Du bon usage des Beastie Boys en 2016

Tweet Groupe cher au cœur de notre rédac’ chef, les Beastie Boys se sont hélas séparés en 2014 suite au décès de l’un de ses membres fondateurs, Adam Yauch aka MCA. Pour autant, la postérité ne s’arrête pas là et le cinéma est donc là pour assurer le passage de témoins entre les générations puisque deux…

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« L’opération diabolique » : un générique, deux génies.

Tweet Aujourd’hui un peu négligé par les producteurs et les différents créateurs qui œuvrent dans les produits audiovisuels, le générique tenait autrefois une place importante dans un film et était l’oeuvre de beaucoup de soin, en tout en ce qui concerne certaines grosses productions. Ainsi, certains noms de l’époque sont aujourd’hui considérés comme de vraies…

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Les Casseurs Flowteurs (Orelsan et Gringe)

Tweet Sur son album « Le chant des sirènes« , Orelsan avait invité son pote Gringe pour un duo retentissant (« Ils sont cools » et son clip en hommage au manga « Les chevaliers du Zodiaque ») qui suivait un morceau évoquant à demi-mot ce même pote qu’il souhaitait sortir d’une mauvaise passe (le morceau « La morale »). Ces retrouvailles ont…

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BO « Le 13ème guerrier » de Jerry Goldsmith : le son des Vikings

La BO d’un film à l’histoire aussi chaotique que « Le 13ème guerrier », qui a connu de nombreux remous lors de sa post-production, ne pouvait être qu’elle même chaotique. Alors que la guerre qui oppose Michael Crichton (auteur du livre à la base du film et producteur de l’adaptation) à John McTiernan fait rage, le 1er cité finit par avoir le dernier mot sur l’auteur de la BO. McTiernan voulait Graeme Revell, qui venait d’ailleurs de finir son score (que nous n’écouterons donc jamais, rejoignant ainsi de nombreuses autres BO perdues dans les tiroirs des éxécutifs d’Hollywood), Crichton veut engager Jerry Goldsmith car il affirme avoir besoin d’un thème principal puissant et reconnaissable. Et comme il est le producteur, il aura le dernier mot. Si je ne soutiens pas totalement le travail de Crichton sur le film, sur ce point là, je suis assez d’accord.

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BO de « Moulin Rouge » : le 1er musical du XXIème siècle.

Pour ma dernière chronique avec blog-zik, j’ai choisit de finir par un feu d’artifice avec le dernier volet de la trilogie du rideau rouge de l’australien Baz Luhrmann, « Moulin Rouge » était une oeuvre ambitieuse et folle, démesurée donc risquée, baroque et se voulant comme le musical ultime. Casting de poids, budget costumes et décors conséquents et donc une BO de folie, qui convoque Craig Armstrong, Madonna, Christina Aguilera, David Bowie, Marilyn Monroe, Police et j’en passe dans un feu d’artifice de couleurs, de sons et de fureur.

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« The bomb shelter sessions » de Vintage Trouble : la nostalgie éternelle.

En ces temps de « C’était mieux avant », il n’est pas étonnant de voir pulluler un maximum de groupes (bien aidé par un marché de la musique, et des arts en général, en pleine explosion) qui recyclent des tics et/ou des sons anciens, qui reviennent aux bases de ce qui les faisaient rêver plus jeunes et qui, une fois leur groupe formé, s’ingénient à le refaire, avec un son plus moderne. Ainsi, après la vague de groupe commençant par « The », la nouvelle mode est au vintage. Et en l’occurrence içi, ça vaut le détour.

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BO de « Sucker Punch » : la reprise comme credo.

Ah ça, on peut dire que Zack Snyder est un réalisateur qui divise. Accusé de n’être qu’un simple faiseur, assez doué, et d’enchaîner les adaptations d’œuvres reconnues en les dépouillant de leur moëlle (ce qui n’est pas tout à fait faux), le bougre draine aussi une solide communauté de fans. Il pensait bien, avec « Sucker Punch » et son scénario original, s’affirmer comme un auteur. Si le film n’est pas raté et constitue un moment assez fun, il confirme aussi les limites de son auteur. Mais dans son délire, il avait décidé d’accorder une importance particulière à la musique, manière de contrôler de bout en bout son oeuvre. Sa BO est en grande partie composée de reprises ré-arrangées par son complice Tyler Bates (un compositeur assez médiocre au style bourrin) et Marius De Vries (compositeur de « Moulin Rouge », référence assumée de Snyder). Un duo qui s’en sort pas mal dans cet exercice casse gueule.

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J’étais au concert de The Who le 3 juillet 2013 à Bercy !!!

A l’occasion de leur venue à Paris pour leur tournée 2013, j’ai donc assisté au concert des mythique The Who pour la reprise de leur légendaire album opéra-rock « Quadrophenia » (plus quelques autres titres). Et pour le coup, j’ai pris une claque old school avec un show millimétré mais aussi furieux, virtuose, rythmé et d’une tranquille assurance.

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BO de « Good morning England » : l’époque bénie du rock.

Sortit en 2009, le 2ème film du surdoué Richard Curtis narrait l’histoire de l’une des nombreuses radios pirates qui émettaient au Royaume-Uni au milieu des années 60, en réponse à l’interdiction par le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté de diffuser du rock (ou alors limité à 45 minutes par jour sur la BBC). Ce qui était fort dommage car le genre explosait et un paquet de groupes se lançaient dans cet univers en friche, à grands coups de riffs ravageurs et de refrains ultimes. Et la BO est une magnifique compilation de cette époque très riche d’un point de vue créatif.

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BO de « Apocalypto » de James Horner : welcome to the jungle !

Le problème avec Mel Gibson est à peu près le même qu’avec Dieudonné : on ne peut pas prononcé son nom sans déclencher des réactions épidermiques aux arguments éculés et hors sujets. Car oui, depuis ses déclarations chocs et ses frasques diverses, l’ancienne star est devenu un paria. Ainsi, après le carton mondial de « La passion du Christ », produit et réalisé tout seul par un Gibson tournant le dos aux studios, Mad Mel avait toute latitude pour faire un film d’aventures puissant, bluffant, unique et à la mise en scène viscérale : « Apocalypto ». Et retrouver 13 ans après le compositeur James Horner, qui signe là son meilleur ouvrage de la décennie.

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« Songs for the deaf » de Queens of the stone age : le concept du chef d’oeuvre.

Le groupe Queens of the stone age est issu de la séparation du groupe Kyuss et le chanteur Josh Homme en était le leader et il souhaitait malgré tout continuer dans sa voie. Après 2 albums appréciés de la critique mais un peu passé inaperçu, l’heure est venue de connaître la consécration. Le groupe a largement soldé son passif avec Kyuss et a déjà trouvé son courant musical. Le disque est un album-concept qui proposera entre les chansons des intermèdes du style des radios US de Californie, injectant ainsi une bonne dose d’humour. le titre : « Songs for the deaf », chansons pour les sourds. Une bonne excuse pour monter le volume.

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BO de « Ill Manors » de Ben Drew : le hip hop cockney !

Si la patrie du hip hop demeure les USA, il est un petit pays qui réussit régulièrement l’exploit de renouveler des canons que l’on croyait essorés. Et non, ce n’est pas la France, trop écrasée par les modèles US et empêtrés dans des opérations marketings foireuses. Les anglais n’ont pas ce complexe d’infériorité protégés qu’ils sont par leur arrogance légendaire. Ainsi, en plus de sortir un film de gangsters qui dépoussière un genre tombé dans les clichés les plus crasseux (et qui confirme la bonne forme du cinéma UK dans le cinéma de genre sur les 10 dernières années), le jeune Ben Drew (qui sort des albums sous le nom de Plan B) signe une BO qui fait du (bon) bruit.

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« Sunshine » par John Murphy : la meilleure BO du genre depuis « 2001 ».

Le film de Danny Boyle, sortit en 2007, était d’ailleurs souvent comparé au chef d’oeuvre métaphysique de Stanley Kubrick. La nature de ses thèmes l’en rapproche énormément (ainsi qu’une approche scientifique très réaliste) mais la principale différence réside dans le traitement visuel, Boyle ne renonçant jamais complètement à ses tics de technicien hyper doué et un amour sincère pour le cinéma de genre (le survival notamment içi à l’oeuvre). Pour la musique, il en va de même. A l’élégance des valses autrichiennes, place aux sonorités éléctro de l’anglais John Murphy. Sans oublier les violons quand même.

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« Braveheart » de James Horner : epic music !

Même si c’est mon 2ème billet sur une de ses BO, James Horner ne fait pas partie de mes préférés de la spécialité. Mélodies simplistes, fortes tendances à la répétition d’un film à l’autre, pas beaucoup de musiques révolutionnaires ou expérimentales mais une sacrée collection de récompenses quand même puisque ce dernier est souvent amené à travailler sur des films mainstream et en lice pour les Oscars et autres, nouvelle preuve de son côté consensuel. Mais il faut aussi être honnête et reconnaître que, tout au long de sa longue carrière (il a fait ses débuts en 1978 à 23 ans), il a quand même signée quelques BO de qualité, apportant une vraie plus value par ses notes (« Aliens », « Willow » et ce film là notamment).

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« Daydream Nation » by Sonic Youth : la claque !!!

Parmi tous les groupes indés de la Big Apple ayant fleuri dans les 80’s, la postérité retient surtout les Sonic Youth, véritable porte-étendard d’une jeunesse éprise de liberté en pleine vague reaganienne. Après plusieurs albums au succès confidentiel assortis de prestations scéniques dantesques, le groupe accédera enfin à une notoriété plus large en 1988 avec « Daydream Nation ». Des paroles enflammées, des riffs dévastateurs, une rythmique exceptionnelle pour une succession de titres tous plus intenses les uns que les autres.

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BO de « Batman » par Danny Elfman : le mètre-étalon de la musique de super-héros.

Alors oui, concernant la musique de super-héros, il y avait bien avant ce film celle de John Williams pour le « Superman » de Richard Donner mais par la suite, le genre n’avait pas vraiment perduré et n’avait donc pas vraiment pu être comparé à ses successeurs. Là, le film a lancé la vague d’adaptations des héros DC et surtout Marvel et elle demeure, 25 après sa sortie, une véritable référence, y compris pour son auteur qui a par la suite travaillé sur la saga « Spider-Man » (n°1 et 2) et « Hulk ».

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Si on nous entend pas crier dans l’espace, c’est pour mieux entendre la BO d' »Aliens » par James Horner ! (True story)

Pour prendre la suite de Ridley Scott 7 ans après le 1er volet, les producteurs de la 20th Century Fox ont choisis James Cameron comme réalisateur (il fût choisit avant la sortie de « Terminator » et la mise en chantier d' »Aliens » a été repoussé le temps qu’il finisse ce dernier). Afin d’imprimer un style différent du film précédent (grosse exposition, peu de plans du monstre, une ambiance claustro limite théâtrale avec un décor unique), ce dernier opte pour un film de guerre total. Le compositeur change également puisque la légende Jerry Goldsmith laisse la place à James Horner, qui comme lui, a travaillé sur la saga « Star Trek ». Ce dernier signera une BO évidemment plus martiale et puissante.

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BO de « Requiem for a dream » de Clint Mansell : le son (trop cool) de la dépression

Il aura suffit d’un seul film pour lancer la carrière de Clint Mansell, musicien et chanteur anglais qui démarra dans le cinéma après la séparation de son groupe Pop will eat itself. Déjà à l’oeuvre sur la BO de « Pi », le 1er film de Darren Aronofsky, il collabore à son 2ème film, qui n’aura guère plus de succès en salles que le précédent qui atteindra un statut d’oeuvre culte auprès des jeunes de l’an 2000 : « Requiem for a dream ». Acclamé par la critique, le film doit une grande part de sa réussite formelle à sa BO, véritable petit bijou à la mélodie entêtante et qui deviendra un standard très vite récupéré par la TV et les trailers de cinéma et de jeux vidéo.

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Ennio Morricone mais sans western dedans !

Véritable institution dans le domaine de la BO, l’italien Ennio Morricone s’est fait connaître en donnant une nouvelle sonorité au western grâce aux films de Sergio Leone. Si ces différentes compositions sont admirables, révolutionnaires, sublimes et anthologiques, il est dommage de réduire un artiste aussi important et prolifique à quelques partitions. Oui, car le vénérable Morricone a composé plus de 500 partitions (!!) en plus de 60 ans de carrière (cinéma mais aussi TV, courts, docus), empilé les récompenses (près de 50) et vendus plus de 70 millions d’albums dans le monde. Une légende on vous dit.

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BO de « The Blues Brothers » : tout simplement mythique !

Au départ, The Blues Brothers est un duo crée à l’occasion du show TV Saturday Night Live, véritable institution US qui a vu défiler la plupart des grands comiques américains du XXème siècle et qui continue encore de fournir les sitcoms et le cinéma. Dan Aykroyd et John Belushi sont donc les frères Elwood et Jake Blues, 2 types à l’allure dégingandée, costard noir et lunettes de soleil, mous et ayant l’extraordinaire faculté à se mettre dans des situations pas possible. Ce groupe fictif, agrémenté de nombreux musiciens de talent, deviendra un phénomène de scène et sortira plus d’une vingtaine d’albums, même après la mort de John Belushi.

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« Pet sounds » by The Beach Boys : la consécration.

Cet album est d’abord la conséquence d’une rivalité artistique entre le plus grand groupe du monde (The Beatles) et un autre, éternel outsider plébiscité par le public mais boudé par les critiques. La Brit Invasion est alors à son plus haut niveau aux USA et Brian Wilson, le leader artistique du groupe, décide de venir rivaliser sur le terrain du groupe de Liverpool. Et si rivalité il y a, il ne s’agit en rien d’une rivalité en carton comme maintenant (genre celle entre 50 Cent et ce bon à rien de Kanye West). L’émulation est permanente entre ces 2 groupes qui se respectent et qui rivalisent d’ingéniosité et de trouvailles pour épater l’autre. Ainsi, « Rubber soul » des Beatles inspirera « Pet sounds » qui lui-même influencera « Sgt. Pepper ». Bref, la compétition fera rage et permettra d’écrire certaines des plus belles pages de la musique.

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« To lose my life » de White Lies : sous l’influence de Muse.

Ce n’est pas une critique mais plutôt un constat. Il est indéniable que le trio du Devon (Muse) a fortement influencé la scène rock internationale et forcément dans son propre pays. Le trio londonien White Lies est composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. On retrouve les influences dans l’utilisation d’instruments classiques (violons, piano) pour un rendu spectaculaire, puissant et sensoriel, loin de la perfection mélodique de leurs aînés certes mais dans un style différent. Leur 1er album, « To lose my life », est une nouvelle démonstration de la grande diversité et de la grande qualité de la scène rock anglaise et s’impose comme un groupe à suivre.

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BO de « Là-haut » de Michael Giacchino : la magie de la mélodie.

Plus connu pour ses collaborations avec J.J Abrams (« M:I III », « Star Trek », « Super 8 » au cinéma, les séries « Alias », « Lost » et « Fringe »), Michael Giacchino collabore régulièrement avec le studio Pixar puisqu’il a déjà signé 2 BO pour eux (« Les Indéstructibles » et « Ratatouille », tout deux signé Brad Bird) avant d’être engagé pour celle de « Là-haut », le nouveau projet un peu fou du studio. Oui, car ce projet a pour pitch les aventures exotiques d’un veuf retraité de 78 ans. Ce qui aurait suscité une indifférence polie dans n’importe quel studio se voit crédité içi d’un budget de 200 millions de $. Encore faut-il savoir émerveillé le spectateur tout en lui donnant une bonne dose d’émotions diverses. Le studio livrera içi son meilleur film, un chef d’oeuvre ultime alliant perfection technique, ingéniosité du scénario et décharges d’émotions pures.

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« X-Men : First Class » d’Henry Jackman : le retour des super-héros.

Si dans les années 2000 le film de super-héros est devenu une habitude, il a souvent eu droit à un traitement musical assez peu à la hauteur si ce n’est sur la franchise « Spider-Man » (avec Danny Elfman à la baguette), le 1er épisode de la saga « X-Men » (par Michael Kamen) et sur la saga « The Dark Knight ». Le reste du temps, la musique était une simple illustration de combats blindé d’effets numériques et souvent dépourvu d’âme, notemment à cause de scores trop plats ou convenus. Henry Jackman est le 5ème compositeur à travailler sur la saga « X-Men » au cinéma (5 films à ce jour). Le film de Matthew Vaughn a valeur de test pour lui (après « Kick-Ass », il doit transformer l’essai avec un blockbuster) et pour une franchise moribonde (un 3ème épisode en dessous de tout et le spin-off sur Wolverine complètement raté). Pour la musique, il fait appel à un jeune compositeur anglais, qui a déjà pas mal travaillé pour les studios auprès de grands noms : Henry Jackman.

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« The fat of the land » by The Prodigy : le big big beat.

Genre fusionnant de multiples autres genres, essentiellement underground, le big beat est un courant anglais qui a engendré de nombreux groupes cultes dont The Prodigy. Après 2 albums très populaire en Angleterre et une réputation scénique qui va bien au-delà des frontières de la Perfide Albion, le groupe acquiert une reconnaissance mondiale et va marquer au fer rouge le genre et la décennie (avec The Chemical Brothers, l’autre poids lourd du genre) en 1997 avec « The fat of the land ».

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Hommage en musique au réalisateur Tony Scott.

Le 19 août dernier, le réalisateur Tony Scott se suicidait à l’âge de 69 ans, sans doute atteint d’une maladie grave. Peu apprécié des cinéphiles bobos qui ne voyait en lui qu’un simple faiseur d’images au style insupportable (bien que reconnaissable entre 1000 selon eux, ce qui en fait, de facto pour moi, un grand metteur en scène), ce cinéaste était cher à mon coeur et à celui de plusieurs cinéphages, à l’esprit plus ouvert, car il faut bien reconnaître que si ses films divisent, ils portent sa marque et certains sont de vrais bijoux du genre, des trésors de mise en scène et des champs d’expérimentation riche en trouvailles. Et puis il y a aussi quelques BO cultes dans le lot.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 4 : Le roi lion.

1994. Voilà désormais 8 ans que le studio Disney revit par la grâce de quelques réalisateurs de talent qui ont fait d’un studio au nom clinquant, mais sous respirateur artificiel, le mastodonte de l’animation mondiale. « Aladdin » avait passé la barre des 200 millions de $ au BO US, « La belle et la bête » avait décroché une nomination à l’Oscar du meilleur film mais il faut faire encore plus fort. Le studio prépare 2 films : l’un mineur et l’autre appelé à devenir un chef d’oeuvre absolu. Mais bon, ce sont des estimations de costards-cravates et le public va se charger de leur rappeler qu’il reste seul maître de ses goûts.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 3 : Aladdin.

Le studio Disney a signé son grand retour d’un point de vue artistique et côté finances, rien à dire. Et pourtant, il va encore aller plus haut. Le nouveau projet du studio est l’adaptation d’un conte arabe ayant pour héros un jeune voleur des rues nommé Aladdin qui va réveiller un super génie qui lui accordera 3 voeux. Le parolier Howard Ashman signait là sa dernière participation à un film Disney avant sa disparition en 1991 et la plupart de ses chansons ne nous sont pas parvenues car le script a subi d’important changement durant les 3 années de développement. Il sera remplacé par Tim Rice et la qualité continuera d’être au rendez-vous, toujours avec le fidèle Alan Menken à la baguette.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 2 : La Belle et la Bête.

La sortie de « La petite sirène » étant un triomphe, le studio est désormais relancé d’un point de vue artistique et financier. Le second duo créatif à l’oeuvre sera donc Kirk Wise et Gary Trousdale, qui arrivent sur un projet déjà bien avancé, l’adaptation d’un autre conte européen : « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Au départ assez noire, l’adaptation retrouve des couleurs avec l’arrivée sur le projet du duo gagnant Alan Menken-Howard Ashman, le compositeur et le parolier déjà à l’oeuvre sur le film précédent. Tout est prêt pour concocter un film qui marquera le petit monde de l’animation et qui replacera définitivement le studio sur le devant de la scène.

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BO’s des Disney de mon enfance. Part 1 : La petite sirène.

1985 : Disney sort « Taram et le chaudron magique », dessin animé ambitieux et sombre, trop pour le public qui boude le film et grève les finances du studio de l’oncle Walt, qui cherche un second souffle. L’année suivante, une nouvelle équipe menée par John Musker et Ron Clements livre « Basil, détective privé ». 1986, c’est aussi cette année que John Lasseter, un autre élève de CalArts (une école d’art fondée par Walt Disney et par laquelle sont passé Tim Burton, Henry Selick ou encore Brad Bird) fonde un petit studio d’animation baptisé Pixar. L’un comme l’autre seront à l’origine du redressement artistique (et financier) du studio, chacun à leur tour. 1989 : le duo Musker-Clements arrive avec « La petite sirène » et relance le studio Disney dans la course du divertissement pour petits et grands grâce à ce film qui combine ambitions artistiques, des personnages assez modernes et une bonne dose d’humour, le tout porté par une musique devenue incontournable dans son univers par la grâce d’un compositeur emblématique qui a fracassé des records et braqué les Oscars : Alan Menken.

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Bo de « Le dernier des Mohicans » : le lyrisme épique (presque) à son plus haut.

Si le film de Michael Mann présente un souffle épique aussi fort et une capacité inouïe à vous soulever les poils les bras, il le doit en grande partie au score de Trevor Jones qui signe un thème principal tout simplement sublime, depuis pourri par son utilisation abusive au sein d’un show télé bien nase (et qui a heureusement disparu), mais qui reste, dans le contexte du film, une réussite totale. L’accouchement de la BO et du film ont en outre été douloureux et Randy Edelman est venu prêté main forte à la baguette. Car oui, la BO de « Le dernier des Mohicans », aussi belle soit-elle, est une oeuvre amputée, tout comme le film.

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« Iowa » de Slipknot : planquez mamie, Satan is back !

Les 9 masqués de Des Moines (Iowa) s’étaient fait remarqué en 1999 avec leur 1er « vrai » album (qui faisait suite au maxi de 5 titres sortit en 1998) qui imposait leur style ultra-agressif, une rythmique démentielle et un visuel volontairement perturbant (masques, combis de condamnés à mort). En 2001, c’est le choc « Iowa ». Encore plus agressif, plus rythmé, plus monstrueux, avec une évolution musicale prégnante et des textes plus solides. Accrochez-vous bien car c’est parti pour un trip d’enfer !

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BO de « 1492, Christophe Colomb » de Vangelis : le mix de tout.

Sortit il y a tout juste 20 ans (le 9 ocotbre 1992 en sortie quasi-mondiale) le film « 1492, Christophe Colomb » de Ridley Scott fêtait le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique par le navigateur gênois (oui, parce que le viking Eric Le Rouge l’avait fait 2 siècles avant lui mais comme il était pas aller le clamé tout fort sur CNN et Bloomberg, personne s’en souvient), mais il marquait aussi les retrouvailles du réalisateur avec celui qui avait composé la musique de son « Blade Runner » en 1982. Il a donc la lourde tâche d’illustrer musicalement ce film qui sera un bide cosmique à sa sortie. Au contraire de sa BO qui deviendra un classique dont la qualité surpasse celle du film.

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« Louise Attaque » de Louise Attaque : le rock de la scène.

Avant de prendre son nom définitif, le groupe crée par Gaëtan Roussel (chant et guitare) et Robin Feix (basse) s’appelait Caravage. Quand il est complété par un batteur (Alexandre Margraff) et un violoniste (Arnaud Samuel)… Pardon un quoi ? Oui, un violoniste. L’apport de cet instrument, et bien c’est une petite sonorité bretonne qui rappelle parfois le groupe Tri Yann. Toutefois, le groupe n’a pas de label et pour se faire connaître, il va écumer toutes les salles de concert possible avant d’édité son 1er album en 1997, après plus de 2 ans de tournées. Cette expérience de la scène va permettre au quatuor parisien de peaufiner tous les titres du disque et d’atteindre une espèce de perfection sur chacun. Le public répondra présent et le groupe battra quantité de records.

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BO de « Charlie’s angels 2 : les anges se déchaînent » : du fun et pis c’est tout 2 !!

Le 1er film avait posé des bases de divertissement assez haute, le 2nd volet les a repoussé : too much, plus drôle, plus délire, plus invraisemblable et plus sexy, McG n’a pas contenté les fans mais il a offert du fun en barre à grand spectacle et ma foi, ça m’a suffit. La BO, comme pour le précédent volet, est un mix de diverses influences, moins bidon de lessive que le 1er opus, moins classique mais toujours aussi entraînant. le track listing est d’ailleurs plus diversifié et malheureusement, bien incomplèt par rapport au film. Mais direction un monde merveilleux où il fait beau, les filles sont belles et où les mecs se font botter le cul avec le sourire.

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BO de « Charlie’s Angels » : du fun et pis c’est tout !

La vague des adaptation 70’s a déboulé à la fin des années 90 et s’est poursuivit durant le début des années 2000 (avant de finir d’exploiter le filon et de passer aux séries des 80’s) Celui de « Charlie et ses drôles de dames » débarque à la fin de l’année 2000 avec un trio d’actrices sexy et derrière la caméra, un mec venu du clip, le sympathique McG. La BO qui accompagne le film (sortit 10 jours) se révèle assez hétéroclite, cumulant vieux tubes, morceaux écrit pour le film par des groupes réputés et quelques perles oubliées. Une BO de blockbuster hollywoodien en somme.

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« Johnny B Goode » de Chuck Berry : ça c’est du rock !

Bill Haley avait lancé un genre avec « Rock around the clock », genre qui s’épanouira avec le plus célèbre des rockers : Elvis Presley. Si le rock demeure un genre essentiellement trusté par les blancs, il ne faut pas oublier qu’il tire ses racines du blues, musique essentiellement « noire ». Il est donc logique que certains afro-américains aient laissés leur empreinte sur ce genre musical, la musique n’ayant de toute façon pas de couleur, et Chuck Berry est assurément un sacré rocker. Il s’était fait connaître très largement avec « Maybellene » en 1955 mais c’est ce titre qui lui permet de passer à la postérité, notemment appuyé par une scène mythique d’un des films les plus populaire de tous les temps.

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BO de « Predator » d’Alan Silvestri : quand E.T fighte Rocky !

Si le DVD (et le blu-ray) de « Predator » s’arrachent, il y a une chose que les fans s’arrachent encore plus, c’est la BO de « Predator ». Régulièrement éditée, très vite épuisée, elle demeure une des préférée des geeks du monde entier. Le film tout d’abord est le meilleur survival de l’histoire (avec « Delivrance » de John Boorman, les red-necks sodomites ayant été remplacé içi par un extra-terrestre belliqueux) et il a imposé son réalisateur, John McTiernan, comme l’un des meilleurs à Hollywood. Il a conforté le statut d’action-star de Arnold Schwarzenegger et le Predator est devenu une des icône les plus mythique de la pop culture. Mais la musique d’Alan Silvestri participe elle aussi grandement à cette réussite. Déjà auteur de celle de « Retour vers le futur » (et puis de celle de « Delta Force », composée sur son synthé un samedi matin à n’en pas douter), il doit sa participation au film au désistement d’une légende du genre : Jerry Goldsmith. Silvestri perpétuera son style en y ajoutant des sonorités tribales du plus bel effet, donnant ainsi au belliqueux extra-terrestre toute sa dimension épique.

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Pour l’amour de la musique : Jeff Buckley & « Grace ».

S’il y a bien une règle immuable pour un jeune artiste qui veut passer à la postérité, c’est de faire peu de choses et de mourir jeune, si possible dans des conditions tragiques. Jurisprudence James Dean. Des compliments pleuvent de toute part, votre nombre de fans se multiplient par 100, vous devenez la référence de toute une génération et votre nom est cité comme influence par des gens qui ne vous ont jamais vus de votre vivant. Bon, il faut honnête, cela ne marche que si vous avez quand même beaucoup de talent et que l’on regrette de ne pas en avoir profiter plus longtemps. Et comme une idole de ce genre ne vieillit pas, ça n’a pas le temps de devenir un vieux con (jurisprudence Jacques Séguela). Jeff Buckley est pour l’éternité un de ses artistes partit trop tôt.

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BO de « Bienvenue à Gattaca » de Michael Nyman : de la pureté du violon.

Le compositeur anglais Michael Nyman est assez connu des plus pointu des cinéphiles pour ses compositions pour les films de Peter Greenaway et surtout pour celle de « La leçon de piano ». A vrai dire, il fait très peu de BO à peine une vingtaine depuis 1982), se consacrant plus aux opéras et autres livrets. En 1997, le scénariste Andrew Niccol le contacte pour assurer celle de son 1er film en temps que réalisateur : « Bienvenue à Gattaca ». Le cinéaste anglais profite de l’occasion qui lui est donné pour offrir aux oreilles des spectateurs une musique absolument sublime qui accompagne parfaitement le film, à l’univers clinique, oppressant et fascinant. Comme les notes de Nyman.

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« The Black Album » de Metallica : 20 ans après.

Ce week-end (le 12 mai), le groupe américain Metallica a rempli le Stade de France pour fêter les 20 de leur album le plus vendu au monde (21 en vrai puisqu’il est sortit en 1991). Renommé « Black Album » par les fans (il s’appelle tout simplement « Metallica » en vrai puisqu’aucun titre n’est noté sur la pochette, magnifique par ailleurs), le disque divise la fan-base du groupe : les purs et durs diront que c’est à cette époque que le groupe a pris son virage commercial, les autres trouvent que c’est un aboutissement tout autant qu’un virage artistique. Et chacun a un peu raison.

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« You really got me » de The Kinks : les frémissements du hard rock.

A quoi tient une légende ? Parmi la multitude de groupe anglais voulant faire du rock au début des années 60, il y a donc ce combo composé de 2 frères (un au chant, l’autre à la guitare) appuyée par un bassiste et un batteur et qui répond au nom de The Ravens. Ils sont finalement signé en 1964 par un petit label, Pye Records qui va sortir leur 1er single, une reprise de « Long tall Sally » de Little Richards… qui ne rencontrera aucun succès. Le 2ème single subira le même sort et les dirigeants du label pensent à couper le contrat avec The Ravens (depuis rebaptisé The Kinks). Le groupe cherche son style, un style dur, rageux, sale a contrario d’une production propre et au son très pur. De rage, le guitariste Dave Davies lacère son ampli et enregistre dans la foulée le riff d’intro de « You really got me ». Le son est désaturé, sale, pénétrant. The Kinks a trouvé son style puis le succès (n°1 en UK, n°7 aux USA). La légende marche en avant vers 10 ans de triomphe. Grâce à une lame de rasoir.

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BO de « Gangs of New York » : parce qu’il n’y pas que la musique classique pour illustrer un film d’époque.

C’est vrai que quand on pense film épique (ou épopée historique), on a plus en tête les sublimes mélodies de Maurice Jarre, Miklos Rosza, Michel Legrand, John Williams etc… Et si Martin Scorsese est un cinéphile absolu, il est aussi un féru de musique et son style s’accomode mal du classique (surtout depuis la disparition de Bernard Herrmann). Il puise donc dans ses propres collections et s’adjoint les services de Robbie Robertson en tant que consultant musical pour faire quelques unes de ses BO. Et pour « Gangs of New York », qui inaugure son retour au 1er plan après des 90’s traversée en fantôme, il s’associe avec Howard Shore et collecte quelques chants traditionnels irlandais, les couplant avec quelques pépites dénichées on ne sait où pour un résultat à l’image de l’Amérique et de son film : brutal, métissé et flamboyant.

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« Raw power » de The Stooges : le hurlement de l’Iguane.

Après 2 albums et et des tournées mythiques, le groupe The Stooges était en pleine déliquescence à cause des multiples abus de ses membres. Virés par leur maison de disques, le combo était donné pour mort. Iggy Pop rencontra David Bowie (aka Ziggy Stardust à l’époque) en 1971 et ce dernier l’emmena, lui et le guitariste James Williamson à Londres pour trouver de nouveaux musiciens. Déçu par les multiples candidats, Pop décida de rappeler les frères Asheton : Ron glissa à la basse quand Scott retrouva ses baguettes. A 4, sous la surveillance de Bowie, le groupe se relance et change de nom : Iggy & The Stooges. Le nom change mais le son évolue. Vers quelque chose de plus brutal. Vraiment brutal.

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BO de « Les seigneurs de Dogtown » : l’époque bénie du rock.

Le film « Les seigneurs de Dogtown » de Catherine Hardwicke, sortit en 2005, retrace l’odyssée des Z-Boys, surfers californiens (pléonasme) qui ont révolutionné la pratique du skate-board (ils en faisaient comme on fait du surf en fait). Produit par David Fincher (qui, à la base, devait le réaliser), le film est un biopic intéressant qui dresse le portrait d’une génération dorée mais qui s’est perdue dans les méandres d’un système qui broie ses idoles et qui exploite tout ce qui marche auprès de la jeunesse, quitte à n’y rien comprendre. Pour la BO, la réalisatrice texane choisit du rock 70’s d’époque (encore heureux que les Z-Boys n’aient pas officiés au milieu des 80’s sinon…). Et c’est du lourd !

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Story of The Who. Part 4

L’héritage du groupe est en effet colossal. Quand ils débutent, ils s’inspirent du rythm and blues américain (avec quelques sonorités jazzy) et durcissent le son du rock. Ils seront récupérés par les mods mais le groupe s’éloignera presque aussitôt du mouvement. On retrouve The Who dans l’ADN du punk, du hard metal et du rock des 70’s et de nombreux groupes (Deep Purple, Pink Floyd, AC/DC, Metallica, Led Zeppelin, The Stooges, Queen, Europe et j’en passe) en sont les descendants directs. Leur jeu scénique d’abord a révolutionné les codes en vigueur et de nombreux mouvements, styles vestimentaires, rituels ou excès sont depuis devenus une partie intégrante du genre. Ensuite, il y a la diversité musicale qui cloue sur place bon nombre de contemporains du groupe mais aussi de groupes actuels.

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Story of The Who. Part 3

Le déclin du groupe commence donc peu après la sortie de « Quadrophenia ». Townshend est frustré et se venge sur la matériel (en coulisses) et la tournée se poursuit mais l’album dans sa totalité ne sera jamais joué après ça. L’autre souçi, c’est Keith Moon. Quand en 1973, on lui propose de prendre une nouvelle drogue en vogue, ce frappadingue prend une double dose (par pur fanfaronnade) et s’écroule au milieu du concert. Townshend n’appréciera que modérément et les 2 jours que la batteur passera immobile et muet seront un enfer à cause des sarcasmes du guitariste. Le groupe sort « The Who by numbers », un album qui reprend toutes les vieilles ficelles du groupe (les synthés sont de plus en plus présents) et seuls quelques titres nous rappellent les standards passés. Le public suit toujours mais la critique un peu moins. Les concerts sont moins fréquents car le groupe travaille sur l’adaptation cinéma de « Tommy » mais le groupe garde une grosse cote d’amour.

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Story of The Who. Part 2

La scène, c’est le lieu d’expression dans lequel le groupe se révèle le plus car le rock est avant tout vivant. Là où les autres groupes sont plus destroy en coulisses que sur scène, The Who fait les 2. En Angleterre, leur réputation n’est plus à faire, surtout dans un pays réputé pour ses règles de bienséances (ce qui contre-balance, et explique sans doute aussi, les nombreux artistes contestataires que le Royaume a engendré). Parmi les nombreuses prestations scéniques, on pourra retenir celle de Monterrey et le fameux duel de guitaristes entre Pete Townshend et Jimi Hendrix, qui est avant tout une histoire d’égo : le sort décida du groupe qui devait passer en 1er et il désigna le quatuor londonnien. Hendrix lança alors à Townshend « Je vais tout envoyer ». alors l’anglais décida que lui aussi, il allait donner le maximum. Une nouvelle preuve de l’arrogance et du fort caractère britannique. Ils furent aussi de la partie à Woodstock et rassemblèrent (avec Miles Davis, Hendrix et d’autres) 600 000 personnes sur l’île de Wight en 1969 et 1970.

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Story of The Who. Part 1

Tweet Le rock en Angleterre, de ce côté-ci de la Manche (mais aussi de l’Atlantique), c’est les Beatles et les Rolling Stones. Mais le rock anglais, c’est aussi The Kinks, The Animals et donc The Who. Comme souvent, tout commence au collège avec la rencontre entre 2 musiciens soit içi John Entwistle (basse) et Pete…

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« Tron : L’héritage » par Daft Punk : l’évidence d’une rencontre.

En effet, l’annonce de la collaboration entre le célèbre duo électro parisien et l’univers techno-futuriste de la suite du film culte de Steven Liesberger a réjoui les fans de musique et de cinéma. Et fait naître énormément de fantasmes. Cette BO, bien que particulièrement jouissive par moments, m’a de prime abord un peu déçu. Et pour tout dire, je ne suis pas un fan absolu du groupe contrairement à l’ensemble de la critique musicale vu tous les avis favorables que ce bel objet a reçu.

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« The golden age of grotesque » de Marilyn Manson : bienvenue dans le cabaret du Diable.

Après avoir achevé sa trilogie sur l’Antichrist avec fureur mais également sans convaincre les fans, Marilyn Manson fait une petite pause. Durant cette dernière, il vire le fidèle Twiggy Ramirez (remplacé par Tim Sköld) et signe la BO du « Resident Evil » de Paul W.S. Anderson. Son nouvel album paraît donc le 13 mai 2003, et pour cela, il s’est inspiré de différents courants : le grotesque, l’art dégénéré, Oscar Wilde, Peter Pan et l’expressionnisme allemand des années 20-30. Bref, il nous a fait du Manson tout craché. Mais il a aussi fait son meilleur album depuis « Antechrist Superstar ».

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Mezmerize/Hypnotize : le diptyque énervé de System of a Down. Part 2

Voilà le 2nd volet du diptyque du groupe américain System of a Down : « Hypnotize ». Il sort 6 mois après « Mezmerize », le 22 novembre 2005 et il est précédé du single « Hypnotize » (sortit lui le 14 novembre). Mais l’album s’ouvre avec une piste toute autre : « Attack ». Et là, on est directement dans un style ultra-pêchu avec une intro trépidante. Le couplet calme le jeu ensuite mais c’est pour mieux repartir avec un pont speed et un refrain frénétique. La guitare se la donne à fond, la batterie et la basse suivent le rythme comme ils peuvent et le flow de Serj Tankian assure toujours, sans parler des lyrics enflammés. La chanson se conclue sur un riff de marteau et un ultime refrain monstrueux. Le ton est donné, place à « Dreaming ». Là, on retrouve un morceau plus dans la veine du 1er album. Alternant rythmique de fou furieux et plages calmes, voilà une piste agréable, qui symbolise parfaitement le style du groupe, inclassable et aux influences diverses et variées. Puis arrive laa délicate intro de « Kill rock’n’roll » qui était le 3ème single de l’album. Là encore, on est dans du pur SoaD, énergique, expéditif et au rythme saccadé tout en étant musicalement très riche. On enchaîne avec « Hypnotize » avec là encore une intro très douce sauf qu’içi, il y a une petite montée de rythme qui nous annonce du neuf. Le chant s’installe soutenu par une bonne rythmique et le duo de voix fonctionne là encore très bien. Les lyrics sont toujours aussi mortels et la diversité des mélodies contentent nos oreilles. Que ça fait du bien d’entendre du metal de cette qualité !

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Mezmerize/Hypnotize : le diptyique énervé de System of a Down. Part 1

En 2001, l’album « Toxicity » révèle au monde le groupe (12 millions de disques vendus dans le monde). Chose assez banale dans le business, leur maison de disques leur demande de sortir très vite un autre album pour éviter qu’on les oublie. Ils s’exécuteront mais à leur manière. Compilation de pistes rejetées sur leur 2 précédents albums (et légèrement retravaillés pour l’occasion), design original et sommaire (genre disque gravé) et titre provocateur : « Steal this album ». En 2003, ils arrêtent les tournées mondiales et planchent sur leur nouvel opus. Ce sera un diptyque avec sortie en 2 temps et qui va marquer une étape importante : résumé de leur carrière, explorations de nouveaux sons et engagement politique toujours plus fort contre le gouvernement (ce qui peut sembler démago vu d’içi mais courageux vu l’époque et le contexte, avec un président Bush alors très populaire). Place à la musique !

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« Pursuit » de Stuck in the sound : et le rock français renaît…

Depuis 2006, le combo parisien Stuck in the sound s’est taillé une solide réputation ainsi qu’une fan-base importante et fidèle. Dans une récente ITW, Izia confiait que le groupe comptait parmi ses amis et que même si leurs univers sonores étaient assez éloignés, elle aimait beaucoup leurs chansons. « Pursuit » est donc le 3ème album studio des parisiens et l’on parle d’album charnière, celui de la maturité. Leur style s’affirme et la voix du frontman José Reis Fontano y prend une nouvelle ampleur. Attachez vos ceintures !

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« Immigrant song » remixé par Trent Reznor : sombre et glauque.

Après avoir décroché un Oscar pour sa formidable BO du film « The social network » de David Fincher, c’est tout naturellement que ce dernier a poursuivi sa collaboration avec le duo Reznor/Ross pour son film suivant, la nouvelle adaptation du roman « Millénium – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » (rappelons aussi que Fincher avait utilisé un titre de NIN pour le générique d’ouverture de « Seven »). Une ambiance plus propice à l’épanouissement de l’univers musical du binôme donc. Alors que les fans de la saga et du réalisateur trépignent d’impatience, le teaser débarque enfin accompagné d’une affiche des plus osée. Et pour accompagner les images du film, on a droit à une reprise du mythique « Immigrant song » de Led Zeppelin (dit aussi générique de « 50 min inside » pour les incultes. Au secours !). La toile s’enflamme, la chanson déboîte et la BA tourne en boucle sur mon PC. Vivement 2012 !

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BO de « Scott Pilgrim vs the world » : le son du geek !

Mal distribué et vendu l’hiver dernier en France, voiçi sans nul doute le meilleur film de geek faits ces dernières années. Un film sur des geeks, fait par un vrai geek (l’excellent réal Edgar Wright s’en charge) et pour des geeks. Bon, du coup, ça sectarise un peu mais au moins, ça donne un film inventif, plein de punch, rafraichissant et qui procure un plaisir continu longtemps après sa vision. Et bien sûr, pour un film pareil, il faut une BO bien foutue. En prenant Beck pour s’occuper de la partition originale, déjà, ça partait bien. Mais le tout s’efface derrière la qualité du track-list.

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« OK computer » de Radiohead : la musique… et rien d’autre.

Le quintet anglais aime expérimenter des sons nouveaux mais pas que. Au sortir d’une tournée mondiale épuisante, ils décident de faire une pause et de partir enregistrer leur prochain album dans des conditions particulières qui rebuteraient n’importe quel candidat de Koh Lanta : au fin fond de la campagne anglaise, sans eau courante, avec des sanitaires sauvages et pour se nourrir, il faut descendre au village. Et vu le résultat, on se dit que de nombreux groupes médiocres feraient bien de quitter leurs studios climatisés au prix de location exorbitant afin d’offrir des albums décents. Mais sur ce, place à l’un des chefs d’oeuvre des 90’s.

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« Locomotive breath » de Jethro Tull : flûte traversière et rock, ben ça l’fait !

Pendant les soirées de réveillons, on entend de bien drôles de trucs et parfois, malgré les vapeurs éthérées, un son, venant des enceintes d’une chaîne fatiguée de tourner depuis des heures, vous parvient malgré le bruit de 12 coups de minuit. Et là, tout de suite, vous vous dites : « Putain, c’est quoi cette chanson ? J’adore ». Et votre corps se déhanche frénétiquement sur cette chanson que vous ne connaissiez pas 18 secondes avant. Place à la folie de Jethro Tull.

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« La tête en arrière » de Luke : la relève, la vraie.

Entre les boutonneux de Kyo et les dandys BB Brunes, il y a un groupe de rock français qui aura incarné, aux oreilles du grand public, la relève du rock français. Noir déz en sommeil, les Kyo enfin démasqués et prestement dégagés (qui dit rock dit guitare et pas chanson mielleuse pour gamines de 12 ans), les artistes pop qui commencent à se revendiquer rock parce qu’ils mettent des guitares dans leurs tubes et que c’est le genre à la mode, un groupe français va émerger. Après un 1er album passé inaperçu, le groupe change de line-up et se reforme autour de Thomas Boulard (le chanteur, qui prendra aussi en charge les guitares) et de Cyril Guillaneuf au piano. Leur 1er single, « La sentinelle », débarque début 2004 et il va directement les propulser au sommet.

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« Inception » d’Hans Zimmer : quand Piaf s’incruste dans un blockbuster.

Visiblement satisfait de leur collaboration sur la saga « Batman » nouvelle génération (en binôme avec James Newton Howard), Christopher Nolan fait appel à Hans Zimmer pour composer la bande son de son film de SF « Inception ». Il va faire de la musique du film une composante essentielle, s’impliquant jusqu’à produire cette dernière.

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« I put a spell on you » de Screamin’ Jay Hawkins : l’amour sorcier.

En 1956, Screamin’ Jay Hawkins est un jeune espoir du rythm’n’blues qui a déjà sortit 3 disques au succès assez confidentiel. Quand il rentre dans un studio new-yorkais loué par le producteur Arnold Maxin de la Columbia, c’est pour enregistrer une ballade. Quelques bouteilles plus tard, c’est un morceau brute d’énergie qui deviendra un standard du rock, un morceau d’anthologie qui a connu de très nombreuses reprises.

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« Mezzanine » de Massive Attack : la BO de votre télé.

Quand paraît l’album « Mezzanine » en 1998, 3ème effort studio du groupe Massive Attack, le trio de Bristol est déjà une référence dans son domaine, le trip-hop, dans son pays, l’Angleterre, et très populaire dnas le monde. D’abord orienté vers la soul et le hip-hop, certains membres du groupe veulent explorer d’autres styles musicaux quand d’autres préfèrent éviter le mélange des genres. Cet affrontement artistique violent accouchera d’un sommet musical d’une perfection bluffante et d’une noirceur rare.

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« Antichrist Superstar » de Marilyn Manson : l’oeuvre démentielle d’un mégalo unique.

En 1995, le monde découvre un artiste métal au look étrange qui reprend à son compte un tube des 80’s : « Sweet dreams » mais en lui donnant une dimension politique inattendue, le tout dans une ambiance assez malsaine. Produit par le génie Trent Reznor, ce garçon déguinguandé c’est Marilyn Manson, frontman d’un groupe qui porte son nom (enfin, son pseudo, il s’appelle Brian Warner dans le civil) et qui impose son concept : dresser un portrait au vitriol de l’Amérique tout en cultivant une image provocante et vulgaire prompte à choquer le puritain moyen et fédérer les ados. Avec ce 3ème album, il veut créer un truc unique, jamais entendu dans le genre. Ce sera donc un opéra-rock s’inspirant de Nietzsche, qui dressera le portrait d’un homme qui va muter pour devenir la réincarnation du Diable et détruire l’humanité. Ambitieux. Le résultat constitue une pièce maîtresse de l’histoire de la musique.

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« So much trouble » d’Izia : la french rockeuse is back !

Son 1er album avait cartonné aussi bien auprès du public, de la critique et de la profession qui avait adoubé la fille de Jacques Higelin aux Victoires de la Musique. Intelligemment, au lieu d’enchaîner direct avec un 2ème album pour éviter qu’on l’oublie, elle a pris son temps pour digérer ce succès fulgurant et elle est revenue avec une nouvelle galette, fruit d’un long et dur labeur. La qualité de l’ensemble valide cette stratégie.

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La BO de « Starship troopers » de Basil Poledouris : l’ultime chef d’oeuvre du maestro.

La collaboration entre le réalisateur Paul Verhoeven et le compositeur Basil Poledouris a commencé en 1985 sur le film « La chair et le sang » et les 2 compères se sont retrouvés sur « RoboCop » avant de travailler une ultime fois sur « Starship troopers » en 1997. C’est dans ce film de SF que Poledouris donnera sa pleine mesure, offrant au film démentiel de Verhoeven un écho puissant, ample et brillant. Le genre du space opéra est peu fréquenté et il nécessite une composition musicale que seul une poignée de compositeurs peuvent atteindre (John Williams et Jerry Goldsmith étant de ceux-là, rejoint sur le podium par Poledouris). Jamais égalé depuis,

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« Drive » de Cliff Martinez : la BO brut de décoffrage !

Si le film « Drive » cartonne autant en salle, ce n’est pas seulement grâce à sa réalisation purement géniale, ou au charisme de Ryan Gosling ou bien encore son script basique mais efficace, c’est un ensemble de choses et la BO envoûtante que l’on doit à Cliff Martinez, habituel collaborateur de Steven Soderbergh (8 collaborations), et qui nous colle au siège par la grâce de ses beats, en est une partie intégrante. Le précédent film de Nicolas Winding Refn utilisait des guitares électriques dans un film de vikings pour un résultat bluffant et là encore, il surprend en utilisant de l’électro dans un monde de grosses caisses plutôt fréquenté par des rouleurs de mécaniques issu du hip-hop (type « Fast and furious »). Il en résulte une BO indispensable, qui certes n’égale pas la puissance des images du film mais qui prolonge l’expérience avec délice.

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« L’étrange noël de Monsieur Jack » de Danny Elfman : la BO d’Halloween.

A la base, il y a un poème du réalisateur Tim Burton qui a donné lieu à une adaptation sur grand écran par Henry Selick en 1993. Mais pour faire une comédie musicale, l’un des acteurs majeurs reste bien sûr le compositeur. Et c’est un fidèle de Tim Burton qui va s’en charger en la personne du compositeur Danny Elfman. Ce dernier compose les chansons, en écrit les paroles mais se charge aussi de l’interprétation de ses propres chansons car l’acteur qui double Jack dans le film ne chante pas assez bien (de son propre aveu). Ce maître de la musique gothique grand public vient de trouver là son plus beau terrain de jeu et il va en profiter.

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« Freak on a leash » de Korn : du jamais entendu !

Korn restera comme l’un des groupes majeurs d’un genre qu’il a lui-même popularisé : le nu-metal, genre mixant des sons très lourds avec des influences hip-hop. Le groupe californien est déjà très populaire dans le monde et ses 2 albums précédents se sont très bien vendus mais l’enchaînement de ces derniers les ont épuisés, à cause des tournées mondiales qui vont avec. Après un gros break de 18 mois et une composition de l’album appliquée, ils sortent leur 1er single à la fin de l’année 1998. « Freak on a leash » débarque aux USA le 5 février 1999 et il va tout de suite cassé la baraque.

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« Take a look around » de Limp Bizkit : un thème mythique revisité version bad boy.

Tom Cruise est frustré. Citoyen américain, il ne pourra jamais jouer James Bond. Alors il demande à ce que soit crée un espion sans peur et sans reproche : ce sera Ethan Hunt et il deviendra le héros d’une saga cinématographique vaguement adaptée d’une série TV des 60’s, j’ai nommé « Mission : Impossible ». Et, à la manière de la saga « Alien », chaque épisode sera dirigé par un réalisateur différent qui apportera son propre univers. Après le cérebral avec Brian DePalma, place au bourrinage et aux ralentis 120 images/seconde avec John Woo. Et comme Danny Elfman cède sa place à Hans Zimmer à la musique, le thème phare subit lui aussi un lifting avec le groupe de nu-métal Limp Bizkit.

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« Smash » de The Offspring : dans ta face !!

1994, c’est d’abord un choc. Non, ce n’est pas le tir au but raté de Roberto Baggio en finale de coupe du monde qui sacre le Brésil pour la 4ème fois, vous vous êtes gouré de blog. Non, c’est la disparition de Kurt Cobain, le leader de Nirvana (et dont « Nevermind » fête son 20ème anniversaire ce mois-ci). Alors que le grunge voit partir sa figure la plus iconique, le punk-rock californien rebondit grâce à un groupe qui avait déjà provoqué une mini-secousse avec « Ignition » en 1992 : il s’agit de The Offspring et leur 3ème galette sonne comme un des standards du genre.

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« Le chant des sirènes » d’Orelsan.

Orelsan s’était attiré les faveurs de la critique avec son 1er titre « Changement » issu du très drôle « Perdu d’avance ». Mais bon, aucun rappeur ne devant être fréquentable, on a déterré une chanson même pas présente sur l’album et jamais joué en live : « Sale pute ». Boudé par les festivals, incompris, le succès relatif du disque (sur le label indé 3ème bureau) le pousse vers une sorte de déprime. Il se remet en question, bosse comme un dingue et accouche finalement de « Le chant des sirènes ». Et il remet les choses dans l’ordre tout en confirmant son talent.

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« Rage against the Machine » : le cri du peuple !

Tweet Il y a quelques jours, une vidéo est apparue sur le net montrant le tout jeune groupe Rage against the Machine jouant son 1er concert à Northridge en Californie. On peut découvrir quelques titres inédits (leurs 1ères compos) mais aussi les grands classiques apparaissant sur l’album éponyme paru en octobre 1992, 6 mois après…

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« Toxicity » de System of a down : le retour du metal engagé.

Dans les années 90, les enfants terrible de Rage Against The Machine ont mené une lutte sans merci pour la liberté d’expression et contre le gouvernement US mais au début des années 2000, la relève se fait attendre. Il y a bien Marilyn Manson dont le répertoire compte quelques brûlots mais son cirque visuel et des provocs puérils nuisent à l’ensemble. Le 1er album du quatuor americano-arménien sortit en 1998 avait déjà fait son petit effet mais sans aucune portée mondiale. Quand « Toxicity » débarque dans les charts en 2001, la donne change enfin.

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