parisien dont deux anciens membres d’Asyl font partie, enchaîne une série de concerts sur la capitale. « Fantastic Nobody, c’est la rencontre entre une plasticienne voyageuse et deux musiciens issus d’un groupe de rock. De…

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« Tron : L’héritage » par Daft Punk : l’évidence d’une rencontre.

En effet, l’annonce de la collaboration entre le célèbre duo électro parisien et l’univers techno-futuriste de la suite du film culte de Steven Liesberger a réjoui les fans de musique et de cinéma. Et fait naître énormément de fantasmes. Cette BO, bien que particulièrement jouissive par moments, m’a de prime abord un peu déçu. Et pour tout dire, je ne suis pas un fan absolu du groupe contrairement à l’ensemble de la critique musicale vu tous les avis favorables que ce bel objet a reçu.

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« Immigrant song » remixé par Trent Reznor : sombre et glauque.

Après avoir décroché un Oscar pour sa formidable BO du film « The social network » de David Fincher, c’est tout naturellement que ce dernier a poursuivi sa collaboration avec le duo Reznor/Ross pour son film suivant, la nouvelle adaptation du roman « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » (rappelons aussi que Fincher avait utilisé un titre de NIN pour le générique d’ouverture de « Seven »). Une ambiance plus propice à l’épanouissement de l’univers musical du binôme donc. Alors que les fans de la saga et du réalisateur trépignent d’impatience, le teaser débarque enfin accompagné d’une affiche des plus osée. Et pour accompagner les images du film, on a droit à une reprise du mythique « Immigrant song » de Led Zeppelin (dit aussi générique de « 50 min inside » pour les incultes. Au secours !). La toile s’enflamme, la chanson déboîte et la BA tourne en boucle sur mon PC. Vivement 2012 !

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BO de « Scott Pilgrim vs the world » : le son du geek !

Mal distribué et vendu l’hiver dernier en France, voiçi sans nul doute le meilleur film de geek faits ces dernières années. Un film sur des geeks, fait par un vrai geek (l’excellent réal Edgar Wright s’en charge) et pour des geeks. Bon, du coup, ça sectarise un peu mais au moins, ça donne un film inventif, plein de punch, rafraichissant et qui procure un plaisir continu longtemps après sa vision. Et bien sûr, pour un film pareil, il faut une BO bien foutue. En prenant Beck pour s’occuper de la partition originale, déjà, ça partait bien. Mais le tout s’efface derrière la qualité du track-list.

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« Inception » d’Hans Zimmer : quand Piaf s’incruste dans un blockbuster.

Visiblement satisfait de leur collaboration sur la saga « Batman » nouvelle génération (en binôme avec James Newton Howard), Christopher Nolan fait appel à Hans Zimmer pour composer la bande son de son film de SF « Inception ». Il va faire de la musique du film une composante essentielle, s’impliquant jusqu’à produire cette dernière.

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La BO de « Starship troopers » de Basil Poledouris : l’ultime chef d’oeuvre du maestro.

La collaboration entre le réalisateur Paul Verhoeven et le compositeur Basil Poledouris a commencé en 1985 sur le film « La chair et le sang » et les 2 compères se sont retrouvés sur « RoboCop » avant de travailler une ultime fois sur « Starship troopers » en 1997. C’est dans ce film de SF que Poledouris donnera sa pleine mesure, offrant au film démentiel de Verhoeven un écho puissant, ample et brillant. Le genre du space opéra est peu fréquenté et il nécessite une composition musicale que seul une poignée de compositeurs peuvent atteindre (John Williams et Jerry Goldsmith étant de ceux-là, rejoint sur le podium par Poledouris). Jamais égalé depuis,

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« Drive » de Cliff Martinez : la BO brut de décoffrage !

Si le film « Drive » cartonne autant en salle, ce n’est pas seulement grâce à sa réalisation purement géniale, ou au charisme de Ryan Gosling ou bien encore son script basique mais efficace, c’est un ensemble de choses et la BO envoûtante que l’on doit à Cliff Martinez, habituel collaborateur de Steven Soderbergh (8 collaborations), et qui nous colle au siège par la grâce de ses beats, en est une partie intégrante. Le précédent film de Nicolas Winding Refn utilisait des guitares électriques dans un film de vikings pour un résultat bluffant et là encore, il surprend en utilisant de l’électro dans un monde de grosses caisses plutôt fréquenté par des rouleurs de mécaniques issu du hip-hop (type « Fast and furious »). Il en résulte une BO indispensable, qui certes n’égale pas la puissance des images du film mais qui prolonge l’expérience avec délice.

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« L’étrange noël de Monsieur Jack » de Danny Elfman : la BO d’Halloween.

A la base, il y a un poème du réalisateur Tim Burton qui a donné lieu à une adaptation sur grand écran par Henry Selick en 1993. Mais pour faire une comédie musicale, l’un des acteurs majeurs reste bien sûr le compositeur. Et c’est un fidèle de Tim Burton qui va s’en charger en la personne du compositeur Danny Elfman. Ce dernier compose les chansons, en écrit les paroles mais se charge aussi de l’interprétation de ses propres chansons car l’acteur qui double Jack dans le film ne chante pas assez bien (de son propre aveu). Ce maître de la musique gothique grand public vient de trouver là son plus beau terrain de jeu et il va en profiter.

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« Take a look around » de Limp Bizkit : un thème mythique revisité version bad boy.

Tom Cruise est frustré. Citoyen américain, il ne pourra jamais jouer James Bond. Alors il demande à ce que soit crée un espion sans peur et sans reproche : ce sera Ethan Hunt et il deviendra le héros d’une saga cinématographique vaguement adaptée d’une série TV des 60’s, j’ai nommé « Mission : Impossible ». Et, à la manière de la saga « Alien », chaque épisode sera dirigé par un réalisateur différent qui apportera son propre univers. Après le cérebral avec Brian DePalma, place au bourrinage et aux ralentis 120 images/seconde avec John Woo. Et comme Danny Elfman cède sa place à Hans Zimmer à la musique, le thème phare subit lui aussi un lifting avec le groupe de nu-métal Limp Bizkit.

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La BO de « Ghost Dog » by The RZA : le melting pot hip-hop qui dépote !

Jim Jarmusch aime bien confié la BO de ses films à des compositeurs qui ne sont pas issus du milieu du cinéma : le jazzman John Lurie, le rocker Neil Young et donc, pour le film « Ghost Dog », l’un des leaders du Wu-Tang Clan, The RZA. Ce dernier a l’habitude de mêler les ambiances sonores orientales avec le hip-hop et il apparaît comme le choix idéal pour ce film où un tueur de la Mafia afro-américain travaille en adéquation avec le bushido, le code d’honneur des samouraïs.

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B.O de « Conan le Barbare » : le son de l’heroïc-fantasy.

Quand Dino de Laurentiis se lance au début des années 80 dans le projet de l’adaptation des romans de Robert E. Howard relatant les aventures d’un barbare prénommé Conan, il veut mettre en fond sonore de la pop-music, comme cela avait si bien fonctionné (rires étouffé) sur le grandiose (rires contenus avec difficulté) « Flash Gordon ». John Milius le persuadera de faire marche arrière. Ouf !

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The Wall : album-concept avant d’être une B.O.

Nous sommes le 6 juillet 1977, au stade Olympique de Montreal et les Pink Floyd joue à guichets fermés devant 80 000 personnes. Le public est bouillant et siffle chaque chanson du groupe. Roger Waters, le bassiste, est passablement agacé par cette attitude bien ingrate et irrespectueuse. Il se dirige alors vers un spectateur du 1er rang et il lui crache au visage. Scandale. Cela l’amène à se poser de profondes questions sur son art, sur ce qu’il est, ce qu’il représente, bref, ça le turlupine pas mal. De cet incident, il en tirera un double-album et un film réalisé par Alan Parker.

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La B.O de « Le mécano de la Général » par Joe Hisaishi.

« Le mécano de la Général » est film de 1926 réalisé par Clyde Bruckman et Buster Keaton. A cette époque, les films n’avaient pas de BO à proprement parler mais ils bénéficiaient d’un accompagnement live dans certaines salles avec un pianiste ou un petit orchestre qui suivaient les indications des producteurs afin de faire « vivre » le film d’un point de vue sonore.

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